26.02.2010
L'Atlas des oiseaux de Paris arrive !
Depuis le temps qu'on en parle...il arrive !
"Les oiseaux nicheurs de Paris - un atlas urbain" est annoncé pour la mi-avril 2010 chez Delachaux et Niestlé.
En avant-première, voici la couverture et la page de dos ("la 4ème de couverture") tels que vous les aurez bientôt entre les mains, car je suis sûr que vous allez tous vous précipiter dans votre librairie favorite pour commander notre Atlas...

et pour quelques détails supplémentaires sur le livre et les auteurs...

19:34
Écrit par Frédéric
dans l'ornithologie urbaine en marche |
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21.02.2010
Automne 2009
Et voici pour finir de rattraper mon retard la dernière synthèse saisonnière qui manquait.....
AUTOMNE 2009 (1/9 - 30/11/09)
L’automne 2009 a été moins productif que l’automne 2008 (86 espèces contre 101), peut-être à cause de la « décompression » post-Atlas, mais aussi – paradoxalement - à cause du beau temps avec vent de N-est qui a souvent régné en octobre, ce qui a rendu les suivis migratoires certes agréables du point de vue météo, mais spécialement improductifs, les oiseaux passant particulièrement haut !
Chez les gros oiseaux, l’évènement spectaculaire de l’automne (signalé dans l’édition du « Parisien » !) est sans conteste le passage avec arrêt nocturne, d’un groupe de 70 Cigognes blanches sur l’église St Vincent de Paul et les échafaudages autour de la gare du Nord du 8 au 9/9 dont une partie est revue ensuite au-dessus du parc Montsouris.

Bon d'accord, la photo n'est pas prise à Paris, mais je la trouve sympa....
L’espèce est d’observation de plus en plus régulière au-dessus de Paris, mais l’effectif est un record absolu !... Autre échassier migrateur, une Grande Aigrette le 12/11. Les rapaces migrateurs fournissent toujours quelques observations sympathiques : un Milan royal le 22/10, un Balbuzard traverse Paris de Pantin au parc Montsouris le 10/10, une Bondrée le 10/9, une Buse le 6/10, Faucons émerillon (le 11/10) et hobereau (12/9, 2.10 et peut-être même 11/10). Les limicoles ne sont représentés que par 120 Vanneaux le 29/10 et une Bécasse le 17/11. Une rareté pour Paris : une Tourterelle des bois le 20/9.
Pour les passereaux en halte migratoire, on retrouve les classiques Gobemouches gris et noir, Traquet motteux (13 et 20/9), Rousserolle effarvatte, Bergeronnette printanière et Hirondelle rustique. Moins classiques : une Fauvette babillarde le 20/9, un Merle à plastron le 11/10, 2 Pipits spioncelle le 21/9.

......Cette photo-ci n'a pas non plus été prise à Paris, du moins ce Bruant des roseaux mâle est-il en plumage d'automne...
La 2ème vague de migrateurs a donné les alouettes des champs, farlouses et pinsons habituels avec parfois des Alouettes lulus, Corbeaux freux (21 et 31/10), Pinson du Nord (25/10), Bruants jaunes (19/10) et des roseaux (25/10).
Les derniers Martinets sont vus le 6/9 et les dernières Hirondelles de fenêtre sont au nid le 27/9 (nouveau record local).
Un problème déjà évoqué dans le résumé de l’été 2009 : en plus des individus en migration active notés ci-dessus, le Faucon hobereau a livré une série surprenante d’observations dans le sud de Paris (3 dans la première moitié de septembre) et en proche banlieue (Cachan). L’hypothèse d’une reproduction dans le secteur (au sens large) est encore renforcée !
10:33
Écrit par Frédéric
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20.02.2010
Eté 2009 à Paris
Comme quoi les vacances , ça sert à quelque chose...je viens de combler 6 mois de retard en quelques heures !
Eté 2009 (1/6/09 - 31/8/09)
Comme l’an dernier, l’été est la saison la plus pauvre en observations (69 espèces, comme l’an dernier), plus par absence d’ornithologues que d’oiseaux…
C’est pourtant une période très « rentable » pour prouver la nidification de certaines espèces, avec l’envol de nombreuses couvées. C’est ainsi qu’a été enfin prouvée la nidification du Roitelet à triple-bandeau ( aux Buttes-Chaumont) et de nouveau celles du Gobemouche gris, du Rougegorge, de la Rousserolle effarvatte, de la Perruche à collier, du Pic vert et de 2 couples de Martin-pêcheur. La naissance (3/6), l’élevage et l’envol (28/6) des éperviers de Montsouris ont été scrupuleusement suivis par Y et MY Gestraud.

Même s'il est du mois d'avril 2009, ce Faucon hobereau a vraiment été photographié à Paris par JB Alemanni !
Les passages et dispersions postnuptiales se sont traduits par certaines observations intéressantes : une Hirondelle de rivage le 28/6, une Mouette mélanocéphale à partir du 19/7, puis 5 le 27/7, 4 Bondrées le 2/8, un Faucon hobereau le 21/8, des Chevaliers guignettes le 22/7 et le 23/8, 8 Pouillots fitis au Père-Lachaise le 24/8 avec un Gobemouche noir.
L’observation d’un Moineau friquet à la Cité internationale et le cri de la Chouette hulotte dans le 7ème arrdt nous ont rassuré un peu sur le maintien de ces espèces dans Paris.
L’observation d’un jeune Hobereau accompagné d’un adulte le 24/8 à Montsouris pose la question d’une éventuelle reproduction dans le secteur….d’autant plus que l’espèce a niché très probablement aux bois de Boulogne et de Vincennes en 2009 !
20:15
Écrit par Frédéric
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Paris au printemps 2009
Je profite de mes vacances pour rattraper mon retard dans mes synthèses saisonnières....
PRINTEMPS 2009 (1er Mars - 31 Mai)
Faut-il mettre en cause une légère démobilisation liée à la fin du travail sur le terrain de l’Atlas des oiseaux nicheurs de Paris ? En tout cas, on remarque une légère diminution du nombre d’espèces notées dans Paris (82 contre 89 en 2008) avec quelques absences qui seraient inquiétantes si elles étaient avérées : pas de Moineau friquet ni de Bruant zizi dans nos observations (plus anecdotique : pas de Cygne tuberculé, mais il n’a jamais été établi à Paris).
Cette saison est le théâtre comme d’habitude du départ des derniers hivernants et des arrivées des premiers migrateurs tardifs. Les dernières Grives mauvis ont été vues le 4/4 et le premier Martinet noir a été noté le 6/4 ! De même il y avait encore quelques Tarins, un Gros-bec, une Bécasse des bois.

Pouillot fitis
Les passages d’espèces toujours un peu surprenantes en ville ont été notés : 6 observations de Pouillots fitis (dont 8 au père-Lachaise le 25/4 !), le Pouillot siffleur, le Gobemouche noir, le Rougequeue à front blanc pour les passereaux, une observation de Chevalier guignette au Musée d’Orsay , 2 observations de Cigognes blanches. Mais ce sont les rapaces qui ont, comme souvent , donné le plus de palpitations aux ornithos, un Balbuzard noté à 2 moments de sa traversée de Paris, un Buse variable, une Bondrée apivore, 4 observations de Faucon hobereau (dans la même quinzaine !), 3 Milans noirs ensemble.

Milan noir
Les 2 observations de Faucon pèlerin (autant que depuis l’an 2000 !) ressortissent à un autre enjeu : celui du pont de Grenelle venait sans doute de la Défense et , au moment où ces lignes sont écrites, on se doute que celle de l’avenue de Tolbiac annonçait une installation à Ivry….
Pour ce qui est des nicheurs, la nidification de la Perruche à collier et celle de l’Epervier sont suivies au parc Montsouris, 2 couples de Martin-pêcheur sont installés ( celui déjà connu et un autre à la limite exacte de Paris et d’Issy ), celle de la Mésange nonnette est prouvée aux Buttes-Chaumont et au square S.Bernhard et celle du Choucas est encore soupçonnée en 3 endroits (Bd Beaumarchais, « Frigos » de Tolbiac et porte de St Mandé). La Chouette hulotte est notée au Père-Lachaise et aux Buttes-Chaumont.
Pour les exotiques, une curiosité : la naissance de 4 oisons d’un couple oie à tête barrée x Bernache nonnette ( les jeunes ressemblent beaucoup à des nonnettes)
18:17
Écrit par Frédéric
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09.02.2010
C'est ma place !....
Un sujet fait polémique chez les ornithologues: les espèces dites "invasives"…
Tout d'abord, et c'est une partie du problème, il ne faut pas confondre automatiquement "exotique" et "invasive" : une espèce exotique n'est invasive que si elle a tendance à se développer et à poser problème au milieu qui l'accueille...Ensuite vient une autre question : que faire face à une espèce invasive ?....mais on ne l'abordera pas ici !
Pour parler de la Perruche à collier, pas de problème pour les 2 premiers termes de la définition : c'est une espèce clairement exotique (elle niche naturellement en Inde, en Asie du Sud-est et en Afrique subsaharienne ); elle est clairement en phase d'expansion en région parisienne : dans Alauda (2009 n°2), Ph. Clergeau, A.Vergnes et R.Delanoue montre que la population de perruches, établie en région parisienne dès les années 70, mais spécialement depuis 1990, s'est développée "à bas bruit" jusqu'en 2000 environ puis a "explosé" au 21ème siècle pour atteindre plus d'un millier d'individus en 2008.
La question est de savoir si l'espèce est gênante : pour les agriculteurs indiens, pas de doute, c'est une peste qui s'attaque aux récoltes de riz et d'arbres fruitiers ! Mais en France ? La perruche vit peu (ou pas) dans les milieux agricoles mais dans les parcs urbains :il n'y a donc pas de problèmes agricoles. De plus, aucun dégât n'est signalé sur les arbres des jardins. Il faut dire qu’ elle se nourrit beaucoup aux mangeoires.
Le problème concerne la concurrence avec les oiseaux cavicoles (= qui nichent dans des cavités creusées dans les arbres). Elle est incapable de creuser sa loge, tout au plus peut-elle agrandir une cavité dans un bois bien pourri ! Elle utilise donc en général des loges de pics ou des trous qui sont utilisés aussi par des étourneaux, des pigeons colombins et des sittelles. En plus, comme elle niche très tôt (les premiers accouplements ont eu lieu début février à Paris comme d'habitude), elle passe avant les autres.

Mais...c'est qu'elle me plairait bien cette loge !....photo Y Gestraud
Les avis divergent sur l'impact de la Perruche à collier: pour Bruxelles, l'atlas publié en 2008 montre l'absence d'impact sur le pigeon colombin (qui augmente) et la sittelle (qui se maintient). D.Strubbe et E.Matthysen en 2007 (Invasive ring-necked parakeets Psittacula krameri in Belgium: habitat selection and impact on native birds. Ecography 30: 578-588) pensent au contraire que la sittelle peut être affectée par la présence de la Perruche et complètent leur démonstration en 2009 (Experimental evidence for nest-site competition between invasive ring-necked parakeets Psittacula krameri and native nuthatches Sitta europaea. Biological Conservation) par une "expérience" qui montre qu'en cas de forte densité de perruches, l'impact est tout à fait notable. La question est de savoir si cette densité "expérimentale" correspond à une densité possible naturellement...

........Non mais...qu'est ce que vous croyez ? C'est chez moi ! photo Y.Gestraud
En revanche, il semble qu'il n'y ait pas d'impact notable sur les pics : si leur loge est utilisée, ils en creusent une autre ! Les photos prises le 22 janvier au parc Montsouris par Yves Gestraud montrent en tout cas que le Pic vert n'apprécie pas ce squattage..... Il faut noter que, malgré son bec impressionnant, le pic vert a déjà beaucoup de mal à résister à un étourneau qui veut lui prendre sa loge… alors, une Perruche !
15:40
Écrit par Frédéric
dans des espèces très urbaines |
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