10/09/2016

Pourquoi il ne faut pas nourrir les pigeons !

Voici une étude intéressante qui donne "du grain à moudre" ( astuce !....) à ceux (dont moi) qui disent que la seule mesure efficace si on veut réduire le nombre de pigeons en ville est d'arrêter de les nourrir. Tout le reste n'est que baliverne et poudre aux yeux....

Voici donc le résumé d'une étude faite à Bâle qui montre les conséquences d'une réduction brutale d'une source de nourriture sur la reproduction des pigeons. Que tous les responsables chargés de cette question dans les diverses villes méditent ces conclusions avant de distribuer de pilules contraceptives ou de se lancer dans des campagnes massives de capture des pigeons...

Pigeons Zurich red.jpg

Ce n'est pas à Bâle mais à Zürich... c'est le même pays !

Food shortage affects reproduction of Feral Pigeons Columba livia at rearing of nestlings
BIRTE STOCK* & DANIEL HAAG-WACKERNAGEL
Ibis (2016), 158, 776–783

Introduction

- Problèmes causés par l'espèce : 4-11 kg feces/pigeon/an; 23,7-33,5 euros de dommages/pigeon/an

- Qq données biologiques :
-> le poids du poussin est multiplié par 22 durant les 3 premières semaines ( record absolu chez les espèces animales étudiées !) grâce au "lait" végétal produit par le jabot des parents.
-> un adulte pendant la phase de nourrissage consomme 2,43 fois plus qu'un adulte hors reproduction

But de l'étude

On étudie l'effet d'une réduction de source de nourriture sur le cycle de reproduction d'une population de pigeons vivant en conditions naturelles sur une durée de 8 ans.
On s'attend à :
-une réduction du nb de couples nicheurs et du nombre de couvées/couple
- l'augmentation de l'intervalle entre deux couvées
- une réduction du nb d'oeufs par couvée et du nb d'oeuf par an
- une réduction des taux d'éclosion et d'envol
- une réduction de la taille totale de la population de pigeons, résultant des points précédents.

On devrait pouvoir en tirer des enseignements pour mettre au point une stratégie durable de contrôle des populations de pigeons en ville

Méthodes

Etude d'un pigeonnier dans un quartier résidentiel de Bâle (Suisse) comportant 39 boîtes de nidification (même si qq couples nichent au sol ou dans des recoins). Tous les pigeons nés au pigeonnier sont bagués au nid et les immigrants au cours de séances de comptages nocturnes.

Pigeonnier_RDebré red.JPG

Un "Pigeonnier pédagogique" à Paris


La colonie compte entre 75 et 100 pigeons. Les oiseaux doivent chercher seuls leur nourriture et leur eau. Ils se déplacent dans un rayon de 300 à 2000 mètres et surtout vers le port fluvial sur le Rhin situé à 1km de là.
L'administration du port a estimé à 60 tonnes/an la quantité de grains perdus, surtout consommés par les pigeons. A 29g/pigeon/jour, cela permet de nourrir environ 5700 pigeons.
En décembre 2009 le port ferma et fut démoli.
Cette étude a été faite pour essayer de suivre les conséquences de cette fermeture.
Une visite au pigeonnier tous les 15 jours pour mesurer les paramètres de reproduction plus 8 visites nocturnes pour marquer les immigrants et suivre les individus présents.
ARS ( Annuel Reproductive Success) = nb de jeunes envolés/nb de couples nicheurs

Biset rose Meaux-red-retrav.jpg

Un pigeon de couleur original (Meaux)

Résultats


831 couvées relevées en 8ans. Sur 1429 oeufs 535 éclosions ( 37,4%) et 353 envols ( 66,0%). ARS global de 1,03 envol/couple/an.
111 pigeons présents en moyenne aux décomptes nocturnes avant et 82 après la fermeture du port.
Intervalle moyen entre 2 couvées : avant 67 jours, après 92 jours ( +37%)
Nb de couples nicheurs/an - 24% après la fermeture du port
Nb de tentatives de nidification /couple/an -28,5% après la fermeture du port
Taille de ponte : pas de changement significatif
Nb total d'oeufs pondus/an : -45% après la fermeture du port
Succès à l'éclosion : pas de changement significatif
Succès à l'envol : - 19,2% après la fermeture du port
Bilan : l'ARS a chuté de 43,9% et le nombre total de jeunes envolés de 54,6% après la fermeture du port

Pigeon-beige_rose-red.JPG

Une couleur plus naturelle mais jolie quand même....

DISCUSSION


La perte d'une source importante de nourriture s'est donc traduite à plusieurs étapes du cycle de reproduction, particulièrement sur le nb de tentatives de reproduction et sur le succès de l'élevage des jeunes.
Les pigeons ont en général une très longue période de reproduction (presque toute l'année) et pondent presque toujours deux oeufs. Les pontes d'un oeuf ont à Bâle un succès 10 fois inférieure aux pontes de deux, sans doute à cause de l'absence de réchauffement réciproque des 2 poussins.
La mortalité au nid est importante à cause de l'importance de l'apport de nourriture nécessaire due au taux de croissance exceptionnel des poussins.
En cas de réduction de nourriture, le nombre de couvées diminue et l'intervalle inter-couvée augmente à cause de l'investissement énergétique nécessaire à une reproduction mais pas le nb d'oeufs ni le taux d'éclosion, sans doute car c'est peu couteux en énergie. Le succès à l'envol diminue sans doute parce que c'est la phase la plus énergivore du cycle pour les adultes.
La réduction de nourriture s'est donc traduite par une réduction de la taille de la population. Il est cependant concevable qu'au bout de qq années, les pigeons réussissent à compenser cette perte en trouvant de la nourriture ailleurs.
La manière la plus efficace pour limiter la population de pigeons urbains est donc d'éviter les apports, volontaires ou non, de nourriture d'origine humaine.

 

 

17/06/2015

Les faucons inattendus

Où et par qui a été prise cette photo de Faucon crécerelle au nid?

 

Aulnay_collège_fauconsouris-recad2.JPG

…. Par des élèves d’un collège situé dans une cité de Seine-St-Denis ! Plus précisément à Aulnay-sous-Bois dans un quartier hérissé de tours et barres d’immeubles qu’on imagine dépourvu de toute vie animale un peu sympathique…. Et pourtant !

Je laisse les élèves de l’atelier ornithologique du collège C.Debussy et leur professeur raconter cette belle histoire, qui est toujours en cours puisqu’ils attendent impatiemment l’apparition des jeunes ….

 

Collège-Debussy.jpg

 

   Le collège a été rénové récemment, les espaces verts assez importants sont très entretenus, les vieux arbres sont systématiquement abattus. Le collège (bâtiments, stade et jardins : environ 32000 m2) est situé entre une nationale et une grande cité. Dans ce contexte très urbain, une certaine biodiversité arrive quand même à s’adapter, comme va le prouver le travail qui suit, où toutes les photos ont été prises par des élèves.

(…) 

 Mais le 11 février, nous avons eu la grande joie de voir cet oiseau-là passer au-dessus du toit du collège, oiseau qui allait par la suite nous réserver de bonnes surprises : un faucon crécerelle.

(…)

Début mars, nous avons pu voir que le faucon n’était pas seul mais qu’il était en couple. Les deux rapaces chassaient souvent les souris dans la cour du collège, quand elle était calme, ou sur le stade du collège.

(….)

Mais le mois d’avril fut surtout le mois, où, après des heures d’observations, depuis le collège, équipés de jumelles, nous pûmes enfin repérer le lieu où les faucons avaient choisi de nicher.

   Nous avons d’abord assisté à des accouplements sur le toit d’une grande tour d’habitation, en face du collège. Cela nous a mis sur la voie de cet immeuble. Nous avons concentré nos observations sur celui-ci.

(…)  

Voici le site : c’est un milieu très urbain. Le site de nidification se situe dans l’immeuble au second plan, sur la photo ci-dessous, au-dessus de la fenêtre du 5ème étage. Il y a une cavité qui s’est formée, après la chute d’un bout de placo qui recouvre toute la façade de cet immeuble.

 

Aulnay_collège-site-recad.jpg

 

Nous avons fait de superbes photos des rapaces durant l’école ouverte, au mois d’avril.

   Nous sommes restés une heure trente au pied de l’immeuble, à attendre que l’un des oiseaux vienne dans la cavité.

   La femelle couvait : on voyait juste le bout de sa queue dans le trou, et, enfin, le mâle est venu la nourrir.

   Ensuite la femelle a volé pour se détendre, et est retournée couver.

 

Nous avons pu observer les 4 sortes de vol de ce faucon : le vol battu, le piqué, le vol stationnaire (Saint-Esprit) et le vol plané.

 

   C’est une grande joie de pouvoir observer un oiseau si beau et si discret en plein milieu de nos cités !

 

   Des gens venaient nous parler, nous demandaient ce qu’on faisait, et se mettaient aussi à s’intéresser aux rapaces !

 

   Ces rapaces se sont adaptés en chassant les souris et les moineaux autour des immeubles et du collège.

 

 

Aulnay_collège-vol-recad.JPG

 

Magnifique ciel en plus ! On peut compter le nombre de plumes des rectrices : il y en a 12 !

 

Aulnay_collège-vol2recad.JPG

 

Sur la suivante, le mâle nourrit la femelle qui couve (on voit le mâle qui repart et la queue de la femelle au nid) :

 

Aulnay_collège-envol-recad.JPG

 

(…) Fin mai, nous avons fait une visite au château de Vincennes et nous avons aussi observé des faucons crécerelles ! Nous avons trouvé (un) nid (…) Nos cités n’ont donc rien à envier aux plus beaux châteaux !

Conclusion et réflexion…

   En somme, nous avons compris bien des choses durant l’élaboration de ce carnet de bord.

   Les oiseaux sont des animaux fragiles qui n’arrivent pas toujours à s’adapter à notre environnement pollué et très entretenu.  

(…) En faisant ce journal, nous nous sommes demandé pourquoi les constructeurs ne laissent pas des trous dans les immeubles pour toutes sortes d’oiseaux. Si un simple bout de placo n’était pas tombé de l’immeuble en face du collège, comment des rapaces auraient pu nicher ?     

(…) La vie des oiseaux tient à peu de choses. De même que la nature essaye de s’adapter à nous, nous devons faire des efforts pour nous adapter à elle et cesser de la persécuter.

 (…) Ne pourrait-on pas avoir une gestion plus écologique et respectueuse de l’environnement, tout en assurant aussi la sécurité et le confort des humains?

   L’homme ne doit pas être l’ennemi de la nature… »

 

Je n’ai rien à ajouter à cette conclusion… Merci à Yann, Darrel, Alhassana, Bilal, Amine, Monib, Sofiane, Moussa, Idriss, Mohamed, Nazario et Massinissa et à leur professeur Sébastien pour cette démonstration que la Nature s’insinue partout et que la conscience écologique n’est pas réservée aux privilégiés des « beaux quartiers » !

12/06/2015

Ce WE, c'est Faucons !

 

 

 

Faucon WE NDame.jpg

samedi 13 et dimanche 14 juin 2015

Découvrez les Faucons crécerelles de Paris

La reproduction naturelle des Faucons crécerelles sur la cathédrale Notre-Dame de Paris était déjà connue en 1840. Pour la vingt-septième année consécutive, le Corif (Centre Ornithologique Île-de-France) donne rendez-vous au public pour les découvrir.

Un stand pour observer

Au pied de la cathédrale, dans le square Jean XXIII, un stand accueillera les visiteurs de 9 h 30 à 19 h pendant le week-end des 13 et 14 juin 2015.
A l'aide de longues-vues, des membres de notre association, passionnés et passionnants, feront découvrir gratuitement au public l'activité des adultes et, si tout se passe bien, des jeunes.
Des points d'observations seront installés dans d'autres points de la capitale, si l'évolution de la nidification des faucons le permet.

Un point d'observation supplémentaire

Un couple de Faucons crécerelle niche aussi à l'ancienne caserne de Reuilly, dans le 12e arrondissement. Un point d'observation y sera installé de 10 h à 19 h.

20/03/2015

Le Goéland pontique à Paris

Voici une histoire qui explique mes problèmes avec la détermination des goélands et de leur diverses espèces , surtout chez les immatures...

Jeudi 19 mars, après être allé voir l'avocette signalée par Olivier Laporte et Isabelle Giraud sur l'île St Louis, j'ai voulu tenter de voir le Goéland pontique signalé depuis quelques temps au pont d'Austerlitz.

Il y a à cet endroit de temps en temps une concentration de goélands grâce à la présence d'une personne qui vient les nourrir à coup de déchets de viandes et de poisson. On  peut donc y voir plusieurs dizaines de Goélands, principalement argentés.

Rembarde-red.jpg

Mais il y a d'autres espèces de Goélands...

Quelques précisions pour ceux qui comme moi sont nés avec une seule espèce "grand goéland gris" qu'on appelait Goéland argenté et qui pouvait être "à pattes roses" ou "à pattes jaunes". Depuis, on s'est aperçu que les argentés "atlantiques" et "méditerranéens" ne s'hybridaient quasiment pas dans la Nature et on en a donc fait 2 espèces : argenté (à pattes chair) pour l'Atlantique et leucophée (à pattes jaunes) pour la Méditerranée, mais qui remonte le long de la côte aquitaine et du Rhône.

 

Portrait red.jpg

 

Celui-ci est un Goéland argenté, définition 1952 ou 2015.....

 

ArgentéH2-red.jpg

Celui-ci aussi, mais dans sa troisième année civile...

 

Plus à l'est, la situation n'est pas très claire.... et on a fini par décider que de la Roumanie à la Pologne et plus à l'est il s'agissait d'une autre espèce : le Goéland pontique (de "Pont-Euxin", nom de la Mer noire chez les Grecs anciens).

Le challenge chez les ornithologues fut d'apprendre à distinguer cette nouvelle espèce ! Et là j'avoue que je ne suis pas très bon : après plusieurs illusions de pontiques, j'ai fini par en cocher un vrai en Lorraine cet hiver seulement, un adulte bien typique ( haut sur pattes, petit oeil noir sur une tête bien blanche et en forme de poire, bec allongé sans gonys marqué) qui avait été signalé auparavant par quelqu'un qui connaissait bien l'espèce.

Au pont d'Austerlitz, il s'agissait d'apprendre à reconnaître le jeune de premier hiver...

Pontique-nage-recad-red.jpg

J'ai bien cru le voir : belle tête bien claire, nuque et bords du cou marqués d'un "châle" brunâtre), bec sombre , légèrement bicolore, allongé et profil en poire de la tête.

Pontique-recad-red.jpg

En vol, en plus de la silhouette de la tête et du bec qui apparaissent mieux sur cette photo, les rémiges sombres forment une barre presque noire au bord de fuite de l'aile

Pontique-bagarre-red.jpg

Juste pour le plaisir des yeux : le camaïeu de brun et de beige est assez sympa!

 

 Et en fait.... quand j'ai montré ces photos, on m'a répondu que ce n'était pas un G. pontique mais un G. argenté première année car (extraits bruts des commentaires reçus) :

-tête et bec ne font pas très pontique pour moi (bec assez court), queue très marquée dessus avec large bande sombre qui fait plus argenté.
- et les grandes et moyennes couvertures bien marquées de blanc; petites couvertures trop blanches aussi; contraste sur les primaires qui serait à l 'extrême de la variation pour un pontique; pattern des scapulaires et du manteau par franchement typique...
- les parties inférieures ne sont pas très "propres" non plus...Bon ok la tête et le manteau sont pâlots mais pour le reste, il n'a pas grand chose de cachoïde chez ce piaf

Et pour illustrer le tout, voici une photo d'un probable Goéland pontique, photographié par Olivier Laporte au même endroit le lendemain... pas simple, hein !

 

Pontique-OLaporte.jpg

photo Olivier Laporte

 D'autant plus que le débat n'est pas fini : aux dernières nouvelles la détermination de cet oiseau est aussi remise en cause... hybride argenté x pontique ?

 

30/12/2014

L'Atlas des Oiseaux Nicheurs du Grand Paris : au boulot !...

10 ans après, coucou nous revoilà !

Il y a déjà 10 ans le Corif lançait le travail de terrain pour l’établissement du premier atlas urbain français : l’atlas de Paris intra-muros. Il est de bonne politique de recommencer tous les 10 ans pour suivre l’évolution des populations (et Dieu sait s’il y a eu des évolutions depuis… voir l’article à paraître dans le Passer).

Nous  avons décidé d’en profiter pour changer d’échelle : l‘avenir est au Grand Paris… nous passons au Grand Paris ! Soit les 4 départements du centre de l’Île de France ( 75-92-93-94) plus 5 communes qui ont décidé de rejoindre la future métropole ( Argenteuil, Chelles, Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste et Vigneux). Soit 816 km²… contre 87 km² pour Paris intra-muros ! Il ne nous sera donc pas possible d’appliquer le même quadrillage pour la zone complète…

Découpage-atlas en PPC_4ème.jpg

Il a donc été décidé de garder le même maillage et la même méthode qu’il y a 10 ans pour Paris intra-muros mais de définir des zones plus grossières pour le reste de la métropole : chacun des 2 bois parisiens formerait un secteur et nous avons dessiné pour le reste du Grand Paris 14 secteurs regroupant plusieurs communes où on se contenterait d’établir la liste des espèces nicheuses sans essayer d’en estimer la population (sauf certaines espèces rares).

Pour réussir ce travail, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés : cela fait quand même 94 carrés parisiens qui peuvent être suivis par une seule personne mais aussi 16 secteurs qui nécessiteront chacun plusieurs observateurs…

Pour en parler, nous vous attendons le samedi 24 janvier 2015 à 14h30 au siège de Naturparif, 90-92B Avenue du Général Leclerc à Pantin près de la mairie (M° Hoche ligne 5 ou gare de Pantin RER E)

N’attendez pas la réunion pour signaler dès maintenant votre envie de participer : envoyer un message à grandparis@corif.net en indiquant si vous avez envie de prospecter une commune de banlieue (et laquelle) ou une maille parisienne (et quel secteur préférentiellement) .

26/06/2014

Les sternes en Seine-St-Denis

La Sterne pierregarin est un oiseau assez déroutant : son milieu naturel, pour la nidification, serait plutôt les îlots gravillonaires de la Loire sauvage... et on la retrouve en plein 93 !

SPG_Sausset-recad2.jpg

La première "alerte" fut la nidification sur un toit d'entrepôt aux Pavillons s/bois en 2001 et peut-être d'autres années. Original...:-)

En fait, on  a remarqué qu'elle appréciait beaucoup les radeaux artificiels qu'on pouvait mettre à sa disposition et qui ont l'avantage d'isoler les nids des prédateurs terrestres. On en a donc placé dans certains parcs de la proche banlieue et la plus jolie réussite est sans doute celle du parc des Chanteraines de Gennevilliers/ Villeneuve-la-Garenne ( oui, je sais, c'est dans les Hauts de Seine, mais si près du 93....) avec une dizaine de couples.

A l'autre extrémité de la Seine-St Denis, au parc de la Haute-Île ( Neuilly s/Marne), l'espèce a niché en 2010 et cette année sur un radeau.

SPG_famille-Sausset-envol-24juin14.jpg

Voici ce qu'on appelle un "radeau à sternes" avec le papa, la maman et les 3 petits...

Au parc du Sausset (Villepinte) un autre radeau a été disposé et il a été occupé dès la première année : 3 poussins sont nés début juin.

La plus grosse surprise est venue lors d'un de mes passages au bassin de rétention de Tremblay en France, à la limite de l'a"roport Charles-de-Gaulle dimanche dernier : un couple de Sternes s'était établi sur la digue qui sépare deux des bassins. lune était en position de couveuse et l'autre surveillait et a attaqué très directement une corneille qui passait trop près ! Pas de doute : c'est un couple nicheur !

SPG_nid-Tremblay.jpg

 

La flèche indique la couveuse... qui peut donc passer totalement inaperçue !...

La surprise vient aussi du caractère impromptu de cette nidification : je n'avais pas de sternes sur ces bassins ce printemps et elles emblent couver à peine arrivées... un couple qui a été dérangé sur un autre site ? Olivier laporte me signale qu'à la Haute-Île aussi, la première fois, le couple s'était installé tard et brusquement.... Un bon présage !

14/06/2014

Tous à Notre-Dame les 21 et 22 juin 2014 !

 LogoCorifInvBD rogné.jpg

 

 

Les communiqués de presse du Corif

 

Si ce communiqué ne s'affiche pas correctement, consultez la version en ligne.  

 

12/06/2014

 

Découvrez les faucons crécerelle de Paris
les samedi 21 et dimanche 22 juin 2014

Samedi 21 juin et dimanche 22 juin, le Centre ornithologique Île-de-France (Corif) invite tous les parisiens, les touristes et tous les passionnés d'oiseaux ou les simples curieux à découvrir que la cathédrale Notre-Dame abrite quelques hôtes inattendus : des faucons crécerelles.

Des faucons à Notre-Dame...

Pour la vingt-sixième année consécutive, le Corif, avec le soutien de la Mairie de Paris, animera cette rencontre insolite entre patrimoine et nature.

Face au chevet de la cathédrale, dans le square
Jean-XXIII, un stand attend les visiteurs de 9h à 19h30.
Des ornithologues passionnés seront à leur disposition pour observer, avec des longues-vues, les faucons au nid.

Des rapaces sur la cathédrale,
et dans Paris

Ils expliqueront également comment une cinquantaine de couples nichent intra muros, ce qui fait de Paris la capitale européenne du Faucon crécerelle !

Un second point d'observation sera installé près de l'église Saint-Étienne-du-Mont, dans le quartier latin, derrière le Panthéon.

 

 Crecerelle7_JHenon.jpg

Photo © Jean hénon / Corif
Faucon crécerelle.

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Contact
Dalila HACHEMI : 01 48 60 13 00, corif@corif.net
www.corif.net