05.05.2012
Les oiseaux ont-ils peur du bruit ?
Je vais me faire un peu mousser : je viens d’être interviewé par une équipe d’ARTE qui prépare un sujet sur les conséquences du bruit urbain sur les oiseaux. En fait, c’était au Corif qu’ils avaient demandé cette interview… mais bon, j’aime encore bien quand on me place un micro-cravate, j’ai l’impression d’être important… ;-)
Ca m’a obligé de rassembler quelques idées sur la question, grâce à des études dont j’ai lu les comptes-rendus dans des revues scientifiques ( pour plus de détails, suivre les URL en fin du texte ). Plusieurs points à retenir :
- tout d’abord, ce n’est pas surprenant mais encore fallait-il le prouver : le bruit dérange les oiseaux ! Sauf pour les espèces spécialistes de la ville qui ne sont pas affectées , la proximité d’une route diminue la densité d’oiseaux. Pas étonnant : cela doit les effrayer, même s’ils s’habituent facilement à des bruits réguliers. Un niveau sonore trop élevé perturbe leur communication (les oiseaux utilisent beaucoup le son - cris ou chants - pour communiquer). La route peut aussi intervenir par d’autres facteurs que le bruit (pollution, accidents) [1]
Je vous déconseille d'essayer de dormir à quelques mètres d'un rossignol au mois de mai ! (photo O.Laporte)
- certaines espèces s’adaptent à ce problème du niveau sonore. Sans surprise, certains chantent plus fort : la Mésange charbonnière passe de 42dB à 63 dB, le Rossignol, qui chante encore plus fort, passe de 80 à 90 dB ! [2]
- la Mésange charbonnière ne se contente pas de chanter plus fort : elle élève la fréquence minimale de son chant. Ce chant est facile à retenir « ti-pû ti-pû » «titi-pû titi-pû » : c’est ce « pû » plus grave qui devient un peu plus aigu en milieu urbain, sans doute car les sons aigus passent mieux le brouhaha. [3]
Celui-ci vit à la campagne et a donc des horaires "normaux", pas comme son collègue urbain
- d’autres enfin ont compris qu’on pouvait aussi contourner le problème en chantant quand… il n’y a pas de bruit ! C’est ce qui explique que le Merle et le Rougegorge (entre autres) chantent dès 4h du matin ( et parfois plus tôt) en ville. Signalons qu’on a longtemps cru que c’était à cause de l’éclairage urbain qu’ils chantaient si tôt. [3]
Voici les réponses que les oiseaux ont pu trouver aux problèmes posés par le bruit mais je suis resté sec quand le journaliste d’Arte m’a demandé si les oiseaux pouvaient profiter du bruit…. En revenant de cet enregistrement j’ai réalisé qu’il y avait un exemple où le bruit semblait recherché par les oiseaux : les bergeronnettes grises ont l’habitude de former des dortoirs de plusieurs centaines voire milliers d’oiseaux sur leurs terrains d’hivernage. Or quelle ne fut pas ma surprise quand je réalisai que les lieux choisis étaient tout sauf tranquilles : il s’agissait souvent de places violemment éclairées et bruyantes, souvent face à la gare du lieu ! Pourquoi ? On peut supposer que c’est une manière de dissuader les prédateurs de venir les inquiéter… Pure hypothèse, mais si vous avez une autre idée, je suis preneur ! [4]
Je n'ai pas retrouvé dans quelle ville a été prise cette photo de dortoir de Bergeronnetttes grises par Ph. Pulce...
[4]http://f1.grp.yahoofs.com/v1/gKuiT9xMQW598GZzo_ckBJoA1KvwSPq_A78OpshSX3lcYv57I6T7Ge6Vu-Ki8X9DrCabe3akzVY0kFnNw_ix/%27Etudes%20urbaines/Dortoir%20bergeronnette.doc (inscription préalable nécessaire à la liste « Ornithologie urbaine », mais c’est gratuit et vous pouvez vous désabonner aussitôt après !)
14:41
Écrit par Frédéric
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23.09.2011
Des nouvelles des pèlerins parisiens
Le 15/8 je vous signalais la présence d'un couple de Faucons pèlerins adultes sur la cheminée de la CPCU du 15ème arrdt, à quelques centaines de mètres de de la Tour Eiffel, presque en face de la Maison de la Radio. La question pas encore tout à fait tranchée est de savoir s'il s'agit du même couple que celui qui a tenté de nicher près de La Défense l'an dernier ou, plus probablement, d'un couple supplémentaire, le 3ème de la proche agglomération parienne, avec celui d'Ivry qui est le premier à s'être reproduit l'an dernier avec 3 jeunes à l'envol ( voir le site de Yacine Attik dans la colonne de gauche )
Je suis donc retourné samedi dernier prendre de leurs nouvelles et... je les ai retrouvés en place !
Photo prise au coin de la rue St Charles et de la rue Rouelle
Comme d'habitude la femelle est sur son barreau dans le haut de la 3ème fenêtre ( en partant de l'Ouest ) et le mâle en bas de la 5ème fenêtre.
Pour vérifier que ce sont des oiseaux différents de ceux de la Défense, j'y suis allé aussi vite que mon petit vélo pouvait m'y amener .... mais à l'arrivée aucn pèlerin n'a daigné se montrer !
La suite au prochain numéro....;-)
Qui arrive dans le même post !
J'y suis retourné vendredi 23/9 dans l'autre sens : un Pèlerin à la Défense mais aucun à l'arrivée dans le 15ème.... Caramba, encore raté !
Mais découverte d'un excellent lieu pour une séance d'orniterrassologie...
Vous avez tous les éléments sur cette photo pour deviner ce qu'est l'orniterassologie...
21:23
Écrit par Frédéric
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15.08.2011
Non, l'été à Paris n'est pas mort !
Contrairement à ce qu’on croit parfois, l’été n’est pas une saison morte pour l’ornithologue, même urbain ! C’est une période où on obtient parfois les preuves de nidifications qu’on ne faisait que soupçonner…et même parfois qu’on ne soupçonnait pas !
En attendant que je fasse le résumé de la saison complète ( et chez moi, l’été va du 1/6 au 31/8… ), voici quelques informations sur cet été à Paris.
Et tout d’abord, la satisfaction de l’année : l’épervier s’implante solidement à Paris. On en est à 6 couples localisés précisément ( dont 5 ayant donné des jeunes ) et un soupçonné ( pour la 4ème année… ). Les couples de Montsouris, des Buttes-Chaumont et du Père-Lachaise avaient été localisés ( avec leur nid) au printemps. Le couple du Père-Lachaise a abandonné sans qu’on sache dans quelles circonstances. Le couple de Normale Sup’ a donné du fil à retordre aux observateurs ( Y. et MY Gestraud et J.Lejeune) malgré la taille bien réduite de la cour… mais il a finalement montré qu’il avait eu un jeune. Surprise : un couple est localisé dans une petite cour à Montmartre par F. Guichard ! Depuis le temps qu’on pensait qu’il y en avait un dans le secteur … Et enfin, celui qu’on n’attendait plus : un couple a de nouveau occupé le petit bois de la BNF ( trouvé par P.Delbove).
L'un des 2 jeunes de la BNF, photo JB Alemanni
Comme en plus on soupçonne fortement le quartier des ministères ( 7ème arrdt) d’en abriter un, on peut donc estimer qu’il y a eu au moins 7 couples d’éperviers cette année dans Paris ! Pour une installation en 2008 ( peut-être 2007…), c’est quand même pas mal !
Autre satisfaction : la confirmation de la nidification de l’Hypolais polyglotte à Paris….même si ce n’est pas à l’endroit signalé dans l’Atlas ( endroit urbanisé depuis…) : B.Segerer a suivi la nidification d’un couple dans la friche Poniatowski ( 12ème arrdt) avec les jeunes observés au nid le 16/7
Une des 2 surprises de l’été : le 10/8, au Jardin des Plantes, Jacqueline Lejeune voit (et photographie ) un jeune Rougequeue à front blanc nourrit par un mâle adulte !
C'est le Robin du Robinier et pas le nom anglais du Rougegorge ! (photo J.Lejeune)
Il n’a sans doute pas niché sur place ( avec le nombre d’ornithos au mètre carré qu’il y a dans le coin, le chanteur aurait été repéré ! ), mais sans doute pas loin, dans un îlot de verdure dont le quartier a le secret. C’est la 2ème fois que se produit ce genre d’observation : le 11/7/2007, E.Piéchaud avait observé au même endroit un jeune volant…
L’autre surprise est l’installation d’un couple de Faucons pèlerins dans Paris même. La cheminée de la CPCU qui domine la Seine en face de la Maison de la Radio a abrité la nidification du Faucon crécerelle, ce qui lui a valu l’installation d’un nichoir par le CORIF ( en la personne de D.Robert ) en 1989.
Pas mal comme cadre, non ?
Cette cheminée ressemble beaucoup à celle d’Ivry : un conduit de cheminée ( ici en métal) entouré par une maçonnerie séparée de quelques dizaines de centimètres, ce qui ménage un espace avec une plateforme en bas des fenêtres permettant le déplacement à pied des oiseaux et l’installation éventuelle d’un nid… comme à Ivry ! C’est aussi à ce niveau qu’a été placé le nichoir.
Signalé d’abord par T.Kuwabara, Il n’a pas été facile d’être sûr qu’il y avait 2 individus. La photo d’Y. Gestreaud le prouve évidemment. Un doute subsiste : un immature a-t-il aussi été vu ?...
La différence de taille entre la femelle (à gauche) et le mâle est assez nette. (photo Y. Gestraud)
D’où viennent ces oiseaux ? Un nouveau couple parisien après ceux d’Ivry et de la Défense ? Celui de la Défense, à 5,5 km de là, suite à l’échec de la ponte de ce printemps ? Le témoignage du jardinier de la place de Brazzaville qui affirme en avoir vu l’an dernier (I.Klinkert comm.pers.) laisse plutôt penser que ce sont ceux de la Défense qui seraient déjà venus là avant et qui s’y seraient établis après leur déconvenue de ce printemps… mais cela reste à vérifier au printemps prochain ! On peut toujours rêver de 3 couples sur Paris et proche banlieue !...
Dernière minute ! M.Colombe, le 16/8, observe 2 pèlerins à la Défense, se rend à la CPCU, y trouve la femelle, repart à la Défense et … trouve une femelle ! Il est donc à peu près certain que le couple de la CPCU est un 3ème couple pour la proche région parisien !
16:33
Écrit par Frédéric
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03.08.2011
L'Hirondelle des rochers suit les traces de ses cousines...
Mon périple cycliste estival habituel m’a conduit cette année dans le Sud-ouest de la France. En passant à Périgueux (Dordogne), j’ai découvert la cathédrale St Front à l’aspect spectaculaire (elle aurait inspiré l’architecte du Sacré Cœur de Montmartre….mais l’original est beaucoup mieux que la copie !...).
En y entrant, mon oreille est alertée par un cri métallique qui me rappelle quelque chose…. D’abord suis-je sûr que c’est bien un oiseau ?....en ville, la vérification s’impose! Oui, il s’agit bien d’oiseaux et, comme je le pensais, de jeunes Hirondelles de rochers !

Je trouve rapidement le nid, à la croisée d’ogives d’un local (baptistère ?) situé à l’extérieur de la cathédrale, juste à l’entrée. Il s’agit donc d’un nid situé à l’intérieur d’un bâtiment, même si l’entrée est largement ouverte !
Chez cette espèce, le phénomène n’est pas courant car l’espèce est en pleine phase d’urbanisation : si les nids sur les constructions humaines (pont, tunnels pare-avalanches, façades de maisons) sont assez fréquents, les cas de nidifications à l’intérieur de locaux sont beaucoup plus rares : pour être précis, je n’en connais qu’un autre, dans le porche (en fait une pièce en partie fermée ) d’une église au Pays Basque ( Garoche 2003).
L’hirondelle de rochers, comme son nom l’indique, est liée aux falaises, principalement en montagne mais parfois aussi en bord de mer (Nice par exemple). Depuis la fin du XIXè siècle, elle s’adapte progressivement aux structures humaines et parallèlement (cause ou conséquence ?) sa zone de répartition s’étend. En France, les Alpes, les Pyrénées hébergent des Hirondelles de rochers urbaines. Pour le Massif central, c’est surtout la frange est et sud-est qui est occupée mais le côté sud-ouest se peuple progressivement. Il semble que la cathédrale de Périgueux soit une conquête récente !
Il est intéressant de signaler que les 3 espèces rupestres françaises principales sont à 3 stades différents de leur anthropisation :
- l’Hirondelle rustique est habituée à l’Homme depuis si longtemps qu’il n’est pas certain qu’il y en ait en France qui niche en dehors des constructions humaines, le plus souvent à l’intérieur des bâtiments .
- l’Hirondelle de fenêtre est aussi très bien adaptée à l’Homme et ses constructions, où elle niche le plus souvent à l’extérieur mais il y a des exceptions) . Cependant, si vous allez en montagne ou en bord de mer, vous pourrez avoir la chance de trouver une colonie en site rupestre. Pour ma part j’en connais dans le Cirque de Gavarnie(65) et à Mers-les-Bains ( 76) et je pense qu’il y en a aussi aux Eyzies le long de la Vézère
- l’Hirondelle de rochers qui en est donc au tout début….d’où l’intérêt de suivre de près ce phénomène !
15:21
Écrit par Frédéric
dans des espèces très urbaines, l'ornithologie urbaine en marche |
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02.06.2011
Une Ascension fort urbaine...
Ce matin, j'ai pris mon fidèle vélo pour rendre visite au premier couple de Faucon pèlerin s'étant reproduit à Paris ( ou presque : c'est à Ivry....) et j'en ai profité pour prolonger mon "expédition" à la recherche de l'éventuel autre couple à la Défense.
En passant le long de la Seine, j'ai enfin vu une Hirondelle de rivage visitant un trou de palplanche juste sous le pont du Boulevard Périphérique, espèce qui a ainsi donné à Paris en 2010 sa 62ème espèce nicheuse (depuis 2005)
Où peut-elle creuser son tunnel dans ce genre de rive ? En fait les trous sont déjà faits (juste en-dessous de la chaussée), il n'y a qu'à continuer le travail !
A Ivry, je ne refais pas la présentation du site : j'en ai souvent parlé et pour avoir plus de détails, allez sur le site de Yacine Attik
Quand je suis arrivé, je vois le mâle et ce que je prends pour la femelle...en fait la femelle adulte arrive ensuite avec une proie ! J'avais donc vu un des jeunes qui sont maintenant bien grands et que voici en train de se chamailler pour le reste de la proie ...
Remarquez comme le père surveille sa famille depuis l'étage au-dessus...;-)
Ici aussi une colonie d'hirondelles de rivage dans les palplanches : sur la photo, un nid juste au-dessous du niveau de la chaussée...
Pour réviser...
Sur la photo ci-dessous nichent un couple de Faucon pèlerin et une dizaine de couples d'hirondelles de rivage..... saurez-vous les retrouver ?...;-)
Je rentre ensuite vers Paris, petit crochet par le Palais omnisport de Paris-Bercy, le temps de faire une photo de Pie dans un milieu un peu curieux....
...puis je rends visite, à l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à un couple de Faucon crécerelle qui squatte les sculptures face à l'avenue de Wagram.
Par chance la femelle est en train de dépecer une proie pour (au moins) 2 poussons en duvet gris !
La suite de ma balade à la recherche des Pèlerins de la Défense, a été vaine mais m'a permis de trouver une belle image de vol de Bernaches du Canada à Courbevoie....
16:23
Écrit par Frédéric
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18.02.2011
Des pèlerins aux Prémontrés
Je sens bien que le titre reste un peu obscur pour beaucoup d'entre vous.....
Les Prémontrés sont une abbaye qui borde la Moselle à Pont-à-Mousson (54), charmante ville qui a eu l'immense privilège de me voir naître il y a plus de 58 ans ! Comme j'y retourne régulièrement, vous avez déjà eu quelques nouvelles de cette ville dans ce blog...
je voudrais revenir aujourd'hui sur la présence du Faucon pèlerin à Pont-à-Mousson car une évolution importante a eu lieu... mais d'abord un petit rappel historique : cela fait 9 ans maintenant qu'au moins un pèlerin, en général femelle, vient hiverner sur les tours de la-dite abbaye depuis Noël 2001...c'est donc le 10ème hiver consécutif que j'ai un Faucon pèlerin visible de la fenêtre de la cuisine de la maison familiale !
Evidemment on attend tous la nidification...surtout que depuis quelques années, l'espèce niche dans Nancy, Lunéville, St Nicolas de Port, Metz, etc. Malheureusement il y a eu très peu d'observations d'un couple, ce qui est quand même la condition minimum pour espérer une reproduction !
Dimanche 13/2, je repère un Pèlerin qui semble apprécier plutot les coins des clochers, alors que la femelle préférait le sommet des pilastres qui ornent les tours..... Pendant que je le photographie, je l'entends pousser des cris aigus plaintifs, puis il s'envole et j'entends des "tsiok" pendant qu'il fait le tour d'un clocher....mais pas vu 2 oiseaux !
Lundi 14/2, alors que je vais faire des courses (j'emporte toujours mes jumelles en ville !) je vois enfin le couple....et le mâle qui part en chasse. Il rapporte une proie....et la passe à la femelle ! Pour la St Valentin, c'était une charmante attention !
En allant me poster de l'autre côté de la Moselle le lendemain, je peux voir le couple et surtout remarquer qu'un des abat-sons est maculé de fientes..qui ne peuvent venir que de l'intérieur du clocher : le couple serait-il déjà installé ?

09:36
Écrit par Frédéric
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25.01.2011
D'où viennent les cormorans ? (bis)
Fin novembre, je racontais le débarquement des cormorans dans Paris : un vol de 133 avait été compté par Y et MY Gestraud arrivant par la Bastille au port de l'Arsenal. Cela constitue sans doute un record pour Paris !
Un « radeau » de Cormorans au carrefour des canaux avant le lever du jour le 24/1/11
J'avais essayé de voir d'où ils venaient en allant me poster au carrefour des canaux de l'Ourcq et St Denis au port de la Villette, puis de plus en plus en aval en rejoignant le canal St Martin. Malheureusement à cette époque (fin novembre début décembre) aucun groupe important n'avait été noté. Cependant un groupe de 6 était remarqué comme passant à chaque fois dans les premiers au lever du jour : ceux-là faisaient bien le trajet canal St Denis, bassin de la Villette, canal St Martin, sans doute en provenance du dortoir de l'Île St Denis. Le 19/12, sous la tempête de neige, j'ai pu noter aussi un total de 160 au moins volant à Aubervilliers vers le sud du canal St Denis (plus 38 qui pêchaient près du Stade de France !). Il est probable que certains arrivent aussi sans suivre les canaux ( ce que j'ai observé pour le retour entre Stalingrad et le canal St Denis vers Aubervilliers).

Une paire de cormorans s’envole après un repas rapide à la darse de la Villette
Je m'étais aussi posé la question de savoir s'il en venait par le canal de l'Ourcq (ils auraient pu venir du parc du Sausset à Aulnay): aucune arrivée de ce côté-là et même quand j'en ai observé un grand groupe ( plus de 90) à Pavillons s/bois le 30/11 (+22 à l'écluse de Sevran), ils venaient sans doute de Paris : j'avais été survolé par une trentaine avant de les voir à l'eau. Le 4/1/11 j’ai aussi été survolé par 6 vols pour un total de 66 Cormorans allant vers l’est. De plus l'effectif observé était le double de l'effectif qui dort au Sausset ( J.Gnanou com.pers.)...
Les cormorans hésitent à se poser sur la darse de la Villette
En fait il semble qu'un groupe de plus de 100 cormorans se déplace un peu au gré de sa "fantaisie", sans qu'une corrélation nette soit trouvée avec les vagues de froid et qu'il choisisse suivant sa fantaisie (ou des "informations" recueillies par certains d'entre eux....) d'aller vers la Bastille, le canal de l'Ourcq ou ….de rester au carrefour des canaux ! C'est ce que j'ai découvert samedi dernier (22/1) : des cormorans sont là avant même le lever du jour ( 21 par exemple à 7h55 par temps couvert le 24/1) et d'autres arrivent à peine plus tard pour pêcher dans la darse de la Villette.

Le cou montre bien que la pêche a été fructueuse !
Ils y trouvent d'ailleurs visiblement de quoi se nourrir ! L'endroit est étroit et ils ne s'y posent qu'avec grande prudence et s'en envolent dès qu'ils ont mangé. Ils se posent alors en "radeau" au carrefour des canaux, ce qui donne des scènes originales en ville !
Le carrefour des canaux St Denis et de l’Ourcq sert de lieu de repos après une pêche active !
16:19
Écrit par Frédéric
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