07/11/2013

Humains-corvidés : des rapports ambigus.... depuis longtemps !

Ce billet aurait plutôt dû figurer dans le chapitre « Articles scientifiques résumés», mais le sujet déborde le strict domaine scientifique et, j’espère, pourra intéresser tout le monde…

Il s’agit d’une traduction un peu résumée d’un article qui vient de paraître dans une revue ornithologique suisse de langue allemande. Donc le « je » de ce texte désigne Christoph Vogel et non moi-même…

 

Humain et Corvidés, un antique sentiment d'amour-haine

C.Vogel-Baumann (2013)   Der Ornithologische Beobachter 110 (sept 2013):335-344

 

Résumé : La relation ambivalente des hommes avec les corvidés se reflète dans les descriptions picturales et littéraires. Depuis les temps anciens, les Corvidés ont joué un rôle spécial dans l'observation par l'homme de la nature et influencé ses pensées, sa manière de pratiquer les arts et la littérature ainsi que le langage de tous les jours, jusqu'à aujourd'hui. Dans une sorte de "revue de presse", les interprétations des auteurs et artistes anciens sont confrontées aux connaissances actuelles pour étayer cette discussion.

Depuis les temps anciens, le Grand Corbeau a été l’objet de respect et d’un culte religieux. Il fut un des commensaux des nomades anciens et n'était pas alors considéré comme un concurrent mais fut élevé à la dignité de mythe. Les Indiens de la côté Pacifique lui attribuaient des qualités divines et les Germains le considéraient comme un emblème des dieux. Une fois sédentarisé, l’homme néolithique vit dans les corvidés des profiteurs de son agriculture et de son élevage. Ensuite, la foi judéo-chrétienne a rompu avec les croyances païennes et modifié profondément l'échelle des valeurs.

 

Les corvidés sont entrés ces derniers siècles dans le domaine de la recherche sur le comportement et l'intelligence, ce qui leur donna une image positive dans le grand public, même si elle n'est pas partagée par tous. Le genre Corvus est mal accepté à cause de sa couleur, de ses cris rauques, de son grégarisme et son caractère charognard.

 

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« Ballade des pendus » Emile Bernard. Corneilles ou Grands corbeaux ? Les deux sont possibles dans le Paris de François Villon.

 

C'est surtout l'image du Grand Corbeau qui est marquée par sa présence sur les lieux de supplices et, avec le loup, sur les champs de batailles. On peut penser que ces peurs ancestrales viennent aussi du fait que les Corvidés sont très proches de l'Homme : nous aussi nous sommes intelligents, sociaux et omnivores.

 

Tour d'horizon d'une famille à la mauvaise réputation :

A partir de textes de toutes origines, voici un résumé des diverses visions des corvidés par l’Homme et leur confrontation à leurs explications scientifiques actuelles :

-dans l'Ancien Testament, le corbeau est considéré comme impur. Une mosaïque du 13ème s. dans l'entrée de San Marco à Venise représente un corbeau noir en train de dévorer un bœuf noyé tandis qu'une colombe blanche tient un rameau d'olivier dans le bec. C'est l'illustration de Noé lâchant un corbeau qui ne revient pas et une colombe qui revient avec le rameau d'olivier.

 

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Le « corbeau » de Noé devait être un Grand Corbeau car, au Moyen-Orient, le corneilles ne sont pas noires, mais « mantelées » de gris

Le prophète Elie a annoncé une grande sécheresse et a dû fuir pour avoir annoncé une mauvaise nouvelle. Ce sont les corbeaux qui lui apportent matin et soir du pain et de la viande ( 1. Rois 17,2-6). Ici les corbeaux sont des envoyés de Dieu. On voit ici l'ancien testament mentionner un comportement inné des corvidés : transporter dans son bec de la nourriture pour constituer des provisions

 

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-Hugin et Munin envoyés d'Odin : Odin (ou Donar) était le chef de l'Humanité comme du Panthéon germanique. Le Corbeau et le Loup, comme accompagnateurs des batailles, étaient désignés comme emblèmes d'Odin, dieu de la guerre et du tonnerre. Hugin et Munin, symboles de l'intelligence et de la mémoire, accompagnaient toujours Odin. Les deux corbeaux volaient à travers le Monde, observaient avec soin et revenaient se poser le soir sur les épaules d'Odin pour lui faire un compte-rendu de la journée. On peut plus sobrement y voir la traduction de leur capacité d’apprendre et de leur intelligence.

 

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Ce Grand Corbeau letton évoque bien Hugin partant explorer le vaste monde…

 

- Le fabuliste Esope

Ses fables ont été sans cesse reprises jusqu'à Gotthold Ephraim Lessing ( 1729 -1781) [ et en France La Fontaine N.D.T.]et réinterprétées à la lumières des connaissances actuelles. Il vivait en 550 av JC, esclave grec à la cour du roi Crésus de Lydie (Asie mineure). Il semble qu'il était laid, petit et à la langue acérée. Il faisait parler des animaux pour ne pas être puni pour ses critiques sociales. Il fit preuve d'une étonnante faculté d'observation des caractéres des espèces animales. Dans "Le corbeau et le renard", il s'est cependant bien trompé : le corbeau y est décrit comme un idiot, ce qui est contraire aux études actuelles.

Dans la fable « La corneille et la cruche", il s'en sort mieux :

"Une corneille altérée trouva une cruche qui contenait un peu d'eau, mais si peu que, malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à l'atteindre du bec. Il semblait qu'elle fût condamnée à mourir de soif à côté de cette eau qui pouvait la sauver. Finalement, la corneille imagina un plan ingénieux. Elle se mit à faire tomber un à un des cailloux dans la cruche: à chaque caillou, le niveau de l'eau s'élevait un peu, tant et si bien qu'il finit pas atteindre le bord de la cruche. Et l'oiseau malin put assouvir sa soif.

Nécessité est mère de l'invention"

(traduction trouvée sur http://circo89-auxerre1.ac-dijon.fr/IMG/pdf/esope.pdf)

En 2009, Bird et Hemery firent l'expérience avec 4 Corbeaux freux :

 

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A la différence de la corneille, le corbeau freux a de la peau nue à la base du bec, ce qui la fait apparaitre blanche

on leur présenta un cylindre dans lequel un ver flottait sur une rondelle de liège, hors de portée des corbeaux... Les freux réagirent comme la corneille 2000 ans plus tôt et firent monter le niveau de l'eau avec des pierres....

 

Freux corbeautière-PaM14avr2011red.jpg

Autre différence avec la Corneille, le Corbeau freux niche en colonie appelée « corbeautière »

 

-Conrad Gessner

Le médecin et naturaliste suisse (1516-1565) publia de 1551 à 1558 les 4 tomes de" Historia animalium". En plus des descriptions, il y donne les utilisations culinaires et pharmacologiques des diverses espèces.  

 

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Le Choucas est un petit corbeau très attachant ( les ornithos auront reconnu la sous-espèce d’Europe de l’Est…)

A propos des choucas, il écrit que, si on en mange, cela provoque des démangeaisons, ce qui peut s'expliquer par le comportement des couples de choucas qui s'épouillent mutuellement le cou, ce qui était compris à l'époque comme s'ils souffraient de démangeaisons. Ce « grooming » réciproque existe aussi en dehors de la reproduction  et permet d’atteindre des zones hors de portée de leur propre bec. Avec d’autres comportements, cela participe à  renforcer les liens du couple et à maintenir la monogamie.

les proverbes

Sur une collection de 7000 proverbes, 148 mettaient en scène des oiseaux dont 17 des corvidés." Un choucas se pose souvent à côté d'autres choucas", ce qui correspond à peu près à "Qui se ressemble s'assemble". C'est sans doute fondé sur l'observation de l'attachement permanent des couples et de leurs comportements si souvent parallèles ou réciproques lors de l'épouillage. Cette imitation du congénère se retrouve aussi chez l’Homme et a été expliqué par la découverte des neurones-miroir.

- Wilhelm Busch (1832-1908)

Ce dessinateur écrit entre autres "Hans Huckebein, le corbeau malchanceux" qui commence par : 

"Ici on voit Fritz, l'enfant espiègle,/ Près de Huckebein, le jeune corbeau. /Et ce Fritz, comme tous les enfants, /Aimerait bien avoir un corbeau. /Déjà il s'éloigne sur la branche, /L'oiseau qui s'en méfie beaucoup."  De nombreux jeunes gens ont grimpé aux arbustes et élevé de jeunes corvidés, avant que des lois strictes soient instituées. La connaissance se développa principalement sur la phase d’imprégnation pendant le séjour au nid, c’est à dire un processus d’apprentissage précoce et rapide au résultat irréversible. S’il s’agit d’un jeune élevé à la main, cela donnera une imprégnation par l’Homme. Busch décrit de manière abrupte dans son histoire quelle suite cela peut avoir :

Entre ces deux scènes, Hans Huckerbein a embêté la tante par ses amusements et plaisanteries, mais bientôt aussi en mettant le désordre et en l’énervant.

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Que fait cette corneille accrochée la tête en bas avant de se lâcher dans le vide et de recommencer ? Elle joue, tout simplement…

 

Ce faisant, Busch a décrit et exagéré la curiosité et la facétie, deux des caractéristiques des corvidés. Et ce sont précisément ces qualités qui mèneront le sympathique Hans Hukebein à son destin.

- Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock a su utiliser de main de maître la peur ancestrale que suscite ces oiseaux noirs à la voix rauque et aimant s’assembler en troupe.

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 Les corneilles peuvent effectivement former des groupes plus ou moins importants, mais tout le monde n’en a pas peur…

Au début, dans "Les Oiseaux", le maitre s'en tient à des faits scientifiques : les corneilles et les corbeaux forment des troupes d'individus non nicheurs qui parcourent ensemble les cultures. Quand il les fait s'attaquer à l'homme, il profite sans compter de la liberté créative de l'artiste.

 

- Wolf-Rüdiger Marunde

Dans les quotidiens et les colonnes du courrier des lecteurs du 20ème siècle, les corbeaux sont toujours sournois, gloutons et méchants. Dans les dessins animés et bandes dessinées pour enfants, les corbeaux jouent le rôle de farceurs et de finauds : Abraxas , le compagnon de "La petite sorcière"; (Otfiel Preussler); "Quand les corbeaux étaient colorés" ( Edith Schreiber-Wicke) , "le Corbeau de neige" (B.Hächler)... pour n'en citer que quelques-uns. Le dessinateur et cartoonist W-R. Marunde est un représentant de la BD particulièrement marquant. Dans sa série "Marunde Landleben", il utilise des expériences et observations faites dans sa région natale. Deux corneilles observent et commentent une affiche de cinéma :

Lui : " C'est une parade nuptiale. Comme marque de sympathie, le mâle donne à son élue des vers et des larves mâchouillés. Ils appellent ça des baisers."

Elle :"Beurk !"

Les scientifiques sont tentés d'expliquer rationnellement tous les phénomènes, ce qui est facile dans l'exemple précédent. L’offrande de nourriture est comprise comme une représentation de la nourriture de la future couvée, ce qui amène à des becquées ritualisées, sans apport de nourriture. L’offrande affermit les liens du couple chez beaucoup d'espèces d'oiseaux et procure de la nourriture supplémentaire pour la période très énergivore de la ponte. Chez les humains, de nourriture, le baiser devient l'expression d'une tendresse, elle aussi sans échange de nourriture, comme sur l'affiche de cinéma.

Konrad Lorenz a raconté avec ses expériences sur des choucas élevés à la main et imprégnés à quel point la frontière entre humains et oiseaux n'était pas infranchissable : " Ce  Choucas mâle devenait lassant à vouloir de toute force me nourrir de la friandise à son goût la plus délicieuse. Il avait ainsi compris de manière remarquable que la bouche humaine était un orifice; je le rendais très heureux quand j’ouvrais les lèvres en poussant des cris de quémandage. C'était déjà beaucoup de dévouement de ma part, car, moi non plus, je n'aime pas beaucoup le ver de farine dilacéré et mélangé à la salive de choucas. Si je n'allais pas ainsi à la rencontre de l'oiseau, je pouvais faire attention à mes oreilles, sinon j'avais en un clin d'œil un conduit auditif rempli d'une bouillie chaude de vers de farine et jusqu'au tympan, puisque le choucas pousse profondément la nourriture avec sa langue dans le gosier des jeunes ou des femelles."

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 Ces jeunes oies suivaient Conrad Lorenz comme s’il était leur mère… pour elles, il était d’ailleurs leur mère : c’était le résultat de leur imprégnation précoce par les soins prodigués par le chercheur.

 

(…)

 

- Dans la presse de l'Aargau

Tirés des journaux cantonaux, 3 exemples:

- "Une corneille agressive blesse une femme à coup de bec jusqu'au sang.

Aarau : tout est allé très vite. En passant en vol, une corneille a blessé une femme à la tête.(Aargauer Zeitung 16 Mai 1997)

Le titre de ce premier exemple montre la Corneille, au moins correctement nommée, comme une brute sanguinaire. Dans l'article, on mentionne l'explication que la corneille voulait protéger sa famille. Cette explication n'a en rien servi à la corneille et à deux autres, immédiatement tuées. Nous supposons qu'un jeune était perché dans un buisson et que, le voyant en danger, la corneille, surmontant sa peur, a voulu le protéger. Un comportement qui mérite carrément notre respect.

 

- "60 Choucas tués par empoisonnement. Château de Hallwyl : la population décimée d'un tiers- l’opération se poursuit. (Mittelland Zeitung 30 Juin 2006)

A proximité du célèbre château au bord de l'eau, un paysan combattait les corneilles avec des grains de blé empoisonnés. Ils furent consommés aussi par des choucas de ce qui était à l'époque la plus grosse colonie de Suisse. Une centaine furent victimes de l'opération. Pour le nidificateur en colonie, son goût pour la vie en groupe le poussa vers le malheur. Même en dehors de la période de reproduction, les choucas préfèrent se déplacer en groupe. Autour des zones de nourrissage et des dortoirs, le Choucas aime se mêler aux autres corvidés. Le "cas Hallwyl" fut assez déprimant, car lors de l'assainissement de la maçonnerie terminé peu avant, le plus grand soin avait été pris des choucas, ce qui avait permis de maintenir l'effectif nicheur.

Choucas construit_Compans_2avr2011recadrée.jpg

Le Choucas apprécie les vieilles cheminées pour y faire son nid

 

Mais il ne faudrait pas se cantonner aux exemples négatifs :

- "Histoire vécue : un oiseau étonnant.

Fridolin vient se poser sur Nathalie : quand le choucas apprivoisé d'Aarau voit l'étudiante en sociologie, il ne demande qu'à être gratté dans la nuque" (Schweizer Familie n°20/ 2008)

Un choucas visiblement élevé par des soins humains a tissé des liens d'amitié avec une étudiante en sociologie et l'attend tous les dimanches à Aarau, se laisse gratter le plumage et se blottit affectueusement contre sa "partenaire". Cette histoire inspira pendant plusieurs semaines le monde des média. La trace de Fridolin le bien-aimé s'est ensuite perdue.

Pendant l'automne de la même année, on a apporté au centre suisse de protection des oiseaux un choucas apprivoisé, qui, à Gontenschwil (15km au SW d'Aarau),était entré dans une pièce et s'y était ensuite comporté comme s'il était chez lui. Dans la station de soins, l'oiseau s'est posé sur mon épaule avec un "tschock" d’encouragement (cri de quémandage de nourriture) et s'inclina en faisant vibrer sa queue. C'est par ce comportement que la femelle salue son partenaire. Le choucas s'était donc épris de moi en une fraction de seconde. L'oiseau avait visiblement été élevé par un homme grisonnant aux yeux bleus et "souffrait" d'une imprégnation fautive envers les humains de ce type. Des recherches parmi les collègues partageant ces caractéristiques se révélèrent cependant négatives. Je devais accepter cette sympathie comme complètement personnelle et j'ai nourri mon amoureuse selon la méthode Lorenz, mais en inversant les rôles. S'agissait de Fridolin ? Nous n'en aurons jamais la preuve.

Conclusion

Les conflits avec les corvidés sont le plus souvent la suite d'une incompréhension et jamais l'expression d'une sournoiserie, méchanceté ou voracité. Les corvidés prennent leur place dans les cultures humaines ou se rapprochent de nous, suite à leur arrivée dans les villes et villages observée ces dernières décennies. Là, ils nous montrent encore plus leurs traits comportementaux innés directement devant nos fenêtres et effraient les âmes sensibles par leurs simulacres, leur chasse aux petits oiseaux, leurs attaques des animaux domestiques et leur voix bien peu euphonique.

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C’est vrai que les corneilles et les chats ne font pas bon ménage, mais… la faute à qui ?

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 Dans les discussions sur les mesures à prendre contre les dérangements et les harcèlements, la peur, la haine et les préjugés sont de mauvais conseillers : ici on demande un raisonnement pragmatique et une technique objective, ce pourquoi les connaissances sur la biologie et l'éthologie des corvidés sont indispensables. Cet article vise à y contribuer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

04/08/2013

Les éperviers du 19ème arrondissement

Samedi dernier (27/7), descendant à vélo de la porte des Lilas (paris 19ème), j’ai eu la joie d’entendre les cris de jeunes éperviers, puis d’en voir un « chatouiller » les pies du secteur : sans l’avoir vu, je suppose que le nid était situé en contre-haut du…Bd Périphérique !

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Un article récent (très récent, même…. il est sorti cette semaine !) du Passer (revue du Corif) mettait en évidence la grande tolérance au bruit de l’espèce en ville : je me paie le luxe de me confirmer moi-même…. ;-)

 

Avant-hier vendredi 2/8, voulant aller à la Courneuve, je passe devant le Zénith (comme des dizaines de fois ce printemps….) et j’entends les mêmes cris ! Je me mets à douter mais je trouve assez facilement le nid qui prouve que les 2 jeunes observés étaient bien nés sur place !

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Ils avaient vue directe sur les files d’attente des spectateurs du Zénith !

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Et en plus, il y a les travaux de la Philharmonique juste à côté….

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Si on résume, cela fait 3 nichées connues pour le 19ème arrondissement, avec 1.5 km environ entre les nids !

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En plus il y  a un autre couple au cimetière parisien de Pantin et sans doute plusieurs sur la côte de Romainville, à 2 km environ respectivement du Zénith et  du réservoir des Lilas… jolie densité, quand même !

 

Et pour me combler d’aise, les jeunes du Zénith sont très coopératifs ( ils veulent se lancer aussi dans le spectacle ?...). En voici un que fait la roue en laissant pendre les ailes de manière assez surprenante ( un bain de soleil aux premiers rayons de la journée ?).

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Les 2 sœurs ( ?) l’une à côté de l’autre….

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… et l’une d’entre elles en train de quitter la scène !

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13:10 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/07/2013

Les faucons crécerelles aux Olympiades...

Non, il ne s'agit pas d'ouvrir une compétition de vol en St Esprit aux Jeux Olympiques ! Les Olympiades sont un quartier du 13ème arrdt parisien dont les tours qui dépassent 100 m de haut n'évoquent pas au premier abord la présence de rapaces !

Et pourtant, les fidèles de mon blog ont déjà pu en voir des images à propos des Faucons pèlerins qui y ont séjourné et qui ont permis de réaliser un sujet pour l'émission E=M6 (au cours de laquelle une buse et un épervier nous avaient survolés....).

Cette fois-ci, nous en parlons de nouveau à propos de crécerelles... Cela fait déjà un certain temps que les observateurs locaux pensaient à la présence d'un couple dans le secteur mais sans pouvoir le localiser. L'année dernière, un couple (le même ?) avait niché dans le contrepoids d'une grue !

Cette année, c'est le 14 juillet que le mystère a été levé par Pierre Delbove qui a trouvé le nid.... à hauteur de ses yeux !

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Ces jeunes sont exactement dans la bonne position pour voir le nid...

Olympiades2013-detail-recad.jpg

... qui est donc dans une jardinère accrochée au rebord d'une fenêtre d'un appartement sans doute inoccupé ! 

Ce n'est pas le premier cas de nidification dans une jardinière : une famille se laissait même nourrir à la main par les occupants du lieu il y a quelques années dans une tour de Bobigny ! Le Crécerelle est vraiment une espèce très adaptable : c'est d'ailleurs pour ça qu'on la trouve en ville...

Evidemment, l'inévitable Yves Gestraud était passé immortaliser la famille quelques jours avant mon passage...

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Vous pouvez voir sur sa photo que les jeunes ne sont pas tous du même âge : il y a 2 "grands", près de l'envol, un plus jeune qui garde un peu de duvet et puis celui qui restait lors de ma visite et qui, ici, est encore en duvet.

Cela s'explique par la manière dont se passe l'incubation : chez les passereaux, les oeufs sont pondus chaque matin mais la femelle attend la fin de la ponte pour commencer à couver, ce qui fait que tous les oeufs vont éclore le même jour. Chez les rapaces, l'incubation commence avant la fin de la ponte : ici, semble-t-il , après les 2 premiers oeufs. Comme en plus il y a 2-3 jours entre la ponte de 2 oeufs successifs, il peut y avoir une différence notable d'âge entre les plus grands et le petit dernier... qui en pâtira si la nourriture vient à manquer : ses grands frères et soeurs n'hésiteront pas à l'empêcher de manger, ce qui peut le mener à la mort, éventuellement "aidée" par sa charmante fratrie qui ne pleurera pas trop en déchiquetant son corps.... Ca s'appelle du "caïnisme" ( pourquoi ? Relisez l'histoire de Caïn et Abel....)

Cruel ? Si tous les jeunes avaient le même âge, la disette les pousserait à se battre à force égale, ce qui risquerait d'amener à la perte de toute la nichée au lieu d'un seul....

 

17:45 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/06/2013

La crécerelle des beaux quartiers

En forme d'illustration de notre W-End "Faucons à N-Dame" et pour faire un peu de teasing pour la conférence " Les Faucons crécerelles de Paris" (cf. billet précédent), je vous présente aujourd'hui l'un des Faucons crécerelles les mieux logés de Paris....

Sur cette photo, prise depuis l'avenue de Wagram, vous voyez un des sites de nid le plus anciennement connu de Paris (1989)... Où ça ? Cherchez bien....

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On agrandit un peu.... vous voyez mieux ?

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Mais si, dans le coin en bas à droite....

Crécerelles-ArcTriomphe2013 frise-fragment-red.jpg

Même que M. Crécerelle est venu nourrir sa petite famille....

Crécerelles-ArcTriomphe2013-redressée-recadrée.jpg

Quand on pense qu'il y avait un couple qui nichait là ( la lucarne en haut à gauche)....

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...on se dit que chez les crécerelles aussi l'injustice règne ! 

 

18:24 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/03/2013

Le Pèlerin nicheur à Paris…. et à Pont-à-Mousson !

 

Ca y est les 2 nouvelles pérégrinophiles que j’attendais le plus sont arrivées : il y a enfin un couple de Faucon pèlerin nicheur à Paris… et un autre chez moi, à Pont-à-Mousson (54) !

A Paris, nous n’aurons attendu que 2 ans : pendant l’été 2011, un couple était repéré sur la cheminée de la CPCU du 15ème arrdt, à un jet de pierre de la tour Eiffel. Heureuse coïncidence, cette cheminée avait été équipée il y a 15 ans par D.Robert, au nom du CORIF, d’un nichoir destiné à accueillir un couple de Faucon crécerelle.  

 

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Bizarrement, la 1ère année, le couple semblait plus intéressé par le coin SE de la cheminée et négligeait le nichoir. Cette année, le couple a semblé découvrir le nichoir et la LPO a négocié la pose par la CPCU d’une caméra. Bonne intuition ! Le couple n’a pas semblé gêné par cette notoriété numérique (ils sont visibles sur le site http://rapaces.lpo.fr/faucon-pelerin/suivi-par-camera ). On a pu y assister à des comportements de couple….

 

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puis, début mars, à la ponte du 1er, puis successivement de 2 autres œufs !

 

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Ca y est le Pèlerin est officiellement nicheur dans Paris intra-muros qui rejoint ainsi la longue liste des capitales européennes hébergeant un couple de Pèlerins ( Londres, Bruxelles, Barcelone, Varsovie, Zürich, Hambourg, etc.) Il ne reste plus qu’à espérer que la couvée sera fructueuse….

 

Autre capitale, autre couple : Pont-à-Mousson (54), une des premières villes lorraines à accueillir un pèlerin hivernant, il y a 11 ans ! Je me souviens encore de mon émotion quand, franchissant le pont qui traverse la Moselle, j’ai vu passer en décembre 2001 un pèlerin que j’ai ensuite retrouvé sur l’abbaye des Prémontrés. Depuis je le retrouvais chaque année (lui ou un autre…), parfois un couple, mais chaque année il désertait ma bonne ville natale à l’approche du printemps. ( voir un précédent billet http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2011/02/18/des-pelerins-aux-premontres.html ). Pendant cette période, l’espèce s’installait en ville à Nancy ( sur la basilique ND de Lourdes puis les Moulins de Tomblaine), à St Nicolas de Port, à Metz…. mais rien à Pont !

 

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Un montage que j'ai déjà utilisé sur ce blog, à partir d'une photo de fev 2011

   Les choses changeaient cette année avec le séjour d’un couple toute l’année 2012. Début mars, j’avais pu assister à des comportements prometteurs (apport de proie, creusement d’une cavité ) avant d’assister à un accouplement…. mais ce n’était pas encore la preuve tant attendue ! Elle est arrivée vendredi 24/3 : P.Behr, qui consacre tout son temps libre aux pèlerins lorrains, http://p.behr.free.fr/blog/index.php?2013/03/22/463-1ere-nidification , trouvait enfin la femelle en train de couver… mais pas du tout à l’endroit attendu : au lieu de se mettre à l’abri dans une tour ou dans un clocheton, la femelle couve à l’air libre, juste protégée des vents dominants du NW…

 

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photos P.Behr

Là aussi, on ne peut qu’espérer que cela se poursuive bien !....

 

25/02/2013

Rassemblement de copines... ou de rivales ?

Mercredi dernier (21/3), un magnifique soleil illuminait les Buttes-Chaumont ( qui étaient aujourd'hui sous la neige....c'est un autre charme !) et je terminais comme d'habitude ma visite du parc par l'extrémité sud où se trouve toujours une troupe d'une trentaine de corneilles ( au moins !), attirées en particulier par les noix d'Amérique qu'on y trouve. Avant d'arriver à l'endroit habituel, je tombe sur une assemblée de ces oiseaux qui se tenaient sur un coin de pelouse au pied d'un arbre.

1Corneilles-rassemblement_BChaumont-fev13_red.jpg

Pas d'animosité excessive, ni de vraie bagarre, alors que cette espèce est capable dans certains rassemblement de déchainements de violence impressionnants !

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La tête hérissée du 2ème oiseau en partant de la gauche montre quand même qu'il se passe quelque chose.... le soleil raviverait-il les hormones qui sont déjà stimulées par l'augmentation de la longueur du jour depuis plus de 2 mois.

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Cette photo pourrait faire croire à un combat aérien...il n'en est rien ! En fait les 2 oiseaux ont sauté en l'air en même temps mais ne se sont pas affrontés. Les minutes qui ont suivi ont été ponctuées par ce genre de sauts, qui n'ont pas concerné que ces 2 individus....

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...la preuve : cet individu, qu'une carence alimentaire a transformé en "Corneille Gordini", s'y est mis aussi. Au fait cela confirme l'impression que j'ai eue, à savoir que la troupe était surtout constituée d'immatures ( le phénotype "gordini" ne peut apparaître qu'au moment de la première pousse des plumes dans le nid, les mues ne pouvant donner que des taches blanches irrégulières) .

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Il s'agit bien d'un saut vertical, avec des battements frénétiques des ailes pour monter, suivi d'une descente en parachute !

Progressivement le groupe s'est défait et à la fin il ne restait plus que quelques oiseaux parfaitement calmes, dont un ne semblait pas très inquiété par ma présence...

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 Quelle était la signification de ce rassemblement ? J'écris sans avoir fait de recherches bibliographiques, mais cela fait bien penser à des parades aériennes pour constituer les couples parmi les non-nicheurs, principalement nés en 2012, à l'approche de la saison de nidification : j'ai déjà vu les corneilles qui nichent devant mes fenêtres casser des brindilles et se poser sur leur ancien nid....

 

 

06/01/2013

Alerte, les corbeaux attaquent !

 

Voici un titre qui sous une forme ou sous une autre s’est retrouvé dans tous les journaux qui surveillent plus leur chiffre de vente que leur conscience professionnelle… sans parler des forums sur Internet qui attirent tous ceux qui sont victimes de toutes les catastrophes du monde !

 

En général, ça commence par une référence hitchcockienne, puis ça continue par une proclamation d’amour pour les animaux, ça continue par une description horrifique de ces oiseaux noirs à l’air méchant qui nous surveillent et qui s’attaquent à tout ce qui nous est cher ( chat, enfant, maison) pour se conclure par un appel à l’aide et une difficile résignation à la nécessité de détruire ces bêtes du diable….

 

Je caricature ? à peine ! Tapez « attaque corbeau » dans un moteur de recherche et vous verrez….

 

En essayant de ne pas prêter de sentiments humains à des animaux dont le comportement a en général des explications rationnelles, nous allons tenter de mettre un peu d’ordre dans ces phénomènes qui existent malgré tout et dont on peut comprendre qu’ils déclenchent la peur ou l’exaspération chez ceux qui en sont victimes… Je ne prétends cependant pas y apporter des solutions qui marchent à tous les coups…  les animaux sauvages restent heureusement en partie imprévisibles !

 

Je crois que ces comportements anxiogènes peuvent se ranger en 4 catégories :

 

à une corneille attaque toutes les personnes qui passent dans une zone restreinte au moment de la reproduction ( avril-juin en général). Le meilleur exemple est cette corneille américaine qui attaque tous ceux qui passent sur un pont de Portland dans l’Oregon. Pour en voir quelques scènes, cliquez sur la photo ci-dessous.

 

corneille-attaque_video.jpg

 

Dans ce cas, il s’agit de la défense du territoire : la corneille a construit son nid dans le secteur et craint que les humains viennent le détruire  (crainte justifiée par de nombreuses expériences de ses ascendants….). Il suffit donc d’éviter le secteur jusqu’à l’envol des jeunes. Parfois le comportement vise des prédateurs éventuels (chat en particulier) et peut durer un peu plus longtemps, jusqu’à ce que les jeunes soient émancipés.

 

à une corneille s’attaque à une personne en particulier et peut même la suivre en dehors de son territoire potentiel. C’est le cas de cette femme du Territoire de Belfort  qui pouvait être légitimement inquiète…. même s’il faut sans doute faire un peu le tri entre ce qui s’est réellement passé et ce qu’elle a cru voir !

lire http://www.leparisien.fr/societe/persecutee-par-une-corneille-13-07-2012-2088785.php

Le plus probable est, comme exposé dans l’article cité, que cet oiseau ait été élevé par une personne qui ressemblait à cette dame et que, l’ayant « reconnue », l’oiseau cherche à la rejoindre et à se poser sur son bras ou son épaule comme le font souvent les corvidés apprivoisés. C’est la peur de cette dame qui transforme cette attitude « gentille » de la corneille en agression insupportable vécue par la dame…  

 

Corneille_florient.jpg

Un de mes anciens élèves avec sur l'épaule une jeune corneille qu'il avait recueillie 

(photo tirée de son blog http://lesoiseaux93.skynetblogs.be/ ..... depuis il a fait des progrès en orthographe ! )

 

D’ailleurs un lecteur de l’histoire de Belfort raconte sur le site du Parisien une histoire intéressante «Il m'était arrivé la même chose avec une pie : elle était méchante, elle m'avait blessé à plusieurs reprises mais un jour j'ai décidé de l’adopter, de la nourrir et surtout d’arrêter de me préoccuper d'elle. Beh depuis 2 ans elle fait partie de la famille, elle va elle vient un cou sur l'épaule ou dans son arbre .. Elle est gentille comme tout… Alors, que c'est-il passé ? Mystère ». En fait de mystère, sans doute une pie apprivoisée qui s’était perdue.Une autre possibilité, heureusement nettement plus rare, est que la corneille ( ou une corneille de sa famille) a été maltraitée  par une personne qui ressemblait à cette dame et qu’elle «  se venge »…. J.M. Marzluff a montré à Seattle qu’une corneille maltraitée peut transmettre à ses enfants sa hargne contre une personne qui l’avait maltraitée !

 

 

à autre possibilité, qui a sans doute inspiré directement le début du film d’Hitchcock : une corneille vient frapper au carreau, voire se jette sur une fenêtre et revient sans cesse à l’attaque : l’interprétation classique est que la corneille voit son reflet dans la vitre et croit y voir un rival sur son propre territoire. Elle fait donc son travail d’oiseau territorial : elle tente de chasser l’intrus et, comme l’intrus reste là, elle n’arrête pas d’attaquer ! Cependant, il m’étonnerait fort que, comme je l’ai lu sur certains forums, elle soit capable de rayer le carreau avec ses griffes et son bec : seul le quartz et le diamant peuvent rayer le verre…. pas la corne qui forme nos ongles et leur bec ! La solution ? Sans doute masquer la fenêtre par un rideau externe, au moins pendant quelques temps.

 

à dernier problème : les corneilles se prennent de passion pour les joints de vos carreaux et passent leur temps à les arracher, ce qui ne vous remplira pas d’aise on s’en doute ! Pour proposer une explication, je traduis la réponse donnée par le Dr. Kevin J. McGowan du laboratoire Cornell d’Ornithologie sur le site  http://www.birds.cornell.edu/crows/crowfaq.htm#wiper . Celui-ci répondait à une question sur des corneilles qui s’attaquaient à des balais d’essuie-glace….

« les corneilles sont très curieuses et il est possible que ce caractère l’ait poussé à explorer les essuie-glace.(…). Les essuie-glace sont exactement le genre d’objets avec lesquels les jeunes corneilles peuvent avoir envie de jouer : souple mais résistant , assez mou pour se plier mais assez solide pour mettre un peu de défi.

 

Corneille-curieuse_red2.jpg

La corneille est vraiment un oiseau très curieux....

Les jeunes corneilles de première ou deuxième année jouent souvent avec des objets non comestibles qui n’intéressent pas les corneilles plus vieilles.De plus, les frères et sœurs s’observent mutuellement et se disputent ces objets (que ce soit une plume, une baguette ou peut-être un balai d’essuie-glace). Il est ainsi possible qu’une jeune corneille ait découvert à quel point les essuie-glace pouvaient être amusants et l’ait « appris » aux autres membres de la famille ». En remplaçant « essuie-glace » par « joint de fenêtre » on ne doit pas être trop loin de l’explication…. La solution ? Notre professeur propose 2 solutions : le harcèlement des corneilles dès qu’elles s’approchent de votre voiture ( resp. votre fenêtre) : elles finiront par vous prendre en grippe et ne pas revenir. L’autre solution, moins fatigante : introduisez un élément de nouveauté autour de votre voiture ( resp. fenêtre) , une guirlande de couleur par exemple… Les corneilles ont horreur de la nouveauté et cela peut suffire à les dégoûter de votre voiture (resp. fenêtre)….. Je serais heureux d’avoir des retours d’expérience !.... ;-)