05/10/2007

Eurobirdwatch 2007

 

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LEVEZ LE NEZ !

Dimanche 7 octobre 2007, des centaines d'ornithologues européens vous proposent de regarder passer les oiseaux migrateurs.

Moi, je serai à partir de 7h45 sur la passerelle du canal de l'Ourcq entre la Grande Halle et la Cité des Sciences( Paris 19ème). Soyez les bienvenus !

Bilan des courses…..pas grand chose !

Il faisait trop beau ! Pas de vent et ciel bleu….c’est très agréable pour les oiseaux aussi et donc ils passent très haut (ils sont plus loin des rapaces qui les guettent près du sol et il y a moins de turbulences). Un ornithologue de l’armée de l’air belge a noté vendredi 5/10 qu’il « voyait » au radar des migrateurs jusqu’à 2600m de haut !

Donc on a vu quelques grives et entendu quelques cris de linottes, pinsons, pipits farlouse et c’est tout….Seule vraie observation : 89 Grands cormorans descendaient la Seine vers le SW au port de Gennevilliers (92)….et encore, je ne suis pas sûr que ce n’était pas un retour au dortoir !

26/09/2007

Jeudi 27/9 à 6h20 sur France Inter....


 

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par Alexandre Boussageon
du lundi au vendredi de 6h20 à 6h25

jeudi 27 septembre 2007

Les oiseaux de Paris

Voici un enseignant qui ne se regarde pas le nombril. Il regarderait plutôt en l’air. Professeur de SVT, les bonnes vieilles sciences naturelles, c’est aussi, surtout un ornithologue à la passion communicative. Sur son blog, il nous parle de tout ce qui vole au dessus de la capitale et nous apprend au passage, si j’ose l’expression, que l’hivernage parisien des mouettes rieuses est un phénomène récent datant du milieu du XX° siècle. Et l’accoutumance de cette espèce à la ville se poursuit, précise-t-il. Mais d’où viennent-elles ces mouettes ? Principalement d’Europe centrale, mais pas exclusivement. On cite le cas, présenté en photo sur ce blog, d’une mouette danoise fidèle à Paris où elle revient chaque hiver depuis dix ans. Comment le sait-on ? Grâce au bagage des oiseaux et à leur observation bien sûr, activités auxquelles se livre la grande communauté des ornithologues de par le vaste monde. « Imaginez, écrit à ce sujet, notre blogueur, imaginez les trésors d’ingéniosité et de patience qu’il faut mettre en action pour approcher à quelques mètres de la mouette, lire deux chiffres gravés sur la bague, attendre qu’elle tourne un peu, lire deux autres chiffres et la moitié du nom de la capitale du pays d’origine ». C’est ainsi, et pas autrement, que l’on piste les oiseaux au XXI° siècle. A Paris, ai-je appris sur ce blog, on peut voir passer un nombre incroyable d’espèces : barges à queue noire, balbuzards pêcheurs, bondrées apivores, oies cendrées, cailles des blés, loriots d’Europe, et j’en oublie. Pour les observer, notre blogueur conseille la passerelle des Arts, près de Tuileries, un bon « spot », au même titre que celle qui enjambe le canal de l’Ourcq à la Villette. Et c’est le moment d’y penser : la migration d’automne, le mois d’octobre en particulier, est la plus riche. Alors à vos jumelles. Et à vos souris pour plus d’info à l’adresse du jour :http://lesoiseauxenville.skyblogs.be

POUR RE-ECOUTER L’EMISSION 

02/09/2007

La cigogne du Bd Richard-Lenoir

L’ornithologue urbain doit être attentif à tous les aspects de son milieu de travail….y compris à l’art urbain ! Hier matin, reprenant mes transects parisiens après 2 mois d’interruption, j’ai découvert cette œuvre dominant le Boulevard Richard-Lenoir (Paris 11ème)….

Cigogne R-Lenoir gros plan red

L’artiste, qui signe Bonom, a utilisé à merveille l’échelle de fer pour décorer ce pignon bien sombre….c’est même l’échelle qui explique la silhouette bien allongée de l’échassier !

En tout cas, cela donne une touche d’exotisme à ce boulevard qui mène à la Bastille …..espérons que le célèbre chat des murs parisiens ne la trouvera pas de sitôt !

30/08/2007

Un livre pour les naturalistes urbains

Non, je n’ai pas d’actions dans la maison d’édition et je ne connais pas personnellement l’auteur, mais, justement, c’est une très bonne raison pour dire ce que je pense de ce bouquin qui vient de sortir : il est génial !…. 

Un vrai livre naturaliste, mais dont le cadre n’est pas la montagne ou la forêt profonde, mais la ville et la banlieue ….

Guide naturaliste red

L’auteur est entomologiste de spécialité mais montre là qu’il est un vrai naturaliste, un mot un peu « ringard » depuis la toute-puissance de la biologie de laboratoire (qu’il n’est pas dans mon propos de dénigrer…..)…..Ca fait du bien de voir qu’il en existe encore !

Milieu par milieu (en commençant pas les voies routières et ferroviaires et sans oublier les tunnels, les caves et les égouts ), l’auteur détaille les contraintes particulières (fauchage, traitements, etc.) qui y pèsent sur les êtres vivants, puis décrit et raconte quelques éléments dominants de ces écosystèmes : plantes, insectes (et autres invertébrés), poissons, reptiles (oui, il y en a….), mammifères et, évidemment, oiseaux (1).

Le tout est illustré de très beaux dessins, très précis, permettant de reconnaître les espèces représentées même quand on n’est pas un spécialiste du groupe. Il y a aussi de nombreuses photos : on peut s’amuser à essayer de retrouver les endroits où elles ont été prises : j’ai retrouvé un certain nombre de lieux parisiens et un ou deux venant de Londres, mais il y en a d’autres !

Une belle démonstration que l’écologie urbaine n’est pas un vain mot et peut apporter autant de plaisirs que la visite d’une zone de  nature « sauvage »….

 

Guide des curieux de nature en ville.  Vincent Albouy    Delachaux et Niestlé 236 p. 23,95 €

 

(1) Juste un regret : pourquoi avoir indiqué comme taille des oiseaux leur envergure ? Ca fait bizarre de voir : « Mésange charbonnière : 21 à 23 cm » !…..

14/08/2007

Ornithologie paléo-urbaine

Lors de mon périple italien cet été, j’ai pu voir un Merle bleu  sur les ruines étrusques d’Orvieto (Ombrie). Je me suis fait la réflexion : « Comme d’habitude…. », réflexion idiote car c’était la première fois que je visitais cette ville (superbe !….). En fait, je réagissais inconsciemment au fait que j’avais vu assez souvent cette espèce sur des ruines ou des édifices historiques (Forum de Rome, Château de Collioure,….). Certaines espèces semblent « spécialisées » dans les ruines……

Cela m’a rappelé d’autres souvenirs d’oiseaux en sites historiques plus ou moins ruinés : il y a quelques décennies, j’ai fait la « coche » de la Sittelle de Neumayer, une Sittelle originale qui préfère les rochers aux troncs d’arbres, en Grèce dans les ruines d’Olympie avant de revoir l’espèce sur d’autres sites (Delphes en particulier). C’est aussi en Grèce que j’ai vu mon premier nid d’Hirondelle  rousseline (mais pas l’oiseau, hélas !) dans les ruines de Mistra, sur le site de Sparte (en Albanie, l’espèce a colonisé les centaines de « mini-bunkers » construits par le régime d’Enver Hodja pour lutter contre une éventuelle invasion !).

Djemila(ruines de Djemila (Algérie)

 

 

 

 

 

 

 

En Algérie, j’ai eu aussi l’occasion de fréquenter quelques sites antiques et l’oiseau préféré de ce genre de sites était sans conteste le Traquet rieur qui y trouve les rochers qu’il recherche dans son milieu naturel. Plus curieusement, j’ai le souvenir d’une Cisticole observée à quelques mètres dans les ruines de Tiddis, entre Constantine et Jijel .


T.rieur_ P

Traquet rieur

(photo P.Dubois http://moineaudeparis.com/)

On peut voir aussi des rapaces dans ces hauts lieux de la culture : à Rome, accompagnant des élèves sur le Forum, j’ai pu voir un Faucon pèlerin perché à proximité du Sénat et le Faucon crécerellette est aussi connu pour fréquenter beaucoup de sites historiques…..

Vous connaissez d’autres espèces « ruiniphiles » ?

26/06/2007

Faire un nichoir ou l'acheter ?

Je n'avais pas prévu de parler de ce sujet mais, alors que je faisais une formation sur les oiseaux des villes aujourd'hui à Pantin - bonjour aux stagiaires....;-) - on m'a posé des questions sur les nichoirs en général et sur la peinture pour nichoir en particulier.
Avant de répondre, pourquoi mettre des nichoirs ?
Ils sont utiles principalement pour les oiseaux cavernicoles (qui nichent dans des cavités). La facilité à trouver des sites de nids est souvent le facteur limitant pour le nombre d'oiseaux : il suffit de mettre des nichoirs pour augmenter la densité des oiseaux nicheurs.
Donc si vous avez un jardin avec peu d'arbres ou des arbres trop jeunes (sans trous dans le tronc), fixez donc quelques nichoirs et vous verrez arriver de nouvelles mésanges ou autres espèces...
Si vous aimez bricoler, faîtes les vous mêmes, ce n'est pas bien compliqué (du moins pour le modèle de base ).
Pour les plans de base, voyez cette adresse canadienne (espèces et unités de mesure exotiques...) :
http://www.sloe.net/Nichoir_facile.pdf
ou celle-ci:
http://www.lpo.fr/refugeslpo/conseils/fiches/doc/nichoir-...

Vous vous doutez peut-être que les dimensions dépendent des espèces qu'on souhaite inviter. POur plus de détails lire la rubrique de Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nichoir

La question précise était : "Faut-il peindre le bois ou non ?" J'avais tendance à répondre que "Pourquoi pas ? en tout cas, pas en couleurs vives". certains participants disaient qu'on leur avait déconseillé la peinture dont l'odeur ferait fuir les oiseaux..
Après qq recherches sur Google, il semblerait que les peintures au plomb soient fortement déconseillées car toxiques, mais que les peintures à bois ne sont pas gênantes. Certains préfèrent cependant les lasures, d'autres l'huile de lin (mais prévoir un séchage de plusieurs mois ).

Nichoirs_premiers jeunes red red

Pour ceux qui ne veulent pas en fabriquer ou qui veulent des modèles durables, on peut trouver des nichoirs en béton de bois
   + pour les mésanges :
http://www.vivara.fr/product/id=76/nichoir_trou_d%E2%80%9...
http://fr.vivara.be/product/id=254/nichoir_trou_d%E2%80%9...

   + pour les hirondelles de fenêtre (22 euro pour un duo de nichoirs)
http://www.lpo-boutique.com/

   + pour toutes les espèces, les Rolls des nichoirs :

http://www.monjardin.lu/nichoir_2006/nichoirs_schwegler_2...

Un site vient de se créer (fev 2008) entièrement consacré aux nichoirs :

http://nichoirs.net/index.html

14/06/2007

Mystère aux Buttes-Chaumont (Paris 19ème)

Ce matin, j'accompagnais une sortie d'élèves au parc des Buttes-Chaumont (Paris 19ème) et, au moment du pique-nique, les élèves se sont amusés à attirer les pigeons et autres oiseaux en leur donnant des miettes. Au bout de qq minutes, un appel : "M'sieur, M'sieur ! Y a un pigeon qui a un oeuf ! Il est en train de pondre !".

Evidemment le pigeon n'était pas en train de pondre, mais il avait vraiment un oeuf collé au plumage !

Biset avec oeuf B_Chaumont 15 juin 07

 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

 

 

 

 

et ça ne le gênait même pas pour se déplacer !

Biset avec oeuf B_Chaumont 15 juin 07 b

 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

 

Deux jours plus tôt, G.Lesaffre racontait à une assemblée de volontaires de l'atlas des oiseaux nicheurs de Paris qu'il avait vu cet hiver une mouette qui se débarrassait d'un cadavre de souris collée à son plumage au parc des Tuileries.

Avez-vous déjà vu ce genre de phénomène ? Avez-vous une explication sur la manière dont ce genre de phénomène a pu se passer ?