28/02/2009

Un bridge pour les mouettes....

Souvenir de vacances…..d’hier matin !

Newcastle est une ville du nord-est de l’Angleterre, à quelques kilomètres de la frontière écossaise et du mur d’Hadrien qui voulut protéger l’Angleterre romaine contre les assauts des Pictes qui occupaient l’actuelle Ecosse. Située à 10km du bord de la mer du Nord (et Nord n’est pas un vain mot : nous sommes à la latitude du sud du Danemark…..), la ville (et sa jumelle Gateshead) occupe les rives de la Tyne, sur lesquelles les effets de la marée sont très sensibles.

Ce qui saute aux yeux quand on visite Newcastle, ce sont…. ses ponts ! 7 ponts en à peine plus d’un kilomètre ! Et comme ça saute à nos yeux, ça  a aussi sauté aux yeux des oiseaux, normal….. : ce qui l’est moins c’est que c’est une espèce qui n’a rien à faire à l’intérieur des terres qui en a fait l’usage le plus intéressant !

Autour de 1950, une colonie de Mouettes tridactyles s’est établie sur les arches métalliques et les piliers de ce pont et maintenant ce sont environ 200 couples qui occupent ce pont !

Trida colonie 2

Mais d’abord , à quoi ressemble cette mouette ? J’ai eu la chance d’en voir une qui était arrivée en avance sur le calendrier habituel (leur retour se fait plutôt en mars) et, si les photos ne sont pas de bonne qualité (prises avec un objectif normal !…), elles suffisent à reconnaître les critères de détermination : la tête blanche (même en période de reproduction), les pointes des ailes noires sans tache blanche et le bec jaune…peu de chance de la confondre avec la mouette rieuse, un peu plus avec le goéland cendré mais quand même, si on fait un peu attention….. Et si en plus elle crie, elle donne elle-même son nom….mais en anglais ! Kitti-wake…..

Trida Newcastle

 

>>>>>Pour illustrer le côté extraordinaire de la situation (il semble que ce soit le seul endroit au monde où cette espèce niche à l’intérieur des terres….), il faut signaler ( ou rappeler….) que cette espèce est qualifiée de pélagique car elle passe le plus clair de son temps en pleine mer . Elle hiverne en particulier dans le golfe de Gascogne, ce qui explique qu’un nombre important se soient retrouvé poussé par l’ouragan Klaus jusqu’en vallée du Rhône et en Suisse.

Elle ne vient sur le continent que pour nicher, et encore ne fait-elle que choisir des falaises de bord de mer, le plus souvent sur des îles , mais on la trouve aussi sur le continent (Cap Blanc-Nez par exemple) et même en ville (Boulogne s/Mer)…..mais jamais à l’intérieur des terres, même seulement de 10 km..…..sauf à Newcastle !

Trida colonie 1

Evidemment, on pourrait remarquer que ces oiseaux font des crottes (et pas vous ?….), que ça salit les murs, attaque le métal, que sais-je encore ?… En France on aurait trouvé beaucoup de gens pour se plaindre de la présence intempestive de cet oiseau….mais on est en Angleterre ! Et là, on ne plaisante pas avec la protection des oiseaux…et on en est fier ! On en fait donc une attraction touristique et on apprend au touriste l’histoire fantastique de cette colonie unique au Monde……

Trida colonie panneau

21:40 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2009

Cigognes aragonaises

Cet été je suis allé faire une virée vélornithologique dans le nord de l'Espagne et j'avais rapporté un extrait de journal (j'ai oublié lequel....) sur lequel je viens de remettre la main. La photo n'est pas de bonne qualité mais on comprend le plus important : la densité et la localisation des nids de Cigognes à Lanaja, petite ville d'Aragon (au sud d'Huesca)....

Aragon 12 - Alsace 1

Cigognes Lanaja_Aragon aout 08

08:51 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

TABLE DES MATIERES

Voici remise à jour la table des matières pour faciliter les recherches sur mon blog.

J’ai fait figurer le regroupement par catégories : pour retrouver un sujet, cliquez dans la colonne de droite sur le nom de la catégorie correspondante et vous trouverez dans le même ordre  l’ensemble des messages….

 

DES ESPÈCES TRÈS URBAINES

 

7/02/09 : La vie mouvementée de la Pie parisienne

30/12/08 : Les éperviers entrent en ville

28/10/08 : Des nouvelles des poubelles anti-corneilles

21/9/08 : Les oiseaux pendulaires (= qui vont de Paris en banlieue quotidiennement)

8/9/08 : Les oiseaux à la conquête de la ville

2/7/08 : Contr’offensive dans le match Vigipirate-Corneilles

5/5/08 : Bergeronnette…. des ruisseaux, dîtes-vous ?

26/4/08 : Encore un Autour des palombes à Paris

5/4/08 : Les Hirondelles de rivage de la région parisienne aiment bien les sites artificiels

15/3/08 : Colombins en folie

18/2/08 : Le match Vigipirate-Corneilles continue…

5/2/08 : Vigipirate 1 – Corneille 0

2/2/08 : Des merles qui n’ont pas froid aux yeux…ni ailleurs !

21/1/08 : Pas toujours facile de se loger en ville ! (à propos des sites de nids en ville)

10/12/07 : Les oiseaux communs de Paris

16/10/07 : De drôles de pèlerins…

8/10/07 : Des pics à la pelle !

3/10/07 : On l’appelle l’hirondelle des faubourgs…

26/9/07 : Les Goélands des toits parisiens

15/9/07 : Un peu d’exotisme en ville…(à propos de perruches, de bernache, de casarca..)

24/6/07 : Les oiseaux du caniveau

20/6/07 : Les corneilles et le plan Vigipirate

17/6/07 : Les Faucons crécerelle de Paris

15/6/07 : Les hérons de Paris….et d’ailleurs !

 

HISTOIRES VRAIES D’OISEAUX EN VILLE

 

29/1/09 : Une visite inattendue ( un Faisan à Livry-Gargan…)

3/1/09 : Le pèlerin arrive enfin à Paris

16/11/08 : Des oiseaux extraordinaires à Paris

14/6/08 : Une bergeronnette bien entreprenante….

14/4/08 : Une draine peu farouche

29/3/08 : Convoitise de corneilles (à propos d’un épervier)

23/3/08 : Combat aérien au-dessus du Marais ( à propos d’un Héron et de Goélands)

3/3/08 : Un Merle têtu

5/1/08 : Tu viens dormir à la BNF ? ( le dortoir d’étourneaux)

19/12/07 : Un conte de (presque ) Noël ( à propos d’un Tichodrome)

23/10/07 : Le Héron des bassins

21/10/07 : En direct de ma fenêtre (à propos d’un épervier)

13/10/07 : Encore la Chouette des Buttes…

8/10/07 : Dernière minute : la Chouette hulotte des Buttes-Chaumont encore là !

30/9/07 : Le Cormoran et les Corneilles

28/8/07 : Des oiseaux bien curieux (à propos de Mésange à longue queue)

 

L’ORNITHOLOGIE URBAINE EN MARCHE

 

14/2/09 : Apprendre les chants d’oiseaux en ville

14/12/08 : Dernières nouvelles de Paris

30/11/08 : Bilan de l’automne 2008 à Paris

31/8/08 : Paris en été….résumé des observations 1/6 – 31/8/08

6/8/08 : Découvertes parisiennes

28/6/8 : Au fait, combien d’espèces à Paris ?

22/6/08 : Le mystère des sternes de Gennevilliers perdure…

3/6/08 : Les oiseaux du printemps (1/3 –31/5/08)

2/3/08 : Les oiseaux de l’hiver 2007-2008 dans Paris intra-muros

29/11/08 : Paris en automne….

12/9/07 : Les Mouettes en vacances d’hiver à Paris

9/9/07 : Suivre les migrations au-dessus de Paris ?

15/8/07 : L’Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris

1/8/08 : Les oiseaux urbains d’Italie centrale

30/6/08 : Le mystère des Sternes d’Île de France

 

LE MOINEAU DOMESTIQUE

 

6/10/08 : A Naturparif on va causer du Moineau

25/5/08 : Le Moineau à Paris : ça baisse ou pas ?

9/3/08 : Le Moineau, gavroche ou rupin ?

14/11/07 : Le Moineau de Quépat et le Moineau de Buffon

20/9/07 : Les Moineaux ou les autos ?

4/7/07 : Le Moineau : déclin ou pas déclin ?

 

LES LIEUX DE L’ORNITHOLOGIE

 

11/11/08 : Vous avez aimé son film sur les friches…. (à propos d’un film sur le bois de Vincennes)

5/11/08 : Les oiseaux et les voies de chemin de fer

17/10/08 : La friche du Millénaire

8/7/08 : Ornithologie urbaine en Lorraine

13/1/08 : On va aux Buttes ?…

29/12/07 : Ornithologie mussipontaine

26/11/07 : Des oiseaux au collège !

20/11/07 : Bruxelles : un tour du Monde en 6 espèces d’oiseaux !

18/6/07 : Les friches parisiennes

 

LA QUEUE DU COQ MAISON

 

22/1/09 : Tsunehiko expose….

17/1/09 : Amour, amour tu fais faire des folies….

10/6/08 Laissez pousser les « mauvaises herbes » !

19/5/08 On cause de Nature en Ville au Festival de la Nature

6/4/08 : « Guide des oiseaux de Paris » O.Labbaye

20/3/08 : Je cause sur un autre blog !…. ;-)

3/2/08 : Le brouillon de la cigogne du Bd R-Lenoir ?

1/1/08 : Bonne année !

17/12/07 : « Les oiseaux de Paris » J.Riegel, S.Mor et P.Mur

6/11/07 : Un peu de pub…

5/10/07 : Eurobirdwatch 2007

26/9/07 : Jeudi 27/9 à 6h20 sur France-Inter…

2/9/07 : La Cigogne du Bd Richard-Lenoir

30/8/07 : Un livre pour les naturalistes urbains

14/8/07 : Ornithologie paléo-urbaine

26/6/07 : Faire un nichoir ou l’acheter ?

14/6/07 : Mystère aux Buttes-Chaumont ( Paris 19ème)

 

 

 

14/02/2009

Apprendre les chants d'oiseaux en ville....

C’est le moment d’apprendre à reconnaître le chant des oiseaux : ils commencent à se remettre à chanter après la halte hivernale et donc il y a peu d’espèces qui chantent….ça évite beaucoup de confusion ….

Tout d’abord où trouver les chants des oiseaux ? Il y a plein de documents dans le commerce mais, si vous voulez vous faire une petite idée avant d’investir dans un document plus spécialisé, il vous suffit d’aller sur le site du Corif  http://www.corif.net/site/ et , sur la page d’accueil, de cliquer sur « Accéder à la sonothèque », mise à la disposition du Corif par Fernand Deroussen.

Avant de commencer, petite remarque liminaire (pléonasme gracieusement mis à notre disposition par Pierre Desproges….) : qu’est ce qu’un chant ? On croit parfois, que les oiseaux produisent des sons mélodieux pour montrer leur joie ou pour nous faire plaisir…. Plus prosaïquement, un chant est une manifestation sonore qui marque le territoire du chanteur ainsi que son désir de trouver une femelle….en plus il n’est pas toujours très mélodieux (par exemple le  chant du moineau domestique….). On appelle cris toutes les autres manifestations sonores , de significations variées (alarme, contact, etc.)

Accenteur chantant Londres red

Cet accenteur chantait de bon coeur en février dernier à Londres...

Quelle drôle d’idée d’apprendre les chants d’oiseaux en ville !….et pourtant, si on choisit bien son lieu et son heure, c’est effectivement un lieu bien pratique : les oiseaux sont peu farouches et vous pouvez donc plus facilement les approcher pour identifier la source sonore qui agrémente votre ouïe d’un torrent de notes non identifiées. Il suffit de se lever un peu tôt le week-end, quand il y a moins de voitures dans les rues et d’aller dans les parcs ou les squares pour pouvoir commencer votre formation…

Le rythme des chants varie tout au long de l’année : la pleine période est le printemps, au moment de la constitution des couples, disons, suivant les espèces, de mars à mai-juin. A cette période le concert est certes très agréable, mais un peu confus pour commencer à s’y reconnaître ! La nidification est souvent une période où les chants diminuent suivie par la mue postnuptiale, qui pousse la plupart des espèces au silence quasi complet de l’été. Certains ont un petit regain d’hormones en septembre qui provoque quelques chants, puis vient l’hiver où quasiment tout le monde se tait : il ne reste guère que le rougegorge qui défend aussi un territoire hivernal et qui donc chante souvent en hiver. Ecoutez donc son chant cristallin en cliquant ici  

 etourneau red

Cet étourneau s'époumonnait au jardin des Plantes à Paris

Quand les jours rallongent (dès janvier), les premières espèces commencent à chanter : le troglodyte, le merle, la grive draine, la mésange charbonnière (« titipû…titipû…. »). En ce moment (mi-février) on entend aussi les chants du grimpereau, de la mésange bleue, de la sittelle, de l’accenteur, de la grive musicienne (« filip – filip –filip …didouit-didouit-didouit ») mais aussi de la corneille (je vous conseille d’essayer d’identifier, grâce au comportement, quel est le chant de la corneille parmi ses productions sonores….). L’étourneau a aussi commencé à produire son mélange incroyable de notes avec lesquelles il mêle des imitations fort variées !On peut même déjà entendre les tout premiers pinsons, verdiers et serins qui sont en général un peu plus tardifs et commencent vraiment fin février.

HFenetre Geode red

Souvent le mâle d'Hirondelle de fenêtre commence une ébauche de nid et se met à chanter pour...;demander de l'aide ! ( photo prise à la Cité des Sciences de la Villette)

En mars les premiers retours se font entendre et vous pourrez donc reconnaître le chant du rougequeue noir sur un toit de bâtiment avec son bruit caractéristique de « papier de verre », celui du pouillot véloce (« zip…zap…zip...zap… »), de la fauvette à tête noire, puis en avril des premières hirondelles de fenêtre et enfin, le dernier arrivé, le martinet noir avec ses longs trilles stridents qu’il adore pousser en groupe au cours de sarabandes effrénés le long des rues.

Mine de rien, vous en serez à une vingtaine d’espèces dont vous aurez appris le chant ! Pas mal pour une première année d’ornithologie auditive…. ;-)

07/02/2009

La vie mouvementée de la Pie parisienne

Voici encore un oiseau qui fait partie intégrante de l’avifaune parisienne et qui pourtant n’est pas à Paris « depuis toujours ». A la fin du 19ème siècle il n’y en avait pas et vers 1930 il y en avait tellement peu qu’un ornithologue parisien (Legendre) n’en cite qu’un ou deux couples et la place dans la catégorie « rencontrée de temps en temps dans Paris ». Un autre ornithologue (P.Barruel) ne la considère toujours pas comme commune dans les années 40 mais signale à la fin des années 50 qu’elle niche dans les grands arbres des parcs importants. On doit pouvoir donc dater son implantation de cette période.

Pie_Observatoire_Vincennes red

A l'observatoire ornithologique du bois de Vincennes....

Ensuite elle sort de ces parcs pour nicher dans les arbres du bord des rues. Il semble que ce soit une règle pour un certain nombre d’oiseaux qui s’installent en ville : au début on s’établit dans le milieu qui ressemble le plus à son milieu d’origine ( milieu rural ouvert entrecoupé de bosquets ou d’arbres isolés) puis on s’adapte vraiment, en utilisant des arbres isolés le long des rues et – pour certaines espèces – on va même jusqu’à nicher sur des bâtiments (comme le pigeon ramier par exemple). Parallèlement, le régime alimentaire peut changer : déjà que « dans la nature » la Pie est opportuniste, en ville on peut la voir manger n’importe quoi n’importe où….y compris dans les poubelles ou les caniveaux !

Quelques mots d’abord sur le comportement « dans la nature » de la Pie : comme la plupart des corvidés, c’est un omnivore à tendance carnivore . Au moment des nids, c’est un redoutable prédateur, mais elle peut se contenter de charogne (voir la photo) et en hiver de…ce qu’elle trouve !

Pies Courneuve red

Non, elles n'ont pas tué ce lapin....il a dû mourir de maladie

.

On l’a beaucoup accusée de faire des dégâts dans les populations de petits oiseaux, voire sur les canetons des parcs suburbains : c’et vrai que sa densité dans un parc comme la Courneuve (93) peut faire se poser des questions…..auxquelles F. Chiron a répondu dans sa thèse (voir quelques éléments sur cette thèse en cliquant là) en montrant qu’il n’y avait pas moins de petits passereaux dans les coins où il y avait beaucoup de pies…

J’ai évoqué son nid qui est placé sur un arbre ( j’ai vu une photo d’une pie ayant niché sur une façade – à Berlin – mais c’est une exception…) . Quand il est complet, il a une forme caractéristique : grosse boule de branches apparemment sans grand ordre (en fait elles sont maintenues par une couche de boue à l’intérieur ), il est normalement surmonté d’un « toit », lui aussi fait de branches entrecroisées. Evidemment, cela ne protège pas contre la pluie, mais ça doit limiter les risques de prédation…..

Nid de pie red

En bas de chez moi, une Pie avait construit ce nid dans un Tulipier de taille modeste

.

Et effectivement ….. risques de prédation il y a ! Son « meilleur ennemi » est la Corneille et , dès le début de la construction du nid (voire plus tôt !), on peut assister à la rivalité ancestrale qui oppose ces espèces….ce matin par exemple, dans le 19ème arrondissement , une corneille était posée sur un vieux nid de pie qu’elle s’employait à démonter, pendant que le couple légitime propriétaire de la construction criait haut et fort son mécontentement…Et quand le nid est construit et qu’il contient des œufs ou des jeunes, la Corneille n’hésitera pas à en faire son 4 heures !

Et pourtant, alors que la Corneille noire, qui s’est établie à Paris au début des années 60, a vu sa population « exploser » depuis les années 80, elle ne semble pas arriver à faire disparaître la Pie de notre capitale : le nombre de pies ne semblent pas avoir baissé en 20 ans (pour plus de détails, il faudra attendre la publication de l’Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris….) et quand j’étudie la densité des 2 espèces dans les rues parisiennes, je ne trouve aucune « corrélation négative » : le nombre de corneille ne semble pas faire baisser le nombre de pie (là, pour avoir plus de détails, il faudra attendre que j’écrive un article sur mes comptages parisiens….quelques détails en cliquant là ).

A noter qu’au niveau européen, on retrouve une implantation urbaine et un développement de la Pie en général avant  la Corneille et on signale toujours la rivalité entre les 2 espèces….mais personne ne note une diminution de la Pie !

Elle sait se défendre la bougresse !….

18:21 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |