11/12/2016

En remontant le canal de l'Ourcq

Pour me rendre hier à l'Assemblée générale du Corif au parc de la  Poudrerie (Sevran), j'avais décidé de rejoindre en métro le parc de la Bergère à Bobigny pour continuer à pied le long du canal de l'Ourcq. Le temps n'était pas terrible et les oiseaux étaient peu actifs. J'ai cependant fait quelques rencontres sympathiques...

Je tiens à préciser que les photos ont été prises au smartphone, ce qui explique leur qualité médiocre mais permet de souligner la faible distance de fuite des animaux illustrés!

La première surprise fut l'apparition d'une flottille de 11 Bernaches du Canada qui nageaient vigoureusement vers l'aval.

Bernche-recad-red.JPG

L'espèce n'est pas rare en région parisienne. En Seine-St-Denis, on y trouve des troupes qui vivent, en particulier au parc du Sausset et à la Courneuve en particulier et ces individus bougent dans la journée.

Un peu plus loin, ce fut un héron qui s'est laissé photographier sans problème.

Héron-recad2.JPG

Quand je pense que dans ma jeunesse, le héron était une espèce rare et craintive...

Héron-broyuillard.JPG

Le brouillard donne parfois un charme mélancolique aux paysages, même les plus urbanisés.

Ensuite ce sont des mammifères qui se sont montrés : des Ragondins, à ne pas confondre avec des Castors !

Ragondins1.JPG

Si on ne voit pas sa queue, qui est cylindrique et non aplatie, ses belles bacchantes blanches permettent de le reconnaître.

Ragondin red.JPG

Un peu plus loin, il y en avait un de taille respectable... et vraiment pas craintif !

En approchant de Sevran, je retrouve le lieu de nourrissage "sauvage" habituel...

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Une occasion de rappeler qu'on pourra essayer n'importe quoi pour limiter les pigeons ou les corneilles, tant qu'on les nourrira, rien ne sera efficace !

Enfin, l'écluse de Sevran m'a permis de revoir un spectacle que j'affectionne : la Poule d'eau funambule... C'est un endroit qui sert aussi de reposoir à des mouettes rieuses.

Ecluse-Sevran.JPG

J'en ai même vu une traverser l'extrémité du lac Daumesnil sur une enfilade de chaînes métalliques qui bloque l'accès aux barques.

En plus, j'ai pu noter des perruches, des cygnes, un tadorne casarca une bergeronnette des ruisseaux, quelques cormorans et à l'arrivée, le parc de la Poudrerie m'a permis de voir ou d'entendre les Pics vert, épeiche et mar, le Pigeon colombin et plein d'autres espèces...

Pour reprendre ma devise, "Pas besoin d'aller bien loin pour voir des oiseaux !"

08/10/2016

Quelques oiseaux urbains sardes...

Je reviens de 15 jours en Sardaigne, balade surtout à vélo mais aussi à pied dans les villes, en particulier la capitale Cagliari. Le but du voyage n'était pas uniquement ornitho, mais un ornitho ne débranche jamais ses oreilles, même pas en ville, et repère toujours, même involontairement,les oiseaux qui passent.

En fait j'ai ramené peu de photos d'oiseaux sardes et il faudra faire donc parfois un petit effort d'imagination pour les visualiser !

Corneille-mantelée_Cagliari.JPG

D'abord, le premier oiseau à s'être montré : la Corneille mantelée, variante locale de notre Corneille noire ( vu leurs répartitions respectives, il serait plus logique de dire que la Corneille noire est la variante occidentale de la Corneille mantelée...).

Corneille-mantelée_Cagliari2.JPG

Elle m'a semblé plus répandue à la campagne qu'en ville et je n'ai pas trouvé de grosses troupes dans les parcs comme à Paris. Elle n'en dispute pas moins leur nourriture aux pigeons de ville ( au passage, je n'ai pas vu de Pigeon ramier....).

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Un autre corvidé, bien que moins présent, n'est pas rare dans les diverses villes traversées : le Choucas des tours. Ce couple photographié à Cagliari était apparemment en pleine parade nuptiale... étonnant, non pour un mois d'octobre ? En tout cas celui que j'ai pris pour le mâle ( à G) s'approchait régulièrement de l'autre et lui a fait plusieurs fois des "grafouillous" dans la nuque...

Choucas-Cagliari-leucique.JPG

La supposée femelle est très marquée de plumes blanches, une forme de leucisme. Est-ce un hasard ? J'ai noté plusieurs fois en ville (dont Paris... quand il y en avait encore !) des choucas portant des marques blanches,  une forme de leucisme apparemment différente du leucisme alimentaire qu'on observe couramment chez les corneilles parisiennes...

Peu de moineaux en ville, aucun dans les rues ni entre les tables des restaurants installées en terrasse, sources de nourriture qui attirent irrésistiblement les moineaux du coin... Bizarrement, le premier que j'ai pu observer à Cagliari était un Moineau friquet ! C'était dans un coin de friche au pied de la Citadelle. J'en ai réentendu plusieurs fois et il m'a semblé plus nombreux en milieu suburbain que l'autre espèce locale de moineau : le Moineau espagnol. Cette espèce est en revanche bien représentée dans les zones de culture (en particulier les rizières près d'Oristano !). Je dois cependant être prudent, la détermination au cri des deux espèces n'étant pas toujours certaine... Le Moineau espagnol n'hésite cependant pas à utiliser le milieu urbain pour ses dortoirs.

Etourneau unicolore Oristano-Sardaigne-détail.JPG

Une autre espèce exotique pour nous autres ornithos nordiques mais banale sur place : l'Etourneau unicolore. Sur la photo, on comprend aisément pourquoi il porte ce nom...

Etourneau unicolore-dortoir Oristano-Sardaigne.JPG

Lui aussi vient faire des dortoirs en ville ! A Oristano, il y en avait dans chaque bouquet d'arbres ou presque... mais surtout sur la place la plus fréquentée par les habitants à la tombée du soleil, dans deux magnifiques chênes verts !

Etourneau unicolore-fiente-Oristano-Sardaigne.JPG

Il n'est pas conseillé de stationner sous ces arbres....frown

J'ai toujours été frappé par le faible nombre de goélands qu'on voyait dans les ports méditerranéens.... Pourquoi ? L'absence de marée qui réduit presque à zéro la zone si riche en nourriture de l'estran ? Peut-être...

G.leuco-imm_Cagliari-red.JPG

Il y a quand même quelques couples de Goélands leucophée à Cagliari et ils doivent même s'y reproduire. En tout cas ce jeune semblait bien habitué à la vie urbaine !

Quelles autres espèces en ville ? La Fauvette mélanocéphale est omniprésente dès qu'il y a quelques arbres, même sur une place au sol bétonné !

La Bergeronnette des ruisseaux n'était pas rare non plus, y compris dans Cagliari.

Et pour terminer, ce ne sont pas des oiseaux, mais c'était une jolie surprise urbaine : je visitais les remparts médiévaux d'Iglésias quand j'entendis farfouiller dans les buissons qui bordait la rue, trop fort pour un merle qui retourne les feuilles mortes... un chien ?

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Eh ben non ! Trois jeunes sangliers de l'année venaient faire les gamelles pour chiens/chats et fouiller dans les détritus sans trop se soucier de ma présence (j'étais juste de l'autre côté de la rue !).

Sangliers-Iglesias-red1.JPG

C'étaient visiblement de grands habitués du secteur car des passantes ont ri de ma surprise et sont passées sans s'arrêter...

 

 

11/10/2015

Les oiseaux urbains de l'autre bout du Monde

J’ai la chance d’avoir visité La Réunion fin septembre-début octobre. Cela correspond au début du printemps austral (et accessoirement à la période la plus sèche…. enfin théoriquement, parce qu’il semble qu’El Niño ait décidé de déjouer mes pronostics météo !).

Je vais donc vous présenter la plupart des espèces que j’ai rencontrées en ville ou dans les villages de La Réunion…. La liste n’est pas très longue : les îles abritent toujours un nombre plus faible d’espèces qu’une zone continentale de même superficie.

Et tout d’abord, la première espèce que j’ai photographiée à St Denis…

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Eh oui ! Le Moineau domestique s’est aussi établi à La Réunion et est tout aussi anthropophile qu’à Paris ! A signaler qu’il était évidemment en pleine période de reproduction (comme quasiment toutes les espèces rencontrées) : il y avait des jeunes au nid au gîte que j’habitais à St André.

Dans les rues de St Denis, l’oiseau le plus visible (et audible….) est sans doute le Martin triste, espèce introduite à partir de l’Inde et qu’on retrouve dans de nombreuses régions chaudes du Monde, souvent introduit pour lutter contre les orthoptères… ils se sont adaptés à d’autres formes de nourriture !

 

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 Le sourcil jaune très seyant qu’il montre n’est qu’une zone sans plume, la peau de sa tête étant jaune vif !

 

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Dans les parcs, une petite tourterelle, la Géopélie  (ou Tourterelle) zébrée ( = Tourterelle péi), vient quasiment dans vos pieds pour se nourrir sans aucune crainte. On entend très souvent son chant formé de quelques notes assez répétitives et un peu plaintives. Elle fut introduite à partir de Maurice où elle est arrivée des îles de La Sonde au 17ème siècle.

 

bO_Tourt.zébrées_StDenis-recad-red.JPG

 

Un oiseau très spectaculaire se fait remarquer par ses cris aigus et très fréquents mais surtout par le plumage rouge vif du mâle : c’est le Foudi rouge de Madagascar (= Cardinal) qui, comme son nom l’indique, a probablement été introduit au début du 19ème siècle. On le trouve à la campagne mais aussi en pleine rue.

 

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Une autre espèce très spectaculaire, autant par sa silhouette caractéristique que par son chant qui rappelle le chant du Loriot, c’est le Bulbul orphée (= Merle Maurice). Originaire d’Asie, de l’Inde à la Chine, il a été introduit (sans doute par évasion d’oiseaux de cage) en 1972 à La Réunion. En 40 ans, il est devenu très fréquent presque partout à basse altitude et pose des problèmes aux vergers et peut-être au Bulbul de Bourbon (=Merle péi).

 

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Dans la série des espèces qui ne passent pas inaperçues, le Tisserin gendarme ( = Bellier) attire l’attention par les couleurs du mâle, ses cris stridents et ses colonies spectaculaires .

 

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J’y étais en pleine période de construction des nids et des parades des mâles qui essaient de faire remarquer leur construction aux femelles du secteur.  

 

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La dernière espèce à s’être établie à La Réunion, c’est le Travailleur à bec rouge ( = Quéléa) qui est sans doute l’espèce la plus abondante au monde et qui vit en groupe assez bruyant. Espèce africaine, elle n’est arrivée sur l’île que depuis 2000 environ.

 

bO_Quéléas-recad-red.JPG

 

N’y aurait-il donc que des espèces introduites dans les villes réunionnaises ? Presque…. mais pas tout à fait ! J’ai pu noter l’Oiseau-lunettes gris ( = Zoizo blanc) dans St Denis et la Salangane des Mascareignes (= Petite hirondelle) à St Gilles. Il y a même une espèce lopcale qui semble s’être installée récemment en ville, puisque le site de la SEOR ne la donne que de milieux naturels, c’est la Tourterelle de Madagascar ( = Ramier) que j’ai pu voir à St Denis dans le jardin de l’Etat et au Barachois.

 

bO_TourtMada-recad-red.JPG

 

La proportion énorme d’espèces exotiques a de quoi surprendre et même inquiéter : est-ce à dire que ces espèces ont fait disparaître les espèces autochtones ? En effet de nombreuses espèces d’oiseaux ont disparu depuis l’arrivée de l’Homme sur l’île au 16ème siècle… y aurait-il un lien de cause à effet ? Et bien, sans doute pas ou de manière limitée. Il faut remarquer que le milieu anthropisé n’existait pas avant le 17ème siècle et donc la niche écologique correspondant n’existait pas.. Les espèces introduites n’ont donc pas pris la place d’espèces locales. L’Homme les avait chassées avant en détruisant leur milieu (ou carrément en les chassant…). Le cas du Bulbul orphée est un cas à part et, en plus des problèmes qu’il cause aux fruitiers, on peut s’interroger sur la concurrence avec le Bulbul de Bourbon local…

09/12/2014

Excursion péruvienne

Aujourd'hui encore , je fais travailler mes lecteurs ! C'est Jean-Bernard Alemanni qui a pensé à ce blog à son retour de vacances, je le laisse faire le job ! 

  Je reviens d’un voyage au Pérou, et je voulais vous faire partager quelques curiosités concernant l’ornithologie urbaine dans la capitale, Lima.

Voici la plaza Mayor, centre historique du vieux Lima :

PlazaMayor_Lima.jpg

A priori, rien d’anormal.

Regardons maintenant d’un peu plus près ce qui se trouve dans les ronds noirs :

PlazaMayor_Lima2.jpg

On voit mieux là ? :

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On comprend sans doute que ce ne sont pas des pigeons.

Voyons d’un peu plus près :

PlazaMayor_Lima4.jpg


Et oui, ce sont des vautours noirs, en pleine ville. Sur la cathédrale, quelque centaines seulement, mais plusieurs milliers en tout sur la ville.

PlazaMayor_Lima5.jpg

PlazaMayor_Lima6.jpg

 

Et ils partagent la cathédrale avec d’autres rapaces, moins nombreux, mais que je ne pensais pas trouver à cet endroit dans une capitale :

PlazaMayor_Lima7.jpg



Des buses de Harris (à mon avis).

Les condors survolent aussi, paraît-il, parfois la ville, mais je ne les y ai pas vus (je les ai vus seulement dans les montagnes).

La ville de Lima abrite par ailleurs beaucoup d’autres espèces, dont une curieuse, la moucherolle vermillon, qui comme son nom l’indique, est de couleur vermillon :

Moucherolle1.jpg


Mais elle peut aussi se présenter, adulte, sous une couleur noire, tout en gardant le même nom de moucherolle vermillon.

Moucherolle2.jpg


Et pour finir, des images de quelques cormorans urbains :

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  Voilà les cormorans funambules, que je pense être des phalacrocorax brasilianus (cormoran vigua)

Cormos2.jpg

et profil gauche.....

Cormos3.jpg

 

10/09/2014

Un petit bonjour de Lorraine

Les lecteurs réguliers de ce blog savent déjà que je suis originaire de Lorraine, plus précisément d'une petite ville située entre Nancy et Metz : Pont-à-Mousson ( un tuyau qui pourra vous aider au "Jeu des Mille Euros" : je suis donc.... mussipontain !).

Je viens d'y passer une dizaine de jours et voici quelques images urbaines...

Commençons par un oiseau assez banal.... mais qui a toujours une bonne gueule !

Ramier_pylone-PaMred.jpg

 Un Pigeon ramier qui a fière allure sur ce pylone électrique ! Rappelons à ceux qui se sont accoutumés à le voir arpenter nos rues que c'est au départ un oiseau farouche qui préfère les forêts, surtout s'il y a des faînes ou des glands.... ou des champs pas trop loin ! Ca fera bientôt deux siècles qu"il habite Paris, mais à peine une dizaine d'années qu'il y en, a à Marseille !

Une des particularités (assez récente ) de Pont-à-Mousson est d'héberger un groupe de Cigognes blanches qui viennent profiter d'une... décharge à ciel ouvert sur les flancs de la colline de Mousson ! Pas très poétique, mais bien agréable quand même !

 

Cigognes_pylones-paMred-piv.jpg

 

On voit donc souvent une vingtaine de cigognes venir dormir tous les soir sur.... les pylones d'éclairage public d'un grand carrefour et d'un parking de supermarché !

J'ai pu vérifier que les cigognes confondent les élastiques avec des vers de terre : elles les avalent et on en retrouvent dans leurs fientes sous les lampadaires !

Cigogne-pylone-éclairé-PaMredpiv.jpg

 

Celle-ci a préféré s'isoler pour dormir tranquille un peu à l'écart du groupe, avec quand même une sacrée lampe de chevet !

L'autre spécialité ornithologique de Pont-à-Mousson, je vous en ai déjà parlé, ce sont les pèlerins qui y séjournent, d'abord en hiver ( depuis 2002) puis toute l'année (depuis 2012) et qui ont même fini par pondre, pour le moment en vain !

Ils utilisent comme perchoir les deux tours de l'abbaye des Prémontrés ( actuellement centre culturel). Cela permet de prendre des repères précis pour comparer la taille des deux membres du couple... Regardez bien le montage ci-dessous :

Pèlerin_PaM-couple-montage.jpg

... lequel est le mâle et lequel la femelle ?

On parie ?......

Hé bien, le mâle est à gauche et la femelle à droite : chez les rapaces , la femelle est généralement plus grande que le mâle ( qu'on appelle "tiercelet" car il serait un tiers plus petit... ce qui est très exagéré !).

En tout cas, quand il y n'y a qu'un des deux membres du couple, je regarde la deuxième rainure du clocher : si elle arrive au niveau du cou du faucon, il s'agit de la femelle, si elle arrive au sommet de la tête, c'est le mâle !

Attention, le truc ne doit pas marcher ailleurd qu'à Pont-à-Mousson ....;-) 

 

23/08/2014

Les oiseaux de Moscou

Cette fois-ci encore je fais un billet de fainéant.... j'utilise l'envoi d'un lecteur de mon blog !

Fabian m'a gentiment envoyé ce petit témoignage accompagné d'une vidéo qui illustre son propos.

En route donc pour Moscou !

"Il y a quelques années, en me baladant non loin du parc Gorki au moins d'août, j'avais trouvé que les mésanges charbonnières étaient très familières. Je n'avais malheureusement rien à leur donner et je suis reparti en me disant qu'il faudrait que je revienne un jour avec quelques graines de tournesol pour voir ce que cela "donnerait". Alors, cette année, en juillet, je suis retourné au même endroit avec des victuailles. Voici ce qui s'est passé. (cliquez sur la photo)

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 Avec quelques graines de tournesol, j'ai créé un attroupement. Les mésanges charbonnières venaient sur ma main comme sur une mangeoire. J'ai même eu la joie de la visite inattendue d'un pinson. Tout cela en une minute chrono, avec les interférences "pigeons" et en discutant avec ma famille. Connaissez-vous des endroits semblables? Je dois dire que malgré la pollution engendrée par les autoroutes urbaines de cette ville-pays, je serais bien resté à Moscou tout l'été juste pour ces parcs. Il y aussi les écureuils roux qui viennent manger dans la main."

Moscou2.jpg

Du coup, j'en ai profité pour retrouver dans les archives de la liste de diffusion "Ornithologie urbaine" le compte-rendu d'un séjour à Moscou de JF Mandelbaum en 2004 ( 10 ans déjà...)

> Grèbe castagneux

> Héron cendre N

> Cygne tuberculé (féral) N

> Fuligule morillon N

> Canard colvert abondant N

> Garrot à oeil d'or abondant dans tous les parcs N

> Autour des palombes (niche dans Moscou, nid observe) N

> Faucon crècerelle N

> Faucon Kobez (1 juv en retro migration entre deux immeubles)

> Foulque macroule N???

> Vanneau huppé

> Chevalier guignette (migration de nuit, mais il parait qu'ils nichent dans Moscou) N

> Mouette rieuse N

> Goéland cendre N

> Goéland argente N

> Goéland de la Baltique au passage

> Sterne Pierregarin commune N

> Martinet noir N

> Pigeon biset N

> Pigeon ramier (très rare 1 seul ind observe en 2 mois) N très rare

> Pic épeiche assez commun N

> Hirondelle rustique N

> Hirondelle de fenêtre N

> Bergeronnette grise sur-abondante N

> Gobemouche gris très commun N

> Gobemouche noir nichant dans les parcs N

> Gobemouche nain (1 ind dans les jardins du Kremlin) N RARE

> Merle noir très rare (1 ind en 2 mois) N RARE

> Grive litorne tres commune N

> Grive musicienne N

> Rougegorge familier N

> Rouge-queue a front blanc (rare) N rare

> Rossignol progné (discret mais commun) N

> Fauvette à tête noire N

> Rousserolle des buissons assez commune dans certains parcs N

> Rousserolle verderolle moins commune N

> Pouillot veloce abietinus N

> Pouillot fitis N

> Mésange huppée N

> Mésange noire N

> Mésange bleue N

> Mésange charbonnière N

> Sittelle torchepot europaea assez commune N

> Pie-grièche écorcheur parfois commune dans les parcs N (observée en train de nourrir)

> Etourneau sansonnet N

> Corbeau freux N???

> Corneille mantelée N

> Grand corbeau, il parait, de plus en plus commun N

> Geai des chênes N

> Moineau domestique très commun, inféodé au béton (jamais dans les parcs) N

> Moineau friquet très commun, des qu il y a un arbre, remplace le domestique N

> Pinson des arbres N

> Chardonneret élégant commun N

> Verdier d Europe N

> Tarin des aulnes dans les parcs N , mais population plus importante en hiver  même e centre ville 

> Bouvreuil pivoine N

> Bruant jaune N

Il paraît aussi que le Roselin cramoisi, Bruant des roseaux et Pouillot verdâtre nichent assez souvent dans Moscou (presque chaque année pour le Pouillot verdâtre)"

 

Merci donc à Fabian et à JF Mandelbaum pour avoir fait le travail à ma place !

 

 

12/08/2014

Des touristes ailés

L'été est chez les oiseaux la saison de la dispersion des jeunes après leur émancipation et le mois d'août marque le début des grandes migrations pour les migrateurs transsahariens. Deux raisons qui expliquent la présence ces derniers jours à Paris d'oiseaux inhabituels. Cela a permis à un jardin très récent, le jardin des Grands Moulins ( ou jardin Abbé-Pierre), dans le 13ème, de jouer les vedettes...

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Depuis jeudi 9 août en effet une Pie-grièche écorcheur juvénile y séjourne : c'est seulement la 4ème observation de cette espèce dans Paris ( après 1965, 2004 et 2005)! Cet oiseau de bocage trouve dans la moitié nord du jardin un paysage qui lui rappelle son lieu de naissance ! Elle y était encore ce matin 12 août mais semble jouer un peu avec la patience des ornithologues venus à sa recherche : vue jeudi et vendredi, elle n'a pas été retrouvée samedi  matin; dimanche Nicolas Davy a pu la photographier vers 13h alors que d'autres l'avaient cherchée en vain; absente lundi, elle a bien voulu que je la voie ce matin.... Pour une fois que c'est moi qui ai de la chance ! Cela semble indiquer qu'elle fréquente aussi un autre lieu en alternance...

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Voici la vedette... photographiée par Nicolas Davy

Ce jardin abrite aussi une zone humide qui possédait une roselière l'an dernier : elle avait accueilli la nidification de la Rousserolle effarvatte. Cette année, la roselière a été arrachée ( pourquoi ?....) mais la cariçaie qui subsiste a attiré cette même semaine pas moins qu' un Phragmite des joncs ( 3ème observation parisienne) et jusqu'à 4 Rousserolles effarvattes (passage migratoire ou naissance locale ?).  

 

Jardin GdMoulin_roselière-red.jpg

La photo date de 2013... y avait encore la roselière !

Comme quoi "il en faut peu pour être heureux "( avec la musique SVP) quand on est migrateur !....