29/12/2007

Ornithologie mussipontaine

Je reviens de passer quelques jours de vacances familiales dans ma patrie : Pont-à-Mousson (54) et je vais en profiter pour parler un peu d’une autre ville que Paris…

Située entre Nancy et Metz,15 000 hab, traversée par la Moselle qui est ici une vraie rivière large et puissante, la campagne n’y est jamais très loin du centre ville, ce qui permet certaines observations sympathiques !

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Cygne PaM1red
Affamés, les cygnes arrivent dès qu'il voit quelqu'un sur le bord le Moselle !

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Pour le Mussipontain moyen, les oiseaux les plus connus en ville sont les cygnes (une centaine en moyenne) qui séjournent près du pont où les habitants viennent régulièrement les nourrir. Ce sont essentiellement des non-nicheurs qui sont là à demeure toute l’année.

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Prémontrés red
 Dominant la Moselle, les Prémontrés servent de perchoir au Pèlerin

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Pour les ornithos du coin, la  vraie richesse de la ville est la présence d’un Faucon pèlerin qui vient depuis plusieurs années (ce n’est sans doute pas toujours le même …) hiverner sur les tours de l’abbaye des Prémontrés. Un dortoir de Mouettes rieuses, un autre d’étourneaux et des oiseaux de passage (une bécasse cet automne !) lui servent de source de nourriture…Cet hiver, un couple est présent sur les tours…..un changement de statut en vue ?

Un groupe de Cigognes semble bien décidé à hiverner dans le secteur de Pont-à-Mousson : j’en ai vu 4 perchées sur des lampadaires (ça réchauffe les pieds !). Il faut dire qu’un couple niche dans un jardin public en lisière de la ville….

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Cigogne_poteau red

Le support n'est pas très poétique ? Vous trouvez ?....
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Autre particularité de la ville : dès février on peut voir des hérons cendrés qui s’affairent en haut d’un groupe d’arbres en limite sud-est de la ville : c’est là qu’ils ont établi leurs nids, à moins d’un kilomètre du centre ville !

La Moselle attire évidemment des oiseaux : 3000 mouettes rieuses (accompagnées de quelques dizaines de Goélands cendrés) y dorment même régulièrement en hiver ! Quelques bergeronnettes grises y résistent aussi aux rigueurs du climat (et cette année, ce n’était pas un vain mot !). Cette année, même un Chevalier guignette s’y trouvait ! Mais j’ai pu aussi, à l’occasion, voir passer un Balbuzard pêcheur, une Grande Aigrette, un Garrot à œil d’or, un vol de Grues, …..et l’Epervier n’est pas trop rare, pas mal pour des observations urbaines, non ?

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