27.08.2009
Ornithologie de congrès à Zurich
Ce qu’il y a de bien avec les congrès ornithologiques, c’est qu’on peut même y faire….de l’ornithologie, urbaine évidemment !
J’étais ces derniers jours à Zurich pour le 7ème congrès de l’EOU (European Ornithologists’ Union) et j’en ai profité pour découvrir l’avifaune zurichoise (même si ce n’est pas la meilleure saison….). Parfois, le terme « découvrir » est à peine exagéré….par exemple, pour un parisien, une ville sans Ramier est une vraie incongruité… et c’est le cas de Zurich !

Je ne suis pas sûr que ça favorise l'assiduité en amphi....
Tout d’abord une remarque qui a son importance : la ville de Zurich a développé une politique de libre développement des herbes folles et de coupe tardive qui donne au campus de l’Université un petit côté « alpage » et aux rues une image bien différente du cliché de la Suisse pays trop propre qui ne tolère pas une feuille morte…. ;-)

Buissons d'espèces locales, bandes herbeuses et voies de tram vertes Winterthurstrasse
Malgré la saison, j’ai pu noter 46 espèces dont 12 nouvelles dans les 4 dernières heures de mon séjour…comme quoi il faut y croire jusqu’au bout !
- Les moineaux : par réflexe « professionnel », une des premières questions que je me pose dans une ville que je découvre c’est s’il y a des Moineaux… A Zurich je n’ai pas eu à attendre longtemps la réponse : à la descente du TGV, il y en avait dans la gare !… Les décomptes dans les rues (cf. prochain post) me le confirmeront et les images de troupes (de jeunes surtout) en particulier au bord du lac encore plus…

Zurich fait bien partie des « villes à moineaux » (avec Paris et Berlin ). Evidemment, cela ne donne pas d’indication sur la tendance de cette population !….
- Les espèces les plus spectaculaires :
+ un Pèlerin (dont j’ai appris par la suite qu’il nichait en centre ville) cerclait à proximité d’une 50aine de Martinet à ventre blanc qui ont resserré les rangs, enlevant ainsi au Pèlerin tout espoir de réussite…
+ un Cincle (une des nouveautés du dernier jour) faisant sa toilette au milieu de la Sihl en plein centre ville (Stauffacherbrücke), puis partant à la pêche en picorant dans l’eau, puis se faisant recouvrir par la vague soulevée par un caillou, nageant ensuite sous l’eau dont la force l’a même une fois envoyé « atterrir » visiblement plus loin que prévu !


- Quelques lieux
+ Ancien Jardin Botanique ( à peine 2ha sur une butte en centre ville), le seul Troglodyte de tout le séjour ( !), une des rares familles de merles de la ville et surtout une flopée de migrateurs précoces, sans doute « tombés » la nuit précédente à cause de l’orage : au moins un Gobemouche noir, une femelle de Rougequeue à front blanc, un Hypolais (déterminé comme ictérine pour des raisons géographiques….), un Rossignol et même une Fauvette des jardins qui tenait absolument à chanter ! Les nombreuses baies et drupes (cornouillers, sorbiers, lierre, etc.) du parc attiraient aussi de nombreuses Fauvette à tête noire. Une jolie troupe de Pinsons récoltait plutôt les graines tombés au sol ou directement sur les fleurs. Un Pic épeiche se fait entendre
+ Dans le parc de l’Université (Irschel, en limite N de la ville) un étang permet la présence de 2 Rousseroles effarvatte, un héron vient aussi s’y nourrir, un Pic vert se fait entendre et un Gobemouche gris sort visiblement de son bain (il faisait bien chaud !…)
+ Sur le lac et les cours d’eau : force mouettes, foulques (dont un couple avec 2 jeunes encore en duvet rougeâtre sur la tête le 26/8 , c’est bien tardif je trouve… ) , cygnes et colverts mais aussi quelques Goélands leucophée( dont un posé – couché même ! – sur le toit du restaurant « Chez Félix », Bellevueplatz…..s’il y niche, son surnom est tout trouvé !), un Goéland brun, des Nettes rousses (malheureusement en éclipse, alors qu’en plumage nuptial les mâles sont superbes ! ) au milieu des bateaux (avec un Milouin), quelques Grèbes huppés et un Castagneux.

Même en éclipse, le mâle se reconnaît à son bec rouge vif
( à suivre….)
09:47
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11.11.2008
Vous avez aimé son film sur les friches....
....vous adorerez le film de Laurent Wittmer sur la faune du Bois de Vincennes !
Partie intégrante du 12ème arrondissement parisien, le bois de Vincennes est entièrement inclus dans le tissu urbain. Le film de 16' montre évidemment beaucoup d'oiseaux, mais aussi des insectes, poissons et même quelques mammifères, dont un renard qui rencontre 2 hérons !
Pour le voir, cliquez ICI

15:57
Écrit par Frédéric
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05.11.2008
Les oiseaux et les voies de chemin de fer
Quels rapports les oiseaux entretiennent-ils avec les voies de chemin de fer ? La question peut sembler curieuse et pourtant ils sont importants ….. que les voies soient en activité ou abandonnées !
Et d’abord une remarque purement comptable : la superficie qui est propriété de RFF (Réseau Ferré de France) est très importante à Paris (longez les voies de la gare de l’Est ou de la gare d’Austerlitz par exemple pour en avoir une idée ! ) ou en banlieue (si vous prenez le train vers l’est de la France, regardez le paysage entre Pantin et Noisy-le-Sec pour en être persuadé !)

Les voies de la gare d'Austerlitz
En plus, le paysage offert, même s’il n’est pas très esthétique, est bien différent du paysage urbain moyen, riche surtout en constructions et en parcs plus ou moins arborés : c’est un milieu qu’on qualifie d’ouvert, c’est à dire avec une végétation souvent rare et basse coupée de buissons, ce qui peut plaire à des espèces d’oiseaux qui ne trouvent pas très facilement leur bonheur en ville.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxFauvette grisette mâle en plein chant... (photo P.Dubois)
Les terrains ferroviaires permettent donc à des espèces originales de se maintenir en milieu urbain et d'y nicher : on y trouve des espèces qui nichent dans les buissons, linotte et fauvette grisette par exemple, hypolais polyglotte ou fauvette babillarde, mais aussi des espèces qui nichent sur les terrains découverts : le cochevis huppé, avant qu’il disparaisse de Paris et de sa proche banlieue, appréciait ce genre de terrain. Plus étonnant encore, le petit gravelot occupe ce genre de terrain même s’il est éloigné de l’eau : il a sans doute niché (et niche peut-être encore ) sur les terrains qui entourent les voies entre Pantin et Noisy-le-Sec.
C’est aussi une voie de pénétration des villes pour certains migrateurs : la rousserolle effarvatte, pourtant oiseau de roselières, apprécie beaucoup de suivre les voies au cours de ses migrations, au moins quand elle les poursuit « à pied », en passant de buisson en buisson, ce qui lui permet aussi de se nourrir en même temps. Il est même arrivé qu’une d’entre elle se retrouve sur des voies en sous-sol de la gare de Lyon, sortant du tunnel qui l’amenait de la station Châtelet !….

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Les voies de la gare de l'Est au Blanc-Mesnil
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Parmi les migrateurs qu’on peut y voir à l’occasion d’une halte, on peut aussi citer les Tariers pâtre et des prés, le Traquet motteux. A noter que les voies, en dehors des oiseaux, sont des axes de pénétration pour certains mammifères : le renard en profite pour entrer dans Paris…
C’est aussi un milieu qui offre aux hivernants des sources de nourriture, spécialement des graines aux fringilles (pinson, verdier, serin, chardonneret, etc.) et moineaux.

La Petite Ceinture dans le 20ème arrondissement
A une époque où Réseau Ferré de France pense à monnayer certains de ses terrains, la question de la biodiversité doit entrer en ligne de compte…..
09:14
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17.10.2008
La Friche du Millénaire…..
Pour les ornithos parisiens, il y a des noms mythiques, qui attirent de grands soupirs et des regrets non feints dès qu’ils sont prononcés….. « Friche du Millénaire » en est un, et non des moindres !
Nous sommes entre la porte d’Aubervilliers et la porte de la Villette, à l’ extérieur du Périphérique, mais encore sur le territoire de la ville de Paris. J’ai consacré un post à l’importance des friches en milieu urbain (cliquez ici pour le lire), mais les images sont toujours supérieures au texte…..
Laurent Wittmer y a tourné un petit film très bien fait ( ah, les images de bergeronnettes avec les voitures sur le Périf' derrière !.....) qui illustre la richesse de cette friche. Pour le voir il suffit de cliquer sur le lien situé en dessous de l’image !

http://exposureroom.com/members/oiseauxdeurope.aspx/assets/108c1f877c8a4e7885d9c58deba190d2/
Pour le non spécialiste, je voudrais juste signaler que la Bergeronnette printanière est un oiseau qui vit normalement en paysage de prairies humides ou de champs de colza et que la Bergeronnette flavéole en est une sous-espèce assez rare en région parisienne puisqu’elle vit essentiellement au Royaume-Uni et sur nos côtes de la Manche et de la mer du Nord.
Dernier point avant de vous laisser profiter de ce film : sa conclusion est un peu trop pessimiste, du moins pour quelques années ….. les travaux ont été arrêtés sur une partie du terrain, ce qui a permis à la végétation de se réinstaller, ainsi qu’ une petite pièce d’eau. Je ne sais pas si les libellules et grenouilles sont revenues, mais la bergeronnette a été revue (sans preuve de nidification) et surtout, un couple de petit gravelot a niché avec succès au moins 3 années sur les 4 qu’a duré le travail de terrain pour l’Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris.
Malheureusement depuis l’an dernier, l’accès en est sèchement interdit par des vigiles-chien loup…..
16:22
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08.07.2008
Ornithologie urbaine en Lorraine
Début de vacances….un petit aller-retour dans ma Lorraine natale, à Pont-à-Mousson (54)….
Cette ville a de nombreuses particularités ornithos (cf. le sujet que j’y ai consacré)…en voici quelques-unes ……
…et tout d’abord les Hirondelles de supermarché ! Une Hirondelle rustique a construit son nid au-dessus des Caddies® qui attendent le client à l’entrée du supermarché, bien à l’abri…..combien d’entre eux ont remarqué ce qui se passait au-dessus de leur tête ? bien peu sans doute…..

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Les Hirondelles de fenêtre ont aussi repéré l’endroit, mais plutôt pour leurs lampadaires qui permettent de construire des nids à l’abri, avec chauffage intégré pour la nuit. Cette année, 80 nids sont accrochés dans des lampadaires de ce type tandis que 17 autres sont hébergés dans un autre type de lampadaire, chez le concurrent à 300m de là !

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La ville de Pont-à-Mousson héberge cette année plus de 550 nids d’Hirondelles de fenêtre….dire qu’elles ne provoquent aucun désagrément serait exagéré….mais on peut limiter les dégâts…..avec un peu d’imagination….

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>>>>>>>>>>>>>>>>......et parfois du matériel ! Quand on veut, on peut !
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>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Un autre plaisir pour l’ornitho urbain (et même l’habitant moyen…) est la présence, même en hiver, d’un groupe de Cigognes dont un couple niche dans un grand jardin public. Ces oiseaux se sont accoutumés à la circulation, au point d’utiliser pour dormir les lampadaires (encore !….) qui éclairent la voie de contournement de la ville….

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>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>En regardant bien , vous pourrez constater que cet oiseau (il y en a 8 autres…) porte une bague au-dessus du « genou » gauche …..sans doute un oiseau lâché du centre d’élevage de St Nicolas de Port, au sud de Nancy….

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Maintenant, je vais un peu laisser ce blog quelques temps en sommeil : je pars faire de l’ornitho …..moins urbaine !…. je vous raconterai peut-être mon périple vélornithologique à mon retour début août !
En attendant, bonnes vacances à ceux qui partent et bon courage à ceux qui restent…..
15:50
Écrit par Frédéric
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13.01.2008
On va aux Buttes ?....
Soyons clair : il n’y a pas de discussion possible, les Buttes-Chaumont sont le plus beau parc parisien ! Le caractère scientifique de cette assertion vous semblera évident, j’espère, à la lecture de ce texte….. ;-)
25 ha situés sur les hauteurs de Paris, inaugurés en 1867, au nord-est de la capitale, le parc est situé sur d’anciennes carrières de gypse, qui ont servi aussi de dépotoir recueillant entre autres les déchets d’un équarrissage et même de gibet (Montfaucon était juste à côté…..).
Pour plus de détails, allez voir la page qui lui est consacrée sur le site de la Ville de Paris
D’un point de vue esthétique autant qu’écologique, les caractéristiques importantes de ce parc sont le relief tourmenté du terrain, l’âge des arbres et la présence d’eau. Les promenades y sont sportives (ça grimpe….) mais gratifiantes en toutes saisons.

On découvre d'abord la pièce d’eau qu’on domine quand on arrive par l’entrée principale. Elle entoure un promontoire rocheux (le Belvédère) qui domine tout le nord de Paris et une bonne partie du Val d’Oise jusqu’à la forêt de Montmorency. C’est aussi un endroit d’où on peut observer en automne la migration des passereaux (bergeronnette grise, pinson des arbres, alouette des champs, pipit farlouse, etc.) qui arrivent soit directement du Nord, soit de plus à l’est en longeant le plateau de Belleville.

Le « lac » est occupé par des oiseaux domestiques « éjointés » (Bernache du Canada, Oie à tête barrée, Canard de Barbarie, Canard pilet mâle, un couple de Tadorne casarca). Il attire des oiseaux bien sauvages, dont 2 Hérons cendrés, quelques Tadornes casarcas, 2 couples de Poule d’eau et un nombre indéterminé de Canards colverts au plumage plus ou moins orthodoxe.

Un couple de Goéland leucophée fréquente souvent les lieux : ils doivent nicher sur un toit du quartier….En hiver des dizaines de Mouettes viennent profiter de la nourriture destinée aux canards et un Martin-pêcheur peut aussi profiter des petits poissons du lieu ! La grotte qui est située juste à côté a abrité l’une des premiers cas de nidification de la Bergeronnette des ruisseaux dans Paris …..

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Ne dirait-on pas une vraie grotte ?
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Je n’ai pas l’intention de vous citer toutes les espèces de passereaux qui nichent dans la partie boisée du parc, cela donnerait une liste assez indigeste….L’hôte le plus spectaculaire (à part la femelle de paon….) est sans conteste la Chouette hulotte qu’on peut entendre « chanter » dès les mois d’hiver. Le jour, elle essaie de dormir cachée dans un résineux, mais les passereaux sont perspicaces et arrivent parfois à la trouver : c’est alors un charivari d’enfer, qui permet souvent à l’ornithologue de découvrir la retraite du rapace….

La richesse ornithologique du parc tient aussi à plusieurs facteurs : la présence de conifères (spécialement le long de la Petite Ceinture) attire le roitelet huppé, la mésange noire et la mésange huppée; les buissons abritent les nids du rougegorge, du pouillot véloce et de la mésange à longue queue; les vieux arbres permettent au grimpereau des jardins et à la sittelle torchepot, au gobemouche gris et au pic épeichette de trouver des sites de nidification. C’est aussi à l’âge grandissant des arbres qu’on doit l’arrivée récente de 2 autres espèces de pics : le Pic vert a été trouvé nicheur pour le première fois en 2005 et le Pic épeiche en 2007 ! Les buissons à baies (ou arilles comme l’if) attirent de nombreux oiseaux de passage ou en hivernage (fauvette à tête noire, grive musicienne et mauvis) .
La présence de tant d’oiseaux ne pouvait laisser insensibles les prédateurs…... l’épervier est une espèce qui vient assez souvent visiter le parc, du moins d’août à mars, puisque – jusqu’à présent du moins…..- il ne niche pas dans Paris intra-muros .
19:07
Écrit par Frédéric
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29.12.2007
Ornithologie mussipontaine
Je reviens de passer quelques jours de vacances familiales dans ma patrie : Pont-à-Mousson (54) et je vais en profiter pour parler un peu d’une autre ville que Paris…
Située entre Nancy et Metz,15 000 hab, traversée par la Moselle qui est ici une vraie rivière large et puissante, la campagne n’y est jamais très loin du centre ville, ce qui permet certaines observations sympathiques !
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Affamés, les cygnes arrivent dès qu'il voit quelqu'un sur le bord le Moselle !
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Pour le Mussipontain moyen, les oiseaux les plus connus en ville sont les cygnes (une centaine en moyenne) qui séjournent près du pont où les habitants viennent régulièrement les nourrir. Ce sont essentiellement des non-nicheurs qui sont là à demeure toute l’année.
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Dominant la Moselle, les Prémontrés servent de perchoir au Pèlerin
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Pour les ornithos du coin, la vraie richesse de la ville est la présence d’un Faucon pèlerin qui vient depuis plusieurs années (ce n’est sans doute pas toujours le même …) hiverner sur les tours de l’abbaye des Prémontrés. Un dortoir de Mouettes rieuses, un autre d’étourneaux et des oiseaux de passage (une bécasse cet automne !) lui servent de source de nourriture…Cet hiver, un couple est présent sur les tours…..un changement de statut en vue ?
Un groupe de Cigognes semble bien décidé à hiverner dans le secteur de Pont-à-Mousson : j’en ai vu 4 perchées sur des lampadaires (ça réchauffe les pieds !). Il faut dire qu’un couple niche dans un jardin public en lisière de la ville….
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Le support n'est pas très poétique ? Vous trouvez ?....
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Autre particularité de la ville : dès février on peut voir des hérons cendrés qui s’affairent en haut d’un groupe d’arbres en limite sud-est de la ville : c’est là qu’ils ont établi leurs nids, à moins d’un kilomètre du centre ville !
La Moselle attire évidemment des oiseaux : 3000 mouettes rieuses (accompagnées de quelques dizaines de Goélands cendrés) y dorment même régulièrement en hiver ! Quelques bergeronnettes grises y résistent aussi aux rigueurs du climat (et cette année, ce n’était pas un vain mot !). Cette année, même un Chevalier guignette s’y trouvait ! Mais j’ai pu aussi, à l’occasion, voir passer un Balbuzard pêcheur, une Grande Aigrette, un Garrot à œil d’or, un vol de Grues, …..et l’Epervier n’est pas trop rare, pas mal pour des observations urbaines, non ?
11:22
Écrit par Frédéric
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