13/12/2016

Les merles se gobergent de mousse...

Je passe régulièrement sur une sorte de passerelle qui longe le cimetière de la Villette (Paris 19ème) et cela fait longtemps que j'ai remarqué que les merles du secteur semblaient apprécier la mousse qui pousse entre les lattes de la passerelle. J'y ai vu jusqu'à 8 merles s'en délectant sur une longueur d'à peine 3 mètres de passerelle.

Après leur départ, les traces de leur gloutonnerie restent visibles...

 

Merle-mousse-cimetièreVillette (2)red.JPG

Le question est : pourquoi n'y a-t-il que ce tronçon dont la mousse est appréciée par les merles locaux ? La passerelle mesure environ 150 mètres de long et il n'y a que 10-15 mètres qui sont concernés...

J'ai vérifié qu'il y a de la mousse entre les lattes de toute la longueur de la passerelle, sauf sous deux conifères dont les aiguilles empêchent visiblement la mousse de pousser. Je n'ai pas trouvé de différences qui opposent la zone visitée par les merles et le reste de la passerelle.

On peut supposer que ce n'est pas la mousse qui les intéresse mais que les merles y trouvent une source de nourriture : invertébrés ? graines ? Le mystère perdure...

 

12:24 Écrit par Frédéric dans Histoires parisiennes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/12/2016

En remontant le canal de l'Ourcq

Pour me rendre hier à l'Assemblée générale du Corif au parc de la  Poudrerie (Sevran), j'avais décidé de rejoindre en métro le parc de la Bergère à Bobigny pour continuer à pied le long du canal de l'Ourcq. Le temps n'était pas terrible et les oiseaux étaient peu actifs. J'ai cependant fait quelques rencontres sympathiques...

Je tiens à préciser que les photos ont été prises au smartphone, ce qui explique leur qualité médiocre mais permet de souligner la faible distance de fuite des animaux illustrés!

La première surprise fut l'apparition d'une flottille de 11 Bernaches du Canada qui nageaient vigoureusement vers l'aval.

Bernche-recad-red.JPG

L'espèce n'est pas rare en région parisienne. En Seine-St-Denis, on y trouve des troupes qui vivent, en particulier au parc du Sausset et à la Courneuve en particulier et ces individus bougent dans la journée.

Un peu plus loin, ce fut un héron qui s'est laissé photographier sans problème.

Héron-recad2.JPG

Quand je pense que dans ma jeunesse, le héron était une espèce rare et craintive...

Héron-broyuillard.JPG

Le brouillard donne parfois un charme mélancolique aux paysages, même les plus urbanisés.

Ensuite ce sont des mammifères qui se sont montrés : des Ragondins, à ne pas confondre avec des Castors !

Ragondins1.JPG

Si on ne voit pas sa queue, qui est cylindrique et non aplatie, ses belles bacchantes blanches permettent de le reconnaître.

Ragondin red.JPG

Un peu plus loin, il y en avait un de taille respectable... et vraiment pas craintif !

En approchant de Sevran, je retrouve le lieu de nourrissage "sauvage" habituel...

Nourrissage.JPG

Une occasion de rappeler qu'on pourra essayer n'importe quoi pour limiter les pigeons ou les corneilles, tant qu'on les nourrira, rien ne sera efficace !

Enfin, l'écluse de Sevran m'a permis de revoir un spectacle que j'affectionne : la Poule d'eau funambule... C'est un endroit qui sert aussi de reposoir à des mouettes rieuses.

Ecluse-Sevran.JPG

J'en ai même vu une traverser l'extrémité du lac Daumesnil sur une enfilade de chaînes métalliques qui bloque l'accès aux barques.

En plus, j'ai pu noter des perruches, des cygnes, un tadorne casarca une bergeronnette des ruisseaux, quelques cormorans et à l'arrivée, le parc de la Poudrerie m'a permis de voir ou d'entendre les Pics vert, épeiche et mar, le Pigeon colombin et plein d'autres espèces...

Pour reprendre ma devise, "Pas besoin d'aller bien loin pour voir des oiseaux !"