29/11/2009

Les oiseaux se réfugieraient-ils dans les villes ?…..

Avant, on ne pouvait imaginer qu’une seule chose : la pollution des villes ne pouvait que faire fuir les oiseaux : si on trouvait une espèce à Paris, c’était forcément une espèce qui était « encore là » , qui « avait résisté à la ville »..…

Puis, l’ornithologie urbaine commençant à se faire sa place au soleil, les ornithos puis les média ont commencé à admettre qu’il y avait de plus en plus d’espèces  d’oiseaux qui s’adaptaient à la ville ! Si vous voulez des précisions, vous pouvez aller lire sur une autre partie de mon site quelques-unes des idées actuelles sur l’urbanisation des oiseaux

http://lesoiseauxdesvilles-publiperso.skynetblogs.be/post/7269614/lurbanisation-vatelle-sauver-la-biodiversite-.

Vous pouvez aussi venir m’écouter parler du futur Atlas des Oiseaux de Paris, dimanche 6/12 a-midi au 33ème Colloque Francophone d‘Ornithologie à la BNF à Paris (pour plus de détails cliquez ici).

Fin de la page de publicité…. ;-)

Donc il y a de plus en plus d’espèces d’oiseaux qui vivent en ville…est-ce à dire qu’elles se « réfugient en ville » ? La ville peut-elle servir de refuge aux oiseaux, spécialement aux espèces en difficulté ?....

Faudrait peut-être pas passer d’un excès à  l’autre !

corneilles en couple red

A regarder dans les rues parisiennes, qui imaginerait qu'il n'y avait pas de corneilles dans Paris avant les années 1960 !...

Les espèces qui s’installent en ville sont des espèces qui se portaient bien  déjà dans la campagne alentour ! La Corneille noire ou le Goéland argenté sont des espèces florissantes avant de s’installer en ville : elles ne s’y sont installées que parce que la place commençait à se raréfier pour elles dans les milieux naturels ou périurbains, simplement car elles commençaient à devenir trop nombreuses et ne trouvaient plus de place pour nicher ( Tomialojc L. Acta Zool. Cracovensia 21:585-631).

Même le Faucon pèlerin s’installe en ville car les sites naturels sont saturés ! Ce n’est pas par hasard que la plupart des villes occupées sont situées autour des Vosges et du Jura (Belfort, Bâle, Mulhouse, Altkirch, Strasbourg, Nancy, Lunéville, etc.), régions les plus riches en pèlerins « naturels »…

Ramier scanné red

Le Pigeon ramier est la première espèce dont l'urbanisation ait été bien  étudiée (par Tomialojc)

La confusion vient du fait que la campagne uniformisée à coup de colza, tournesol, blé, pomme de terre n’héberge plus beaucoup de biodiversité : mais ce ne sont pas les espèces qui disparaissent dans la Beauce (ou autre région à cultures intensives…) et qui sont souvent des petits granivores (Cochevis huppé, Moineau friquet, Bruant jaune,…) qui vont pouvoir se maintenir grâce à la ville !

L’expérience montre que seules les espèces « en forme » sont capables de s’adapter à la ville : la même espèce qui s’urbanise facilement dans le centre de sa zone de répartition, n’est pas capable de le faire quand elle est aux limites de  sa zone de répartition,  zone où elle montre sans doute moins dynamique : la fauvette babillarde, banale dans les parcs et jardins de centre ville allemands, ne se trouve, en région parisienne que dans les zones rurales et suburbaines , car elle est à peu près à  sa limite occidentale.

Il faut être clair : la ville ne sauvera pas les espèces en voie de disparition : seules des mesures sérieuses favorisant la biodiversité en milieu rural ( diminution des pesticides et des engrais en particulier) permettront de sauver les espèces en danger dans les milieux ruraux !

Commentaires

Depuis aujourd'hui il fait froid pour de vrai à Toulouse ! J'ai vu qu'un olivier attirait des pies, des moineaux, et un rouge-gorge. Et aussi des oiseaux que je n'ai pas reconnus, plus grands que les moineaux, avec des taches...
Si on m'écoutait on ferait un nichoir dans tous les lampadaires !
Ah oui, je pense que finalement les oiseaux adorent les graines de papaye, elles partent beaucoup plus vite que les mélanges pr oiseaux. Mais pas aussi vite que les graines de tournesol quand même!

Écrit par : clubescargot | 30/11/2009

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Un étourneau ? presque de la taille d'un merle avec un bec assez long et pointu ....en hiver , il a le plumage plus clair qu'en été !

Écrit par : Frédéric Malher | 30/11/2009

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Merci. En regardant les photos d'étourneaux j'ai l'impression que ça n'en sont pas, ceux que j'ai vus ont des taches noires sur fond clair... Et ils avaient plutot le bec noir que jaune ?
Je crois que les oiseaux aiment les olives, il y en pas mal aux pieds des oliviers...

Écrit par : clubescargot | 04/12/2009

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C'est sans doute une grive...musicienne le plus probablement...mais il y a 2 autres espèces qui ont des taches sombres, la grive draine et la grive mauvis (uniquement en hiver)

Écrit par : Frédéric Malher | 08/12/2009

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