13/12/2016

Les merles se gobergent de mousse...

Je passe régulièrement sur une sorte de passerelle qui longe le cimetière de la Villette (Paris 19ème) et cela fait longtemps que j'ai remarqué que les merles du secteur semblaient apprécier la mousse qui pousse entre les lattes de la passerelle. J'y ai vu jusqu'à 8 merles s'en délectant sur une longueur d'à peine 3 mètres de passerelle.

Après leur départ, les traces de leur gloutonnerie restent visibles...

 

Merle-mousse-cimetièreVillette (2)red.JPG

Le question est : pourquoi n'y a-t-il que ce tronçon dont la mousse est appréciée par les merles locaux ? La passerelle mesure environ 150 mètres de long et il n'y a que 10-15 mètres qui sont concernés...

J'ai vérifié qu'il y a de la mousse entre les lattes de toute la longueur de la passerelle, sauf sous deux conifères dont les aiguilles empêchent visiblement la mousse de pousser. Je n'ai pas trouvé de différences qui opposent la zone visitée par les merles et le reste de la passerelle.

On peut supposer que ce n'est pas la mousse qui les intéresse mais que les merles y trouvent une source de nourriture : invertébrés ? graines ? Le mystère perdure...

 

12:24 Écrit par Frédéric dans Histoires parisiennes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/09/2016

La Bondrée encore là !

Juste un petit billet avant de partir en vacances...

La Bondrée apivore qui a décidé de s'arrêter à Paris au cours de sa migration a prolongé son séjour ! Découverte le 26/8, elle a été revue plusieurs fois jusqu'au lundi 12/9 , après quoi elle a été revue... au parc de Belleville, à quelques centaines de mètres de là.

Bondrée-Belleville_ChMiYoshida-entière.jpg

L'oiseau n'était décidément pas trop farouche ! (photo Christian Michel-Yoshida)

Après avoir fait le spectacle dans ce petit parc elle a été vue pour la dernière fois le samedi 17/9 partant vers le nord, sans doute pour les Buttes-Chaumont !

L'arrivée d'une météo plus automnale l'aura-t-elle convaincue que sa place était plutôt en Afrique tropicale ?...

A suivre !

06/08/2016

Les hérons n'ont plus peur de nous...

Ceux qui suivent ce blog depuis le début (y en a-t-il encore ?.... 9 ans déjà !) se souviennent peut-être que j'ai déjà fait plusieurs billets sur l'adaptation du Héron cendré à la ville, en particulier à Paris. Comme le sujet est spectaculaire et intéresse, j'en remets une couche !...

Hier, je faisais visiter le jardin Martin-Luther-King ( jardin créé récemment dans le nord du 17ème arrondissement) à des amis ornithologues algériens et nous avons eu le plaisir (et la surprise pour eux) d'admirer à quelques mètres ( 4m-4,5m...) un magnifique héron qui lissait son plumage sans aucun égard pour les humains qui venaient le photographier derrière le grillage qui isolait sa partie de roselière.

Grues passerelle et eau-red-retrav.JPG

Il n'est pas bien gros sur la photo ? Oui, mais il faut savoir qu'elle est faite avec mon smartphone !

Roselière et grues-red-retrav.JPG

Quand j'étais gamin (il y a... un certain temps !), il était impensable d'assister à ce genre de spectacle : le héron était rare et très farouche ! Depuis son statut d'espèce protégée, les effectifs ont puissamment augmenté et il a fini par s'apercevoir qu'en ville il y avait des poissons et qu'on le laissait tranquille.

Les premiers hérons urbains, à ma connaissance, étaient amsteldamois : les canaux d'Amsterdam les ont sans doute très vite attirés. Progressivement, ils ont adopté d'autres villes européennes, par exemple Londres (Regent's Park)....

Héron cendré Regent's Park 1 Londres fev07-red.jpg

... Istanbul ( colonie à côté de Topkapi),

Héron colonie et remparts Istanbul-red.JPG

A Paris, le premier parc connu pour l'héberger fut Bercy,

Héron Bercy 071104c.JPG

C'est un endroit qui permet de faire des gros plans intéressants !

Bercy-portrait recadré-net.jpg

Aux Buttes-Chaumont, il apprécie le pont suspendu, ce qui donne l'occasion de saisir quelques effets graphiques intéressants ....

15sept 07 037-red.jpg

.... ou de saisir des aspects en vol sympathiques ! 

BChaumont_27mars14 red3.jpg

On en trouve même dans des ports fluviaux au décor assez minéral ( ici Bonneuil-94)

Héron cendré l'ai_je_bien_descendu-red.JPG

D'où viennent les hérons parisiens ? Ils ne nichent pas dans Paris ( même s'il y a eu au moins un cas de reproduction au bois de Boulogne il y a quelques années). J'ai pu en voir en vol au-dessus de la Villette : ils arrivaient du NNE. Ils viennent donc du parc de la Courneuve où se trouve une jolie colonie de presque 20 couples, visibles - surtout avant la pousse des feuilles - à quelques mètres aussi !

Juv-nid.jpg

L'ornithologie urbaine est décidément pleine de ressources insoupçonnées....

30/07/2016

Le chêne, le Geai et le pot de fleurs

Ca fait presque un an que j'ai négligé mon blog, quelques-uns ont eu la gentillesse de s'en plaindre...

Je reprends donc la rédaction de billets consacrés aux oiseaux en ville ! Pour me motiver, je crée une nouvelle catégorie de billets consacrés à des histoires d'oiseaux de Paris intra-muros.

Et pour commencer, je ne vais pas trop loin : sur le rebord de ma fenêtre.... Depuis 6 ans environ j'y laisse deux pots de fleurs accrochés au 8ème étage d'une tour située entre la porte de Pantin et les Buttes-Chaumont. Je n'y sème rien, je laisse les plantes pousser spontanément, me bornant à arroser quand c'est nécessaire (et que je suis là...) et à retirer des individus d'une espèce qui commencerait à envahir un pot (comme le plus grand fait à peine 25 cm de diamètre, c'est vite fait d'envahir...). J'y ai vu pousser diverses plantes dont les graines sont apportées par le vent, et en particulier par le courant d'air ascendant créé par l'échauffement de l'air contre les murs exposés au sud.

Mais cette année, j'ai eu la surprise de voir apparaître 3 Chênes verts ( 2 dans un pot, un dans l'autre ).

Chêne-vert_juil2016-red.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si on regarde bien, on voit en plus un gland qui n'a pas germé et un cotylédon qui bizarrement reste vert depuis un ou deux mois ( à droite, juste sous une herbe en train de pousser) .

Cela m'a tellement surpris que j'ai d'abord pris ça pour des Mahonias, buisson à fleurs jaune et à feuilles coriaces hérissées de piquants nettement plus acérés que ceux-ci ( j'ai pu le vérifier en allant cueillir une feuille de ce buisson près de chez moi !).

Cependant la simple présence d'un gland prouvait qu'il y avait apport extérieur par un autre mode de transport que le vent : j'ai dû me rendre à l'évidence, un Geai avait trouvé mes pots sympathiques et les avait choisis pour y "cacher" en automne les provisions qu'il préparait pour l'hiver. C'est une histoire effectivement bien connue : le Geai ....des chênes , le bien nommé, a un rôle très important dans la dissémination des fruits de cet arbre qui , sans son aide, ne donnerait de nouveaux petits chênes qu'à son pied, et donc sans aucune chance de se développer à cause de son ombre !

Geai_JdP9_recad-red.jpg

Cet oiseau est réputé pour sa mémoire étonnante car, après avoir caché ses glands, il faut pouvoir les retrouver... Heureusement pour les chênes qu'il en oublie quelques-uns !

Au fait, je n'ai pas trouvé où le Geai a trouvé des Chênes verts pour en récolter les glands, mais je vais chercher ! 

PS: deux jours plus tard, j'ai trouvé l'origine de mes glands : il s'agit d'arbres d'alignement dans les cités "briques rouges" de la porte Chaumont, à 210 mètres de ma fenêtre pour le plus proche. En visualisant un cercle de 210 mètres, je suis à peu près certain qu'il n'y en a pas de plus proche. 

16:46 Écrit par Frédéric dans Histoires parisiennes | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |