14/03/2012

Les chants du Serin et de la Fauvette à tête noire

Alors, les chants commencent à vous rentrer dans l’oreille ? Vous faîtes, j’espère, quelques séances de révision avant de passer à la suite ! Comment chante le Troglodyte ? De manière explosive bien sûr….  Vous êtes donc en forme pour apprendre deux nouveaux chants qu’on commence à entendre ou qu’on ne va pas tarder à entendre.

Le Serin ne nous a jamais complètement quittés en hiver : des troupes se sont réfugiées dans les friches riches en petites graines qui vont leur permettre de tenir tout l’hiver. Cette année, le froid a sûrement fait des ravages chez les hivernants mais comme il n’y a pas eu de neige - du moins autour de Paris - ils ont pu continuer à trouver leur nourriture : une neige durable leur pose plus de problèmes…

 

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Le mâle de Serin est assez facile à reconnaître à sa taille, sa couleur et... son chant ! ( photo O.Laporte)

Il lui suffit alors d’un peu de douceur et de soleil pour se mettre à chanter, même en plein hiver, ce qu’il n’a pas manqué de faire cette année dès le mois de janvier ! Mais c’était quand même un peu plus retenu et moins éclatant que le chant qu’il nous fait maintenant avec l’arrivée du printemps… En vous rendant sur le site de la sonothèque du Corif http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf10.htm , juste à côté du Verdier, vous pouvez entendre son chant : une cascade de sons aigus et un peu métalliques qui n’ont pas de raison de s’arrêter de couler ! Ce trille peut durer nettement plus longtemps que sur l’enregistrement, surtout quand il est produit au cours du vol nuptial : on voit alors le serin papillonner avec des battements d’ailes plus lents que pour son vol normal, ce qui lui donne une apparence fort surprenante pour quelqu’un qui le voit pour la première fois ! L’oiseau tourne en l’air, souvent pour revenir ensuite se poser à son point de départ, par exemple la plus haute branche  d’un arbuste, ce qui lui permet de marquer son territoire à l’ouïe des serins de passage !

La Fauvette à tête noire, l’oiseau au béret (noir pour les mâles, brun pour la femelle), a aussi laissé quelques représentants hivernants dans le nord de la France mais sans doute moins que de serins et son retour à la mi-mars est plus marqué et signe pour moi l’arrivée du printemps : les migrateurs en halte n’hésitent pas à joindre leurs chants à celui des locaux qui ont repris possession de leur territoire : on peut alors avoir quelques concerts bien énervés !

 

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L'attitude typique du mâle de Fauvette à tête noire en plein concert ! (photo Olivier Laporte)

La Fauvette à tête noire fait partie des meilleurs chanteurs de nos régions : http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf3.htm  Un son qui peut être presque aussi chaud que celui du merle, des variations à l’infini - certaines sont de très bonnes imitatrices… - plus calme que celui de la Fauvette des jardins (et beaucoup plus que celui de la grisette !). Attention, ce chant fort, flûté, varié est précédé par une séquence plus en sourdine, au rythme plus énervé, qui fait souvent hésiter l’ornithologue entre plusieurs fauvettes… Il faut attendre le forte pour reconnaître l’origine du chant ! Pour cette espèce, comme pour la grive musicienne, il est plus important de se mettre dans l’oreille son timbre et son rythme que d’essayer de retenir le motif de toutes ses phrases possibles… il y en a beaucoup trop !   

Commentaires

merci

Écrit par : alami rabie | 21/11/2012

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