06/01/2013
Alerte, les corbeaux attaquent !
Voici un titre qui sous une forme ou sous une autre s’est retrouvé dans tous les journaux qui surveillent plus leur chiffre de vente que leur conscience professionnelle… sans parler des forums sur Internet qui attirent tous ceux qui sont victimes de toutes les catastrophes du monde !
En général, ça commence par une référence hitchcockienne, puis ça continue par une proclamation d’amour pour les animaux, ça continue par une description horrifique de ces oiseaux noirs à l’air méchant qui nous surveillent et qui s’attaquent à tout ce qui nous est cher ( chat, enfant, maison) pour se conclure par un appel à l’aide et une difficile résignation à la nécessité de détruire ces bêtes du diable….
Je caricature ? à peine ! Tapez « attaque corbeau » dans un moteur de recherche et vous verrez….
En essayant de ne pas prêter de sentiments humains à des animaux dont le comportement a en général des explications rationnelles, nous allons tenter de mettre un peu d’ordre dans ces phénomènes qui existent malgré tout et dont on peut comprendre qu’ils déclenchent la peur ou l’exaspération chez ceux qui en sont victimes… Je ne prétends cependant pas y apporter des solutions qui marchent à tous les coups… les animaux sauvages restent heureusement en partie imprévisibles !
Je crois que ces comportements anxiogènes peuvent se ranger en 4 catégories :
à une corneille attaque toutes les personnes qui passent dans une zone restreinte au moment de la reproduction ( avril-juin en général). Le meilleur exemple est cette corneille américaine qui attaque tous ceux qui passent sur un pont de Portland dans l’Oregon. Pour en voir quelques scènes, cliquez sur la photo ci-dessous.
Dans ce cas, il s’agit de la défense du territoire : la corneille a construit son nid dans le secteur et craint que les humains viennent le détruire (crainte justifiée par de nombreuses expériences de ses ascendants….). Il suffit donc d’éviter le secteur jusqu’à l’envol des jeunes. Parfois le comportement vise des prédateurs éventuels (chat en particulier) et peut durer un peu plus longtemps, jusqu’à ce que les jeunes soient émancipés.
à une corneille s’attaque à une personne en particulier et peut même la suivre en dehors de son territoire potentiel. C’est le cas de cette femme du Territoire de Belfort qui pouvait être légitimement inquiète…. même s’il faut sans doute faire un peu le tri entre ce qui s’est réellement passé et ce qu’elle a cru voir !
lire http://www.leparisien.fr/societe/persecutee-par-une-corneille-13-07-2012-2088785.php
Le plus probable est, comme exposé dans l’article cité, que cet oiseau ait été élevé par une personne qui ressemblait à cette dame et que, l’ayant « reconnue », l’oiseau cherche à la rejoindre et à se poser sur son bras ou son épaule comme le font souvent les corvidés apprivoisés. C’est la peur de cette dame qui transforme cette attitude « gentille » de la corneille en agression insupportable vécue par la dame…

Un de mes anciens élèves avec sur l'épaule une jeune corneille qu'il avait recueillie
(photo tirée de son blog http://lesoiseaux93.skynetblogs.be/ ..... depuis il a fait des progrès en orthographe ! )
D’ailleurs un lecteur de l’histoire de Belfort raconte sur le site du Parisien une histoire intéressante «Il m'était arrivé la même chose avec une pie : elle était méchante, elle m'avait blessé à plusieurs reprises mais un jour j'ai décidé de l’adopter, de la nourrir et surtout d’arrêter de me préoccuper d'elle. Beh depuis 2 ans elle fait partie de la famille, elle va elle vient un cou sur l'épaule ou dans son arbre .. Elle est gentille comme tout… Alors, que c'est-il passé ? Mystère ». En fait de mystère, sans doute une pie apprivoisée qui s’était perdue.Une autre possibilité, heureusement nettement plus rare, est que la corneille ( ou une corneille de sa famille) a été maltraitée par une personne qui ressemblait à cette dame et qu’elle « se venge »…. J.M. Marzluff a montré à Seattle qu’une corneille maltraitée peut transmettre à ses enfants sa hargne contre une personne qui l’avait maltraitée !
à autre possibilité, qui a sans doute inspiré directement le début du film d’Hitchcock : une corneille vient frapper au carreau, voire se jette sur une fenêtre et revient sans cesse à l’attaque : l’interprétation classique est que la corneille voit son reflet dans la vitre et croit y voir un rival sur son propre territoire. Elle fait donc son travail d’oiseau territorial : elle tente de chasser l’intrus et, comme l’intrus reste là, elle n’arrête pas d’attaquer ! Cependant, il m’étonnerait fort que, comme je l’ai lu sur certains forums, elle soit capable de rayer le carreau avec ses griffes et son bec : seul le quartz et le diamant peuvent rayer le verre…. pas la corne qui forme nos ongles et leur bec ! La solution ? Sans doute masquer la fenêtre par un rideau externe, au moins pendant quelques temps.
à dernier problème : les corneilles se prennent de passion pour les joints de vos carreaux et passent leur temps à les arracher, ce qui ne vous remplira pas d’aise on s’en doute ! Pour proposer une explication, je traduis la réponse donnée par le Dr. Kevin J. McGowan du laboratoire Cornell d’Ornithologie sur le site http://www.birds.cornell.edu/crows/crowfaq.htm#wiper . Celui-ci répondait à une question sur des corneilles qui s’attaquaient à des balais d’essuie-glace….
« les corneilles sont très curieuses et il est possible que ce caractère l’ait poussé à explorer les essuie-glace.(…). Les essuie-glace sont exactement le genre d’objets avec lesquels les jeunes corneilles peuvent avoir envie de jouer : souple mais résistant , assez mou pour se plier mais assez solide pour mettre un peu de défi.
La corneille est vraiment un oiseau très curieux....
Les jeunes corneilles de première ou deuxième année jouent souvent avec des objets non comestibles qui n’intéressent pas les corneilles plus vieilles.De plus, les frères et sœurs s’observent mutuellement et se disputent ces objets (que ce soit une plume, une baguette ou peut-être un balai d’essuie-glace). Il est ainsi possible qu’une jeune corneille ait découvert à quel point les essuie-glace pouvaient être amusants et l’ait « appris » aux autres membres de la famille ». En remplaçant « essuie-glace » par « joint de fenêtre » on ne doit pas être trop loin de l’explication…. La solution ? Notre professeur propose 2 solutions : le harcèlement des corneilles dès qu’elles s’approchent de votre voiture ( resp. votre fenêtre) : elles finiront par vous prendre en grippe et ne pas revenir. L’autre solution, moins fatigante : introduisez un élément de nouveauté autour de votre voiture ( resp. fenêtre) , une guirlande de couleur par exemple… Les corneilles ont horreur de la nouveauté et cela peut suffire à les dégoûter de votre voiture (resp. fenêtre)….. Je serais heureux d’avoir des retours d’expérience !.... ;-)
18:04 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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03/01/2013
Et le râle était toujours vivant !....
(Rq liminaire : pour ceux de moins de 50 ans qui ne comprendraient pas d'où vient ce titre, il y a un vieux sketch de Robert Lamoureux dont le leit-motiv était "Et le canard était toujours vivant !..." )
Les habitués de ce blog connaissent déjà l'histoire de ce Râle d'eau qui s'est égaré dans un bar à vin ( facile , mais je ne résiste que rarement à la facilité...) le 30/11 à Belleville. Pour les autres, il suffit d'aller se documenter à l'adresse suivante http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2012/12/0... et de revenir impérativement ici ensuite !
Quelques jours après, un fidèle de ce blog, dont le blaze Chloropus dénote une culture ornithologique certaine, me signalait qu'il avait vu un râle d'eau au parc de Bercy le 7/12 et le 13/12. Puis Martine me le signalait le 25/12...
Yves Gestraud, dont ce blog utilise si souvent les photos n'a pas manqué d'aller y faire un tour et donc une de ses preières photos de l'année fut celle du Râle de Bercy...
Y a même de l'eau dans les poubelles du fond ! ( photo Y.Gestraud)
Pour rester dans le même champ sémantique ( le seul type de champ où rester à Paris...), un Râle d'eau près de la cour St Emilion... étonnant, non ?
En fait, est-ce le même râle que celui du rade de Belleville, on ne le saura jamais... mais j'ai quand même tendance à le croire : il n'y a eu que 3 observations connues à Paris dans les 20 années précédentes, il y a donc peu de chance que 2 Râles s'arrêtent à Paris en même temps.... mais c'est possible ! Les râles sont des migrateurs nocturnes qui passent n'importe où : un accident météo peut faire se poser plusieurs râles en même temps, à Paris ou ailleurs !
16:13 Écrit par Frédéric dans histoires vraies d'oiseaux en ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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01/01/2013
Ce sont les oiseaux qui vous le disent....;-)
08:34 Écrit par Frédéric dans queue du coq maison (...cocktail !) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15/12/2012
On a besoin de vous !....
Grâce aux nombreux commentaires ( 118 !) que continue à m’attirer un billet écrit il y a 5 ans sur le sujet http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2007/09/15/un-peu-d-exotisme-en-ville.html , je sais que beaucoup de personnes sont étonnées de découvrir des perruches dans leur jardin et les deux questions qui viennent le plus souvent sont : « D’où viennent-elles ? », et « Comment font-elles pour survivre en hiver ? ».
Je résume rapidement les réponses à ces deux questions :
- elles sont originaires semble-t-il d’Asie ( il y a aussi une sous-espèce africaine), arrivées en Europe en avion pour être vendues en animalerie. Mais à l’occasion des contrôles sous douane dans les aéroports, certaines de ces perruches réputées pour savoir s’évader ( « Houdini parakeet » est leur surnom anglo-saxon…) se sont échappées et ont réussi à se reproduire naturellement. Leurs descendants reviennent dormir près du lieu d’évasion de leurs ancêtres : Roissy-CdG et Orly !
Photo prise par Yves Gestraud dans le 13ème arrdt parisien
- les oiseaux résistent en général assez bien à l’hiver s’ils trouvent de quoi se nourrir en suffisance. Les perruches se nourrissent aisément de fruits divers (en particulier exotiques, cf. la photo d’une perruche en train de déguster un fruit de Catalpa ) et des boules de graisse aux mangeoires. Il faut cependant noter que l’espèce semble avoir du mal à s’installer dans le centre et le nord de l’Europe (mais on en trouve beaucoup à Bruxelles, Londres, Amsterdam, Cologne)
Mais il reste des tas de questions à élucider sur cette espèce et son implantation dans les villes européennes… d’où l’appel ci-dessous ( cliquer sur l’image pour la lire correctement…)
19:43 Écrit par Frédéric dans l'ornithologie urbaine en marche | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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12/12/2012
Alors, on joue ?...
Dans un billet récent sur le jeu chez les corneilles, je citais une vidéo qui a fait le tour du Monde comme exemple de jeu de glisse sur neige chez la corneille mantelée, qui en plus utiliserait un outil pour jouer. Je me suis fait aimablement reprendre par Michel Réglade qui m’a fait remarquer qu’il n’était pas évident que l’oiseau jouait avec cet objet en plastique : on pouvait penser plutôt qu’il cherchait à le picorer, voire à en arracher des lambeaux et que la glissade n’aurait été qu’une conséquence involontaire de ces tentatives à visée utilitaire, même si cette visée nous échappe un peu….
En commentaire à ce papier, j’ai reçu un lien pour une autre vidéo où on voyait 2 corneilles mantelées harcelant un chat comme par jeu… ce qui ouvrait la voie à un combat féroce entre ce chat et un autre (« propriétaire » des lieux ?). Là aussi, on pouvait penser spontanément à un jeu des 2 corneilles mais un lecteur de ce blog s’est souvenu avoir vu ce genre de comportement chez une corneille domestiquée et pariait donc que ces 2 corneilles avaient été elles-aussi domestiquées….
Du coup, y a-t-il des preuves défintives de jeu chez les corneilles ?
Pour le grand spécialiste américains des corvidés JM Marzluff, cela ne pose aucun problème : oui les corneilles jouent ! ( voir la traduction d’un extrait de son livre In the company of CROWS and RAVENS J.M.Marzluff and T.Angell.(2005) sur un autre chapitre de mes blogs http://lesoiseauxenville-biblio.skynetblogs.be/archive/2008/01/22/le-jeu-chez-les-corneilles.html ).
Pour les comportements décrits dans le billet précédent, le lâcher d’objet suivi d’une récupération en vol me semble assez indubitablement un jeu, comme le fait de s’agripper par les pattes la tête en bas à une branche avant de se laisser tomber. Il en est sûrement de même pour cette vidéo d’une corneille mantelée ( encore !...) jouant avec un gobelet en plastique http://www.youtube.com/watch?v=ThK2tg-skso
De sous-espèce de la Corneille noire, la Corneille mantelée a acquis récemment le grade d'espèce à part entière
Il ne semble pas y avoir de doute non plus pour ces corneilles qui jouent dans le vent, et même peut-être avec le drapeau…. http://www.youtube.com/watch?v=8JC9Aj34P4w
Mais pour revenir à la neige : les corvidés se roulent-ils ou glissent-ils par jeu dans la neige ?
Dans cette vidéo de Grand corbeau cela ne semble faire aucun doute : http://www.youtube.com/watch?v=gjgpenWavO8
Sur celle-ci en revanche, c’est nettement moins évident ….http://www.youtube.com/watch?v=LpsDWFei9Z4 J’ai plutôt l'impression d’un bain de neige que le Grand corbeau fait sur un toit peut-être parce que la neige y est intacte alors qu’au sol elle est piétinée ( c’est filmé au parc de Yellowstone…). Les glissades ne seraient qu’une conséquence involontaire de la pente… d’ailleurs il ne roule pas sur le dos comme le précédent. Ce bain de neige se retrouve aussi chez des corneilles et peut se faire à plat, ce qui ne provoque donc pas de glissade. Voici des corneilles mantelées prenant de tels bains de neige, comme d’autres oiseaux prennent des bains de poussière ou d’eau…. http://www.youtube.com/watch?v=gocbriy08QA (vous avez le droit de couper le son !.... ;-)
On peut imaginer que le bain de neige qui est une pratique ayant sans doute une utilité, et qui n’est donc pas un jeu, a provoqué dans certains cas des chutes ou des glissades et que certains corvidés ont trouvé ça « drôle », les poussant à reproduire ensuite ce genre de situation just for fun !
Mais en tout cas, la leçon à retenir des 2 commentaires que j’ai reçus, c’est que quand un comportement ressemble beaucoup à un comportement humain, il faut se méfier de l’interprétation « humaine » et y regarder à 2 fois….. ce qui ne veut pas dire qu’elle est fausse !… ;-)
Pour terminer sur un sourire, faîtes jouer vos neurones sur cette vidéo : jeu ? pas jeu?..... http://www.youtube.com/watch?v=l2TKSZDWqIA
17:31 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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09/12/2012
Le râle du rade.... (suite)
J’ai obtenu, grâce à P.J.Dubois, quelques précisions sur ce fameux Râle d’eau qui est venu passer la journée du 30/11 au bistrot… à qui on peut faire un peu de pub : après tout ce n’est pas si fréquent un bistrot aussi accueillant aux oiseaux ! C’est "Le Métro", angle rue J-Pierre Timbaut/bd de Belleville, devant le métro Couronnes.
Valérie Guidoux raconte : « Je sais seulement qu'il est entré le matin tôt et qu'il a passé la journée au café perché sur le pot (…), ou déambulant tranquillement sur le dossier de banquette voisin, le long de la vitrine du café. Il était très calme et pas farouche. »
photo V.Guidoux 30/11/12
Je rappelle que l’oiseau a passé la nuit à l’abri et à été relâché le lendemain au jardin de la Réunion, juste à côté du cimetière du Père-Lachaise.
Elément nouveau : un lecteur de ce blog ( « Chloropus ») me signale avoir vu un Râle d’eau dans la « roselière » du parc de Bercy le 7/12. Serait-ce le même qui aurait décidé de rester à Paris pour l’hiver ?.... à suivre !
Il m’est aussi revenu une info qu’O.Laporte m’avait transmise mi-novembre : un Râle d’eau avait été photographié à Dunkerque par Hubert Pottiau le 7/11 de cette année : il s’installait sur un buisson pour y passer la nuit….
photo Hubert Pottiau Dunkerque 7/11/12
….. l’image GoogleMaps nous montre que c’est bien un site urbain aussi !
08:29 Écrit par Frédéric dans histoires vraies d'oiseaux en ville | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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02/12/2012
Un Râle d'eau au rade du coin !
Ca y est, j’ai trouvé une excuse pour faire la tournée des bistrots : vérifier qu’un oiseau ne s’y est pas réfugié !
Vendredi dernier ( 30/11/12), un Râle d’eau s’est en effet réfugié dans un bar du quartier Belleville (20è) ! La photo prise par Valérie Guidoux) montre l’oiseau qui s’est mis dans un coin, sans doute complètement paniqué ! Après une nuit tranquille, il a été libéré le lendemain matin au Jardin de la Réunion près du Père-Lachaise….
L’espèce est très rarement vue dans Paris : pour les 20 dernières années, je n’ai retrouvé que 3 observations : 2 en octobre 2004 en 2 endroits du 19ème arrondissement et un en octobre 1999 dans le 18ème arrondissement….. à croire que les quartiers populaires du nord de Paris sont préférés par les râles ! En tout cas, ces 4 oiseaux étaient en migration post-nuptiale.
Mais que faisait donc ce râle d’eau dans un rade parisien ? C’est une espèce qui migre la nuit : l’oiseau aura été désorienté par les lumières des villes ( la pollution lumineuse n’est pas un vain mot !....) et ,fatigué, il va se poser n’importe où… la preuve !
Une autre espèce est également trouvée à Paris dans les mêmes circonstances, mais plus régulièrement, en fait chaque année : il s’agit de la Bécasse des bois qui migre aussi de nuit et qui se réfugie souvent dans une cour d’immeuble (encore un cas la semaine dernière à Paris), malheureusement souvent à la suite d’un choc contre un carreau. Si on en trouve une qui ne peut être relâchée après un peu de repos dans une boîte en carton, on peut toujours l’apporter à l’Ecole Vétérinaire de M-Alfort mais, si l’extrémité du bec est cassée - ce qui n’est hélas pas rare - elle sera euthanasiée car elle ne pourra jamais plus se nourrir. D’autres sont trouvées plus rapidement par un rapace et on ne trouvera alors qu’une ceinture scapulaire avec les ailes !
Celle-ci s'était posée dans la "forêt" de la BNF ....
Pour la petite histoire, j’avais déjà cité le cas de ce jeune Grand-Duc de la ville de Luxembourg qui avait été retrouvé dans un bistrot de la ville basse : l’espèce niche en effet dans la falaise qui coupe la ville en deux et, comme c’est fréquent chez les rapaces nocturnes, le jeune était sorti du nid un peu trop tôt et avait été retrouvé sur la route en dessous.
http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2011/03/15/noctambules-ailes-en-ville.html
Quand je vous disais qu’il faut faire la tournée des bistrots !
Bon, ben je vais aller boire un coup…..mais c’est juste pour la bonne santé de l’ornithologie parisienne !
18:03 Écrit par Frédéric dans histoires vraies d'oiseaux en ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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