27/03/2009

Le moineau dans tous ses états…..européens, voire mondiaux ! (ch.1)

 

J’ai déjà dit que j’avais participé à la 2ème Rencontre européenne sur le Moineau domestique en ville qui s’est tenue en février à Newcastle. Comme je n’arrête pas, je reviens ce WE d’une rencontre à Pise sur le même sujet, mais un peu plus orienté sur l’Italie, mais pas uniquement.

 

Je voudrais essayer ici de résumer certains points que j’ai retenus de ces rencontres, qui sont bien sympathiques et permettent de sortir un peu le nez de nos dimensions strictement locales….

Newcastle fev09 S-Smith

 >>>>>>>Denis Summers-Smith, spécialiste mondial des moineaux, à la rencontre de Newcastle

et les nuques de J.De Laet (Belgique), M.Dinetti (Italie) et K.Vincent (R-Uni)

De Newcastle, j’ai surtout retenu, à part ma première intervention en langue étrangère (je n’en menais pas large….) le travail commencé à Londres par S.Ockendon en 2006 à propos de la reproduction du Moineau. Les travaux de K.Vincent à Leicester ayant montré qu’il y avait une forte mortalité des jeunes à cause de l’insuffisance d’insectes (surtout puceron), l’idée a été de proposer aux moineaux de la nourriture animale (ver de farine) pendant la saison de reproduction . Résultat dès la première année : excellente reproduction avec forte augmentation du nombre de jeunes à l’envol……mais mauvaise surprise au printemps suivant : pas plus de couples nicheurs ! Les jeunes envolés sont sans doute morts au cours de l’hiver…  Deuxième année : on nourrit non seulement les jeunes pendant la saison de reproduction, mais on fournit le reste de l’année des graines (tournesol entre autres).

Résultat : bonne production de jeunes et, l’année suivante augmentation du nombre de couples nicheurs, surtout dans les secteurs les plus pauvres en moineaux. Il semble donc bien démontré qu’à Londres le facteur limitant de la densité des moineaux soient la nourriture (et donc pas tellement les sites de nid…..). Il n’est pas sûr que ce soit généralisable sans précaution…..

En revanche aucun lien n’a été trouvé entre la densité de moineaux et la densité de chats ni avec la pollution (alors qu’une analyse rapide trouverait un lien apparent, mais c’est parce qu’ il y a moins de moineaux en centre ville, là où la pollution est plus forte …En comparant des endroits comparables, on voit que la pollution au NO² ne provoque pas de baisse des moineaux…)

 Charmeur (main)

Aux Pays-Bas, l’accent a été mis sur le maintien de sites de nidification malgré les travaux d’isolation des maisons :

un « loft pour oiseau » a été mis au point, à placer entre le toit et le mur….

Loft a moineau NL

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Pour plus de détails, si vous lisez le néerlandais…..

http://www.vogelbescherming.nl/content.aspx?cid=3345

 

L’Inde n’est pas à l’abri ! M.Dilawar est venu de Bombay pour nous expliquer que les villes indiennes connaissaient une chute très forte du nombre de moineaux, spécialement les quartiers chics, mais pas seulement… le mode de vie traditionnel évoluant, la quantité de riz perdu (pas pour tout le monde…) dans la rue diminue, les pesticides massivement utilisés pour la « révolution verte » ont fait les dégâts qu’on peut imaginer. Même si on n’est pas sûr de leur nocivité, il faut aussi noter que les ondes de téléphonie mobile atteignent des doses 200 fois plus fortes que les limites européennes !

En plus, le déclin des moineaux n’est pas le problème prioritaire des politiques en Inde, il faut le reconnaître !

 (pour Pise, il faudra attendre le ch.2.....)

 

 

 

 

19:07 Écrit par Frédéric dans Le Moineau domestique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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