08/03/2009

Le Tournepierre de 8h30

Parmi les oiseaux urbains, nous en France n'avons pas tendance spontanément à y mettre les limicoles (petits échassiers du bord des eaux douces ou marines). Mais plus au nord, la réalité est toute différente : les Huitriers-pies nichent sur les toits de nombreuses villes écossaises ainsi qu'à Riga (Lettonie), les pluviers dorés se nourrissent sur les pelouses de Reykjavik...
Suite à un échange sur la liste Ornitho urbaine (la référence du site est sur la colonne de gauche), principalement grâce à Nathalie Mahieu, j'ai appris ce que je vais vous résumer : le Tournepierre à collier s'accomode fort bien des contraintes de la proximité de l'homme et y a même trouvé quelques menus avantages !

Tournepierre Whigby Nathalie Mahieu
Y a de la concurrence entre Tournepierre et Etourneaux !
Photo de Nathalie Mahieu, original visible à l'adresse suivante : http://www.mahieu.org.uk/gallery/v/fr/nature/whitbyoct08/?g2_page=3


A Whitby (côte N-Est de l'Angleterre), Nathalie Mahieu a photographié des tournepierres en train de se nourrir sur le quai du port au milieu des étourneaux, les restes de "fish and chips" semblaient faire leurs délices ! Valentin Condal a observé le même genre de scène à Ostende où les frites qu'ils consommaient devaient accompagner à l'origine  plutôt des moules...
Mais le plus extraordinaire est sûrement cette anecdote rapportée par le site de la BBC (lire l'original en anglais en cliquant ici) : à Falmouth, en Cornouailles, un couple de Tournepierre prenait régulièrement le ferry de 8h30 pour St Mawes, de l'autre côté de la baie  à 3 miles de là. Il y passait la journée pour en revenir par le ferry de 16h15 !

Tournepierre Ferry Cornouailles BBC

Pourquoi se fatiguer à voler alors qu'il y a un bateau ? photo BBC News

Le plus étonnant est la relative modestie de la distance économisée par rapport aux capacités de cette espèce qui couvre des milliers de kilomètres lors de ses migrations.
Les cas d'oiseaux utilisant pour nicher des supports mobiles (dont des bateaux, voire des ferries longue distance !) sont nombreux (j'en ai fait un petit article dans Aves
dont le résumé est lisible en cliquant ici), mais ce genre d'utilisation "intentionnelle" me semble unique.... Celà dit, j'attends avec impatience d'être contredit !

 

29/01/2009

Une visite inattendue !

 Les oiseaux nous étonneront toujours !......et ce n'est pas Daniel Chevalier qui va me démentir: il habite une résidence en plein centre de Livry-Gargan où il possède un petit jardin (25m²) au 2ème étage, où il nourrit les oiseaux en hiver. Hier 28 janvier il entr'aperçoit au travers du carreau une silhouette qui lui fait penser à un chat venu se nourrir sur le dos des oiseaux attirés par la nourriture. Il s'apprête à le chasser quand il s'aperçoit que c'est....un Faisan ! Un superbe mâle venu profiter lui aussi des graines pour oiseaux.....Méfiant mais pas vraiment farouche, il arpentait le jardin, ce qui a laissé le temps à D.Chevalier de remettre un paquet de graines de tournesol....bien appréciées par le visiteur qui n'en a pas laissé beaucoup !

Faisan Livry red2
>>>>>>>L'oiseau fait le tour du propriétaire... photo D.Chevalier

Ensuite le faisan s'est envolé pour se poser sur le muret et, après une longue pose, a disparu sans que son hôte ait pu voir dans quelle direction...
Exceptionnelle cette présence d'un faisan en ville ? Sûrement pas fréquente, mais il faut savoir que ce n'est pas la première fois qu'on en entend parler : le 23 mai 2003 une femelle a été vue dans le 14ème arrondissement parisien.

Faisan Livry red1

D'ici, on voit mieux le paysage....  photo D.Chevalier

Cette espèce, de toute façon, est toujours venue de lâchers (les premiers vers le 16ème s. si je ne me trompe)  et la reproduction naturelle est très loin de permettre le maintien de populations sauvages sans lâchers réguliers....Il y a donc de bonne chance que ce Faisan vienne d'un élevage (son comportement semble le laisser supposer). Mais on peut remarquer que la forêt la plus proche (la forêt de Bondy) est à 2 km environ. Sans doute chassé par le froid, cet oiseau montre en tout cas qu'il n'a pas peur de s'aventurer en ville pour trouver sa nourriture ....

Remarque : sur la queue, ce n'est pas une balise Argos qu'on aperçoit, mais une plume "en tuyau" : une plume commence à pousser dans une gaine qu'elle perce pour continuer à grandir . Ce faisan est donc en train de terminer sa mue

03/01/2009

Le pèlerin arrive enfin à Paris !

J’ai raconté dans un post précédent (lisible en cliquant ici) l’histoire en cours de la conquête de la ville par le faucon pèlerin, espèce autrefois réputée pour son caractère rare et farouche. Je terminais mon texte par cette conclusion :

« Alors....et Paris ? Pour le moment, rien !....Les observations de pèlerin restent rarissimes dans Paris intra-muros même si les nids se rapprochent, avec un couple en boucle de Moisson depuis 2005, le long de la Seine, à une quarantaine de kilomètres de la capitale. Aucun stationnement hivernal, qui prélude en général à l'installation d'un couple....Donc, pour le moment, il ne nous reste plus qu'à espérer que la nouvelle a circulé dans le milieu des faucons pèlerins que 2 nichoirs les attendaient au sommet de la BNF, ça les fera peut-être venir.....;-) »

Mon appel a-t-il été entendu ? On pourrait le croire en entendant Allain Bougrain-Dubourg , à l’ouverture du 32ème Colloque Francophone d’Ornithologie qui s’est tenu les 13 et 14 décembre 2008 à la BNF : il annonçait qu’un couple de faucon pèlerin était fixé autour de la tour…..Total ( !!!!) de la Défense (quartier d’affaire ultra-moderne quelques kilomètres à l’ouest de Paris). Le stationnement, gardé secret depuis la mi-octobre, durait depuis 2 mois au moins, ce qui veut dire que l’affaire peut devenir sérieuse.

Depuis cette date, je n’avais pas eu le temps d’y aller mais Guilhem Lesaffre a pu y passer au début des vacances de Noël et a retrouvé le couple qui avait changé d’enseigne : pas plus écologiquement correct, il s’était établi sur la tour Areva !

Pèlerins La Défense Guilhem red

Pas évident à trouver, à une centaine de mètres de hauteur ! (photo G.Lesaffre)

Pour inaugurer en beauté l’année 2009, j’y suis allé avec C.Kirchhoff , dans une atmosphère brouillardeuse et désertique (un quartier d’affaire l’après-midi du premier janvier ….)…l’ambiance était spéciale et très post-moderne : si ça , ce n’est pas de l’ornithologie urbaine, je ne sais plus ce que c’est ! Déjà un pèlerin sur une cathédrale gothique ou baroque, ça fait bizarre, mais sur un immeuble de verre…. !

Toujours est-il que la femelle est arrivée en vol et s’est posée sur un des « A » de l’enseigne Areva.

Pèlerins La Défense P.Behr red

Toujours du côté à l'abri du vent, le pélerin surveille le quartier... (photo P.Behr)

Le lendemain, Patrick Behr, grand péregrinologue nancéen, de passage dans la capitale l’a retrouvée au même endroit alors que le mâle passait au-dessus en vol . Voici le résumé de ses observations, tel qu’il l’a publié sur la liste de diffusion « Ornithologie urbaine » :

 

Vendredi 02/01/2009 vers 15h00, Courbevoie La Défense (92): RAS du côté de l'avenue Gambetta. C'est au NE de la tour Total, sous le vent dominant. Une magnifique chevelure de fiente macule la façade en partant de l'enseigne. Total souillé, la nature se venge ! Chacun son tour. Je décide d'aller voir du côté du CNIT à l'entrée du métro. Un pèlerin passe haut au moment ou je me bouge puis il disparait derrière un bâtiment. C'est donc encore à l'abri du vent de NE qu'une femelle adulte, jabot plein, trône sur l'enseigne Areva. De même que sur la tour Total, la façade s'embellit de longues estafilades blanches. Ça casse bien les lignes épurées des buildings. La tour Adria (?) est tout aussi bassement souillée par le pèlerin, notamment au niveau du "souligné" de l'enseigne "Technip". Un peu de matière organique dans cette ambiance minérale. Le mâle adulte passe en vol battu, au dessus de sa femelle qui va en profiter pour se repositionner plus haut sur l'enseigne. Il s'éloigne non sans amorcer un piqué oblique, puis reprend son vol d'observation en direction de Neuilly et disparaît.

 

Sachant que les accouplements peuvent commencer en janvier, voilà de l’actualité à suivre…..

16/11/2008

Des oiseaux extraordinaires à Paris....

Samedi dernier, j’ai observé un Pic mar au parc des Buttes-Chaumont : c’était la première fois que cette espèce était observée dans Paris intra-muros (il niche sans doute au bois de Vincennes ). Cela m’a donné l’idée de faire le point sur une question qu’on nous pose souvent : combien y a-t-il d’espèces d’oiseaux à Paris ?

Si on peut être précis pour les espèces nicheuses ces dernières années (57 nicheuses certaines et 3 probables entre 2005 et 2008), pour les espèces hivernantes régulières ou résidentes non nicheuses (10) et les migrateurs réguliers ( 20 environ, même si la limite est un peu floue avec les irréguliers…), que faire de ces espèces qui ont été vues une ou deux fois depuis le XIXème s ?

Au total, on en est sans doute à un peu plus de 200 espèces (le Pic mar serait la 203ème….) dont 10 n’auraient pas été revues depuis 1950……, telle l’Aigle de Bonelli tué au jardin du Luxembourg en avril 1901…..et qui, de toute façon, était sans doute échappé d’une volière !

 

 On peut faire des observations fort surprenantes à Paris : imaginez la tête de l ’ornitho qui a vu un Pélican blanc sur la Seine le 4/12/87 ! Cette espèce niche en Grèce et plus à l’est….on peut se demander aussi s’il était vraiment d’origine sauvage !

 

Voici une sélection , parfaitement subjective, de quelques espèces spectaculaires qui ont été observées dans Paris intra-muros

- si l’Aigrette garzette que j’ai vue au Jardin des Plantes, sur la volière de la ménagerie était sans doute échappée de cette volière (malgré les dénégations des gens du Museum….), les Grandes Aigrettes vues au 21ème s. sont bien d’origine naturelle, illustrant l’évolution impressionnante des effectifs de cette espèce en France où elle était une rareté absolue quand j’étais gamin (29/11/04, Pte d’Orléans, M.Zucca ; 3/5/07, 19ème arrdt, ma pomme ; 11/10/08, Tuileries, G.Lesaffre…..bizarrement 2 ensemble à chaque fois !)

Aigrette Ré

xxxxxxxxxxCette Aigrette garzette a préféré rester dns l'île de Ré !

- 5 Spatules blanches passent en vol au-dessus du pont d’Austerlitz le 29/5/62, époque où l’espèce était beaucoup plus rare qu’actuellement…

- un mâle de Fuligule milouinan a voulu se protéger de la vague de froid de février 1956 en séjournant une semaine au pied de l’île St Louis du 20 au 26/2/56, où il a été rejoint une journée (le 22) seulement par une femelle. Cette espèce du nord de l’Europe n’est déjà pas très fréquente en hivernage sur les pièces d’eau du nord de la France.

- un Circaète Jean-le-Blanc, malgré la hauteur à laquelle il passait le 11/5/08 au-dessus de la Seine au niveau du pont Royal, a déclenché une belle panique chez les Goélands qui se reposaient sur les toits du quartier . Heureusement, d’ailleurs ! Cela a permis au groupe d’ornithologues qui pique-niquaient après une recherche fructueuse des Bergeronnettes des ruisseaux nicheuses de le repérer ! Autre rapace pas très fréquent, l’Autour des palombes est passé 2 fois récemment, mais j’en ai déjà parlé….allez-voir les post en cliquant ici !

 

- si le Circaète était sans doute en migration (un peu tardive….), que venait faire cette Perdrix rouge qui a séjourné quelques temps au parc de Bercy en juillet 2008 ? Un propriétaire qui s’en est débarrassé ?

Perdrix rouge Ré2002

 Même si elle est sur un toit, cette Perdrix rougé était à la campagne...

- les migrations apportent régulièrement leur lot de rareté : par exemple, ces 3 Courlis cendrés qui sont passés au-dessus de la tête de Guilhem Lesaffre à l’île aux Cygnes le 5/4/08 ou ce Hibou moyen-duc qui est venu se poser sur une gouttière du 9ème arrondissement le 2/4/08 (même si la date est un peu tardive…)

 

-  Paris n’est pas à l’abri des invasions d’oiseaux exceptionnels : l’invasion de Jaseurs boréaux de l’hiver 2004-2005 a quand même permis l’observation….d’un individu porte d’Ivry !

Jaseur Sausset 010305 red
 

Ce Jaseur s'est arrêté quelques jours au parc du Sausset (Aulnay s/bois-93)

- pour terminer dans l’exceptionnel, il arrive même que des oiseaux traversent l’Atlantique pour venir visiter Paris…. un Goéland à bec cerclé, oiseau banal sur les rives du Saint-Laurent, est venu passer l’hiver à Paris….à la Ménagerie du Jardin des Plantes ! Le même individu est sans doute revenu plusieurs hivers de suite dans la Région parisienne…

Dans la série exotique, un Goéland dominicain a été vu, lui aussi au Jardin des Plantes (l’enclos à Goéland a un fort pouvoir attractif….) en janvier 1995, ce qui était, je crois, une première paléarctique ! )

 

Comme quoi, il n’y a pas besoin d’aller à Ouessant….. ;-)

Remarque : les informations datant d'avant 2000 sont en général tirées de " Les Oiseaux d'Ile de France" de P.Le Maréchal et G.Lesaffre (Delachaux et Niestlé)

14/06/2008

Une Bergeronnette bien entreprenante…

Voici une histoire véridique entièrement réalisée sans trucage …. ;-)

Samedi 14 juin, le Corif organisait comme chaque année son WE Crécerelle, cette année sur 3 endroits, N-Dame, la Pitié-Salpétrière et la maison de l’Oiseau aux Arènes de Lutèce.

Crécerelle Pitié-Salpé juin 08 d red

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Le nid de la Chapelle St-Louis à la Salpétrière 

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J’avais rencontré à N-Dame un des plus jeunes membres du Corif, Nicolas (mon « correspondant au parc Montsouris » ) avec qui j’allais rejoindre la Chapelle St Louis de l’hôpital de la Salpétrière où on peut observer facilement un nid de Faucon crécerelle….

En longeant la Seine au niveau du Jardin des Plantes, un cri de Bergeronnette grise nous interpelle et nous finissons par découvrir un jeune avec une queue largement incomplète sur un bateau amarré à cet endroit….sympa ! ça fait une preuve de nidification de plus pour l’Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris, en cours de réalisation….

Berg grise juv Paris 140608 e red

Je décide d’en faire quelques photos puisqu’elle a l’air coopérative…..elle court sur le toit du bateau….vers nous ! Elle fait même quelques pas de danse pour changer brusquement de direction….

Berg grise juv Paris 140608 d red

 


 

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Sur ces entrefaites arrive un petit groupe que nous avions rencontré à N-Dame : une mère accompagnant son fils ornitho et 2 copains qui ne le sont pas moins. On leur montre la bergeronnette et on en cause….jusqu’à ce que celle-ci, sans doute intriguée par notre intérêt pour sa petite personne, s’envole…..vers nous ! Elle volète quelques secondes au milieu de nous et…se pose sur la seule tête féminine de notre groupe ! J’ai à peine le temps de reculer de quelques pas pour me mettre à bonne distance (j’avais un télé sur mon appareil…) et de prendre 2 clichés et la bergeronnette repart vers son bateau après avoir compris un peu mieux ce que c’était que ces drôles de bipèdes qui baguenaudent sur les quais à côté de son lieu de naissance….

Berg grise juv Paris 140608 sur tête red

Quand on dit que la jeunesse est la période des expériences…..il y a une jeune bergeronnette et 4 jeunes ornithos qui s’en souviendront longtemps !

14/04/2008

Une draine peu farouche !

Une fois n'est pas coutume, l'histoire d'aujourd'hui ne se passe pas à Paris , mais à Fontenay aux Roses (92), une dizaine de kilomètres au sud de la capitale....L'histoire m'est fournie par Daniel Plazanet qui n'a pas eu besoin d'aller bien loin pour me donner matière à bloguer : la fenêtre de sa cuisine !

Voici le paysage qu'on y découvre.....

Draine nid Fontenay Plazanet gen red

paysage qu'il décrit ainsi :

"dans le jardinet de la copropriété à 1,5 mètre de l’esplanade de la résidence animée par les enfants qui jouent au foot et les passants qui entrent et sortent de l’immeuble (ce qui d’ailleurs effraie peut-être les chats et les pie qui pour l’instant laissent la nichée tranquille)."

Vous ne voyez pas bien ? Approchez vous de l'écran......oui, là.....à la croisée de ces branches, en haut du tronc au premier plan.....vous ne voyez pas bien ? Et bien,  regardez la photo ci-dessous.......;-)

Draine nid Fontenay Plazanet couveuse red

Vous voyez mieux maintenant ?

 

 

On comprend mieux qu'en Grande Bretagne la Grive draine soit aussi urbaine que la Grive musicienne et même qu'à Paris on en découvre quelques couples (dont un nicheur certain à la limite du bois de Vincennes).

 

Merci à Daniel pour ses photos !

 

29/03/2008

Convoitise de corneilles

Voici une scène qui s'est déroulée le 20 septembre 2007 dans le Marais (3° Arr), c'est à dire en plein centre de Paris !. C'est l'observatrice, Jacqueline Lejeune, qui vous la raconte et qui l'illustre d'une photo d'un épervier mâle qu'elle a prise à une autre occasion (le 10/12/07) : Jacqueline est une grande spécialiste des observations d'éperviers de sa fenêtre......


Epervier J_Lejeune Marais

__ A 17h10 des cris contenus attirent mon attention. C'est alors que j'aperçois sur une toiture une femelle Epervier d'Europe avec une proie et deux Corneilles.

Aussitôt l'épervier s'immobilise contre une cheminée à laquelle est fixée une antenne, tenant avec fermeté sa prise. Au même instant les corneilles exécutent une parade d'intimidation, sautant d'une cheminée à une autre, puis sur l'antenne, tout en poussant des "kroa kroa" pour bien lui faire comprendre leur intention de profiter du butin. 
 

Peu après l'une d'elle disparaît, la deuxième continue son numéro passant tantôt devant, tantôt derrière l' épervier en marquant un temps d'arrêt. Les deux oiseaux s'épient, l'épervier ne relâche pas sa vigilance. Si bien qu'après 20 minutes d' une pantomime vaine, par découragement la corneille abandonne.
Enfin l'épervier peut assouvir sa faim du moineau victime de ses serres, fait un brin de toilette, reste sur place jusqu'à l'ouverture d'une fenêtre. Il est 18h05 lorsqu'il s'envole.

Jacqueline Lejeune

J'en profite pour vous rappeler une scène d'épervier aussi aux prises avec 2 corneilles, chez moi, racontée à la page : http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/post/5125838/en-d...