26/04/2008

Encore un Autour des palombes à Paris !

Le 16/04/08 les jardiniers du 20è arrondissement ont découvert au jardin E.Vaillant le cadavre d’un jeune Autour des palombes ! C’est la 2ème fois cette année qu’un Autour est découvert à Paris !

Autour mort dessous
 L'Autour du square E.Vaillant photo N.Robin

 

Le premier était heureusement bien vivant (malgré un choc contre un carreau du 7ème arrdt) et a été relâché en bon état par le Centre de réhabilitation de l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort en janvier.

Autour M-Alfort red

C'est quand même plus beau vivant !  photo G.Chambert-Loir 

 

Les autours sont erratiques à cet âge là et sa présence à Paris n’est évidemment pas un signe de nidification proche ! C’est un oiseau forestier qui, cependant s’adapte à certaines villes : il est nicheur dans la périphérie de Hambourg et vient chasser en centre ville (quartier de l’Université) . De même il niche dans le Tiergarten, grand parc boisé dans le centre ville de Berlin….Comme c’est un rapace qui a bien profité de la protection des rapaces et de la fin de l’utilisation des insecticides organo-chlorés, sa densité augmente partout et pourquoi pas un jour…..

En ce moment, l’actualité parisienne est plutôt celle de l’Epervier : va-t-il nicher dans Paris intra-muros ? Déjà qu’il niche dans les cimetières de Bagneux (depuis 2007) et de Pantin (sans doute depuis quelques années), aux bois de Boulogne et de Vincennes….Depuis quelques années, on en voit de plus en plus en hiver dans les rues et les parcs parisiens (cliquez pour voir le post consacré aux observations de Jacqueline Lejeune dans le Marais ou ici pour retrouver une histoire à laquelle j'ai assisté depuis ma fenêtre). Ce qui est nouveau, ce sont les observations printanières : le parc des Buttes-Chaumont est sur les rangs pour accueillir le premier couple nicheur…des parades ont même été observées en avril ! Le mois de mai sera déterminant ! Mais on en a aussi observé en plein centre de Paris, près des Champs-Elysées, où des parcs privés (ambassades, palais présidentiel…) sont tout à fait capables d’abriter son nid…

Les paris sont ouverts !

16:48 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/04/2008

Une draine peu farouche !

Une fois n'est pas coutume, l'histoire d'aujourd'hui ne se passe pas à Paris , mais à Fontenay aux Roses (92), une dizaine de kilomètres au sud de la capitale....L'histoire m'est fournie par Daniel Plazanet qui n'a pas eu besoin d'aller bien loin pour me donner matière à bloguer : la fenêtre de sa cuisine !

Voici le paysage qu'on y découvre.....

Draine nid Fontenay Plazanet gen red

paysage qu'il décrit ainsi :

"dans le jardinet de la copropriété à 1,5 mètre de l’esplanade de la résidence animée par les enfants qui jouent au foot et les passants qui entrent et sortent de l’immeuble (ce qui d’ailleurs effraie peut-être les chats et les pie qui pour l’instant laissent la nichée tranquille)."

Vous ne voyez pas bien ? Approchez vous de l'écran......oui, là.....à la croisée de ces branches, en haut du tronc au premier plan.....vous ne voyez pas bien ? Et bien,  regardez la photo ci-dessous.......;-)

Draine nid Fontenay Plazanet couveuse red

Vous voyez mieux maintenant ?

 

 

On comprend mieux qu'en Grande Bretagne la Grive draine soit aussi urbaine que la Grive musicienne et même qu'à Paris on en découvre quelques couples (dont un nicheur certain à la limite du bois de Vincennes).

 

Merci à Daniel pour ses photos !

 

06/04/2008

Les oiseaux de Paris à nouveau chez les libraires...

Guide des oiseaux de Paris

Olivier Labbaye

Editions Sud Ouest

(55 p. 6,40 euros)

___________Couverture livre Olivier 002

Encore une publication sur les oiseaux parisiens....décidément le sujet est porteur ! Ce serait peut-être une bonne idée de faire un Atlas....;-)
Et, pour rester dans l'humour, après Ouest-France ("Les oiseaux de Paris", cliquez ici pour en voir la critique), c'est Sud-Ouest qui produit celui-ci....c'est beau la décentralisation !
J'arrête de dire des bêtises pour parler de l'auteur : Olivier Labbaye que certains connaissent comme libraire du Muséum jusque très récemment, d'autres comme membre actif du Corif, est un ornithologue qui n'a pas attendu le début de vogue actuelle pour l'ornithologie urbaine pour étudier les oiseaux à Paris : il a publié il y a plusieurs années dans le Passer un article sur les oiseaux du parc G.Brassens et un autre sur ceux des Tuileries. Ça je le savais, mais ce que j'ignorais, c'est qu'Olivier dessinait et peignait... et bien, en plus ! L'ouvrage est illustré principalement par ses oeuvres (et un certain nombre de photos aussi) et c'est bien agréable ! Le plus souvent ce sont des représentations réalistes (et précises) de l'espèce, quelques fois un peu moins réussies (une grive musicienne à la tête un peu curieuse et un étourneau sansonnet qui aurait échangé son plumage avec un unicolore, mais c'est peut-être un problème de reproduction), mais parfois stylisée de manière plus symbolique que scientifique (la chouette hulotte), ce qui n'est pas désagréable non plus....
Mais...je m'aperçois que je n'ai pas présenté l'ouvrage ! Il s'agit d'un vrai guide de reconnaissance des oiseaux parisiens pour ornitho débutant. 31 espèces sont détaillées (30 nicheuses et 1 hivernante, la Mouette rieuse),avec les précisions nécessaires à une reconnaissance sur le terrain . On y trouve aussi des indications générales sur la biologie mais, bizarrement, relativement peu de détails sur la vie parisienne de l'espèce. C'est fait pour aider quelqu'un qui veut commencer à reconnaitre les oiseaux à Paris, pas pour quelqu'un qui veut s'intéresser à l'urbanisation des oiseaux....Faut dire que le format, très pratique pour l'avoir sur soi(55p, 20cm x 12 cm, c'est tout petit !), nécessite de faire des choix ...
Il n'y a évidemment pas d'erreurs notables (Olivier sait de quoi il parle....) mais on s'aperçoit à la lecture de ce guide de poche que l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris à venir bientôt va modifier un certain nombre d'idées sur l'avifaune parisienne : il sera par exemple intéressant de comparer l'effectif nicheur du Geai proposé par Olivier (moins de 20 couples, ce qui correspond à ce qu'on pensait jusqu'à présent) aux résultats définitifs de l'Atlas....
Pour me résumer, le livret Ouest-France/ LPO donne envie de s'intéresser aux oiseaux à Paris, le "Guide des oiseaux de Paris" d'Olivier Labbaye donne les moyens de les identifier....

05/04/2008

Les Hirondelles de rivage de la région parisienne aiment bien les sites artifiiciels !


La colonie du parc de la Bergère (Bobigny - 93)

 

La colonie (un couple nicheur en fait, mais accompagné de quelques individus surnuméraires) semble s'être installée en 2000 dans les palplanches qui soutiennent les rives du canal au niveau du parc de la Bergère (Bobigny-93). (*)

  colonie Ourcq bis

_____________Les effectifs ont évolué de manière favorable, ce qui a abouti à une année record en 2007 avec au moins 8 couples ! Pour le détail des résultats annuels, il faut préciser que je n'ai pas pu suivre les dernières années avec autant de précision que les 3 premières.

Effectif colonie Bergère

Effectif colonie Bergère (grafik)

Phénologie: les dates d'arrivée qui ont été relevées (1/4/08, 20/4/07, 7/4/06, 10/5/05, 27/4/04, 9/5/03 (mais 25/4 à Pavillons),3/5/02,18/5/01,27/4/00 ne sont pas toutes représentatives car les dates de vacances scolaires ont forcément interféré avec celles-ci. On peut noter cependant qu'elles sont en général bien tardives par rapport aux dates relevées en Île de France. Ceci peut être dû à plusieurs causes : en plus du problème des vacances, il faut remarquer que les oiseaux sont très discrets (et peu nombreux) en période de couvaison, ils ont donc pu passer inaperçus pendant plusieurs jours . Mais ce n'est sans doute pas la seule raison : on peut penser que les colonies de ce type ne sont que des pis aller pour les hirondelles de rivage et qu'elles n'y viennent que faute de mieux, après avoir essayé de trouver une place ailleurs. Les arrivées seraient donc réellement plus tardives dans ce genre de micro-colonie. Ce ne serait donc pas un hasard qui expliquerait que l'arrivée de 2008 est la plus précoce, l'année suivant celle du plus fort effectif (jusqu'à maintenant en tout cas....) de plus de 8 couples : cette année, les hirondelles seraient revenues directement....

                      pour la construction, les seuls indices sont un transport de brindilles le 21/5/2001 et un transport d’un objet non identifié le 3/5/2002

                      les dates de couvaison sont difficiles à déterminer.

                      les dates de présence des jeunes au nid peuvent souvent se déduire de l'accélération des visites des adultes et du rejet de pelotes fécales. Le 1er indice fut noté le 12/6/2000 (avec des jeunes bien emplumés visibles le 23/6). En 2001, les visites sont fréquentes le 14/6 et les premières pelotes fécales sont vues le 21/6. Pelotes fécales dès le 13/6/2002. Accélération le 30/5/2003 ?(situation pas claire). Pelotes fécales le 28/5/2004. Pas de dates caractéristiques pour les années suivantes

                      l'envol est délicat à noter avec précision. Cependant l'observation d'un groupe de 4à 6 individus voletant de manière bien "énervée" autour d'un trou où a niché un couple signe en général le départ récent d'une couvée. Voici les dates que nous avons pu relever :le 27/6/00 , 5 jeunes volent autour du nid (alors que le 23/6, ils étaient encore au nid) ; le 2/7/01, 3 jeunes bien emplumés se montraient à l'entrée du trou; le 28/6/02 4 jeunes volent autour du trou et 3 autour d'un autre trou le 11/7/02; le 16/6/04 s’envolent les jeunes du 3ème couple ; 5 ind le 10/6/05 ; 2 couvées (10 ind) envolées le 8/6 et la 3ème le 13/6/06

                       2èmes couvées : rarement notées à cause des vacances. En 2002, il y a eu 2 secondes couvées (le 18/8, 4 jeunes juste envolées et nourrissage d'une autre couvée); en 2003 au moins 1 seconde couvée sur 2 couples

 

A noter une tendance à une phénologie plus précoce au fur et à mesure du développement de la colonie. Les dates après « stabilisation » semblent être environ :

- une ponte fin avril

- une éclosion mi mai

- un envol vers le 10-15 juin

- une seconde couvée de fin juin à début août

 

(*) Pour plus de détails sur la première année, voir la page :

http://oiseaux-du-canal-de-lourcq.skynetblogs.be/post/5725126/la-fondation-de-la-colonie-dhirondelle-de-riv

Pour le résumé de mon article sur les H. de rivage en milieu artificiels, allez à cette adresse :

http://lesoiseauxdesvilles-publiperso.skynetblogs.be/post/4662246/lhirondelle-de-rivage-niche-en-site-tres-arti

  

Les autres sites des alentours de Paris

 

colonie Ivry rogné

Site de la colonie d'Ivry s/Seine, face à Chinagora 

Je ne prétends pas avoir la liste exhaustive des colonies d’Hirondelles de rivage de ma proche région parisienne, mais je suis frappé par le fait que toutes celles que je connais utilisent exactement le même type de support : des trous d’évacuation d’eau dans des palplanches métalliques qui soutiennent les rives d’un canal (canal de l’Ourcq à Pavillons s/bois- colonie existant en 2000-2001 et peut-être avant mais disparue ensuite) d’une darse dans un port (Gennevilliers, 92 – Bonneuil, 94) ou d’une rivière (Seine à Ivry, Marne au pont de Créteil et au pont de Joinville)

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