10/12/2007

Les oiseaux communs de Paris

C'est vrai ça, qu'est ce qu'il y a comme oiseaux dans Paris, à part les moineaux et les pigeons ?

 

.......eh bien d'abord il y a 2 espèces de moineaux et 3 de pigeons ! Surprise, non ?

 

Le Moineau domestique que tout le monde connaît a un petit cousin, le Moineau friquet, dont le sort est assez inquiétant dans son milieu naturel , la campagne : il subit le sort de tous les petits granivores victimes de la disparition des semis de printemps et des haies. A Paris il en existe une colonie au bois de Vincennes et quelques-uns nichent à la Cité Internationale.

Ramier 2 Londres red

Sa tache blanche permet de reconnaître le Ramier de loin  

 

Pour les pigeons, certains touristes du sud de la France sont très surpris quand ils découvrent leur « Palombe » sur les pelouses parisiennes (et même dans  les caniveaux…) . Le Pigeon ramier s’est en effet adapté au milieu urbain avant le milieu du 19è s. à Paris, d’où le  phénomène s’est étendu en Europe du Nord et de l’Est. Mais il n’y a que quelques dizaines d’années qu’il a commencé à en faire de même au sud de Paris….

Beaucoup d’ornithologues sont eux aussi surpris quand ils apprennent que le Pigeon colombin est assez commun à Paris : c’est un oiseau qui niche dans des trous d’arbres en forêt, donc, en voir dans les vieux parcs parisiens, pourquoi pas ? Mais sur les toits ou les antennes (où ne viennent quasiment jamais les pigeons communs) , ça c’est impossible ! Et pourtant….. quand on en a pris l’habitude, on remarque assez facilement ce petit pigeon très élégant en train de faire des courbettes devant sa femelle et inspecter les pots de cheminée pour y nicher .

Parmi les oiseaux communs, les merles , corneilles (ce ne sont pas des corbeaux !) et pies sont connus de tous, les mésanges bleue et charbonnière sans doute aussi, surtout si on a mis un peu de graisse sur le rebord de sa fenêtre….mais qui a déjà remarqué l’accenteur ?

Accenteur chantant Londres red
 Le chant de l'Accenteur permet souvent de le repérer !

Et pourtant, il y a de bonne chance que vous l’ayez déjà vu se faufiler dans le buisson à côté de chez vous sans y faire attention ! A partir de février, vous pouvez surtout le remarquer en train de chanter de sa voix aigrelette, perché sur un buisson ou au sommet d’un immeuble. Il apprécie spécialement les jardins suspendus ou terrasses plantées qui se multiplient à Paris depuis quelques années .Autre oiseau des buissons, le Troglodyte, minuscule boule de plumes brunes avec une petite queue qui rebique mais dotée d’une voix explosive, est moins fréquent que l’accenteur, mais on le trouve dans tous les parcs ou espaces verts dotés d’une quantité suffisante de buissons.

Les bâtiments ont aussi leurs espèces attitrées : en plus des colombins, pigeons et moineaux déjà cités, les constructions sont nécessaires pour les nids de 4 espèces :

- le Martinet noir qui pose ses œufs dans un trou de mur, souvent sous un toit

- l’Hirondelle de fenêtre qui construit son nid en terre sous une avancée du toit, dans une moulure d’une façade ou sous un balcon (ou même un pont…..allez voir le Pont-Neuf à la bonne saison !)

- l’Etourneau sansonnet qui a besoin aussi d’un trou, d’arbre ou de construction, peu importe !

- le Rougequeue noir qui retrouve semble-t-il dans nos façades le souvenir de ses falaises d’origine…

Etourneaux  Londres red

Etourneaux se precipitant sur la nourriture... 

Dans les parcs, on peut trouver évidemment beaucoup plus d’oiseaux, certains moins fréquents (voir la page sur les pics…..), mais d’autres assez faciles à repérer : la Sittelle, seul oiseau à pouvoir descendre un tronc la tête en bas, se nourrit beaucoup de graines, qu’elle va parfois coincer dans les rainures d’une écorce pour pouvoir plus facilement taper dessus de son bec assez solide. Le grimpereau est beaucoup plus discret, couleur écorce, cri très fin, escaladant par à-coups  les troncs pour y chercher une araignée ou un collembole. Le Rougegorge ne niche à Paris que dans les parcs mais la ville reçoit aussi des hivernants qui s’installent aussi dans des squares beaucoup plus petits. Son « tic-tic » sonore le fait repérer assez facilement, alors que la couleur brune de son dos lui permet de passer facilement inaperçu. Et tant qu’à être dans les noms de couleurs : quand vous voyez un mâle de Verdier, vous ne vous demandez pas pourquoi on l’a appelé ainsi !

Profitez de l’hiver pour découvrir ces espèces (sauf les hirondelles et martinets !) : les arbres n’ont pas de feuilles et le nourrissage permet d’en voir certains de plus près !

15:04 Écrit par Frédéric dans des espèces très urbaines | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

^_^

Écrit par : abc | 02/03/2008

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