Les résultats de l’enquête « Moineaux à Paris » Depuis que les ornithologues londoniens ont réalisé que les effectifs de leurs moineaux s’effondraient spectaculairement ( le célèbre décompte des Moineaux de Kensington Gardens qui trouvait environ 2500 moineaux en 1920 , n’en trouvait plus que 8 en 2000 ! ) tout le monde s’est mis à regarder les siens : Berlin a répondu « Chez moi, tout va bien ! » mais Hambourg, Prague , Amsterdam ont dit « Chez nous , c’est aussi une grave chute ! ». Paris avait l’image chez les ornithologues anglais d’une ville riche en moineaux….faut dire qu’en 5 jours de balades à pied dans le centre de Londres en février 2007, je n’avais trouvé qu’une bande de 7 oiseaux ! A Paris, on en voit incomparablement plus, évidemment ! Mais est-ce que cela ne masquerait pas quand même le début d’un déclin ? 
Pour en avoir le cœur net, le Corif et la LPO ont décidé de démarrer en 2003 une enquête qui permettrait d’avoir une réponse précise…. Le principe est le comptage par point : on tire au sort des points dans Paris, un observateur reste 10 mn et compte les moineaux qu’il voit et il refait le même point chaque année…. Comme 150 points environ ont été suivis, nous avons une idée de la densité relative de l’espèce (mais pas des effectifs absolus !) et de l’évolution , globale et par quartier. Le travail statistique et cartographique a été effectué par Romain Julliard et Frédéric Jiguet du Muséum National d’Histoire Naturelle. And the result is....... -> il y a une très nette différence entre les quartiers de la périphérie Nord et Est et ceux de l’Ouest : il y a une corrélation très nette entre moineaux et prix du mètre carré , plus c’est cher et moins il y a de moineaux. -> sur 18 des 20 arrondissements, les effectifs sont stables (hausse non significative de 0,2%) 
>-> deux arrondissements montrent une baisse très nette (et significative….) : le 11ème (-92% !) et le 15ème (-74%). Des explications ? -> le lien avec le prix du mètre carré est un résultat déjà connu en Grande-Bretagne : il semble qu’on peut expliquer cela par l’obsession de la propreté et de la netteté des quartiers chics, pas de miettes par terre , pas d’herbes folles (et donc pas d’insectes) au pied des arbres ou entre les dalles du parking, pas de trous dans les façades…donc pas de nourriture pour les adultes ni pour les jeunes (qui sont insectivores) et pas de sites de nidification…..J’ai déjà traité ce problème sur mon blog (cliquez pour le lire) 
-> pourquoi cette chute dans 2 arrondissements ? On est dans un brouillard quasi complet…. Une piste : le 11ème est un quartier devenu très branché, ses anciennes usines ont été transformées en loft, en refaisant tous les joints, en nettoyant les cours, en mettant plein d’insecticide pour garder les si jolies roses du parterre qu’on a installé dans le mignon jardinet….. Et pour le 15ème ?….est-ce que l’explication fonctionne aussi ? L’avenir….. Evidemment, on continue l’enquête ! Cinq ans , cela ne donne qu’une idée un peu courte….. Il va falloir suivre plus précisément ces 2 arrondissements…mais aussi les autres pour savoir si ces 2 chutes vont rester des exceptions ou s’ils ne sont que les signes avant-coureurs d’un effondrement général à Paris ….. |
22-07-2009, 17:44:26
Bonjour,
j'habite aussi le 14ème - Quartier Plantes/Alésia. Je vois principalement des moineaux dans le square Chanoine Violet, assez fréquenté. Par contre, il y a, distant de ce dernier d'une centaine de mètres un autre square où ils sont quasi inexistant, mais ce square est très, très peu fréquenté. De rares fois, j'ai eu un moineau sur la rampe de mon balcon environné d'un peu de verdure aux alentours et situé hors rue. L'année dernière, pour la première fois en 20ans, j'ai vu une colonie d'étourneaux, toujours dans les parages de mon balcon. Ils sont restés plusieurs jours. Cette année, rien. On a détruit une grande vigne vierge en face de mon balcon où les merles picoraient en automne. C'est la deuxième que dans ces parages une végétation est détruite. Certains riverains sont en colère contre
les destructeurs de la nature. Mon environnent de balcon a perdu beaucoup de charme et de merles... C'est triste.
Je vois parfois des corneilles sur les trottoirs, assez rarement quand même. Aucune hirondelle ou martinet. Quand j'habitais le 13ème, ( je vis à Paris depuis 68ans), dans les années cinquante, les martinets abondaient, ainsi que les moineaux, dans le secteur Poterne des Peupliers, à la limite de Gentilly. Il y avait beaucoup d'insectes car le parc Kellermann, à demi sauvage, était à proximité.
Content d'avoir découvert ce site.
Avec mes encouragements, cordialement
Jean-Pierre
janchar@free.fr