30/08/2007

Un livre pour les naturalistes urbains

Non, je n’ai pas d’actions dans la maison d’édition et je ne connais pas personnellement l’auteur, mais, justement, c’est une très bonne raison pour dire ce que je pense de ce bouquin qui vient de sortir : il est génial !…. 

Un vrai livre naturaliste, mais dont le cadre n’est pas la montagne ou la forêt profonde, mais la ville et la banlieue ….

Guide naturaliste red

L’auteur est entomologiste de spécialité mais montre là qu’il est un vrai naturaliste, un mot un peu « ringard » depuis la toute-puissance de la biologie de laboratoire (qu’il n’est pas dans mon propos de dénigrer…..)…..Ca fait du bien de voir qu’il en existe encore !

Milieu par milieu (en commençant pas les voies routières et ferroviaires et sans oublier les tunnels, les caves et les égouts ), l’auteur détaille les contraintes particulières (fauchage, traitements, etc.) qui y pèsent sur les êtres vivants, puis décrit et raconte quelques éléments dominants de ces écosystèmes : plantes, insectes (et autres invertébrés), poissons, reptiles (oui, il y en a….), mammifères et, évidemment, oiseaux (1).

Le tout est illustré de très beaux dessins, très précis, permettant de reconnaître les espèces représentées même quand on n’est pas un spécialiste du groupe. Il y a aussi de nombreuses photos : on peut s’amuser à essayer de retrouver les endroits où elles ont été prises : j’ai retrouvé un certain nombre de lieux parisiens et un ou deux venant de Londres, mais il y en a d’autres !

Une belle démonstration que l’écologie urbaine n’est pas un vain mot et peut apporter autant de plaisirs que la visite d’une zone de  nature « sauvage »….

 

Guide des curieux de nature en ville.  Vincent Albouy    Delachaux et Niestlé 236 p. 23,95 €

 

(1) Juste un regret : pourquoi avoir indiqué comme taille des oiseaux leur envergure ? Ca fait bizarre de voir : « Mésange charbonnière : 21 à 23 cm » !…..

28/08/2007

Des oiseaux bien curieux....

Dans la présentation de mon blog, j'ai parlé d'anecdotes à propos de sa partie principale  mais.....j'ai été bien sérieux dans mes posts ! Voici une petite histoire pour montrer que l'ornithologie urbaine n'est pas que de la science "dure" !
J'habite au 8ème étage d'une tour du 19ème arrdt parisien et je n'ai même pas de balcon, juste un pot de fleur (une sorte d'hibiscus) accroché au rebord de la fenêtre, mais je domine une école maternelle et une "coulée verte", très bétonnée, où je vois quand même un petit jardin public et un bouquet de robiniers qui attirent principalement des moineaux, des ramiers, des merles, et des mésanges charbonnières et bleues.
Un jour, mon oreille fut titillée par des appels de Mésanges à longue queue qui venaient des robiniers : je m'accoudai au rebord de la fenêtre et vis trois sortes de boules de plumes montées sur aiguille à tricoter qui se baladaient dans les cimes des arbres, cimes que je regardais par dessus donc. Au  bout de qq minutes une puis deux puis la troisième s'envolèrent.....dans ma direction et, après avoir atteint mon 8ème se posèrent dans les branches dépouillées de mon hibiscus à ....50cm de mon visage !

Mlq JJ Boujot redph.JJ Boujot
 

 Combien de temps dura l'inspection par les oiseaux de cette drôle de chose qui les regardait sans oser frémir d'un cil ? 30secondes, 1 minute grand maximum....Après leur inspection, les mésanges maintenant renseignées sont parties vers d'autres aventures. Peut-être ont-elles raconté à leurs copines la bête curieuse qu'elles avaient vue .....Moi, en tout cas, j'étais resté pétrifié par cette vision inespérée !
Chez cette espèce, les groupes familiaux restent souvent ensemble jusqu'en hiver et on peut parfois en voir une dizaine ou plus (mon record perso est 17 mais je viens de lire une observation de plus de 30....plusieurs familles ensemble, évidemment !) passant d'un arbre à l'autre en se suivant à la queue leu leu ! En revanche vous aurez beaucoup plus de mal à trouver leur nid, sorte de boule de mousse, toile d'araignée et plumes, qu'elles cachent dans un buisson ou un arbuste dense, dans les parcs et même dans quelques petits jardins parisiens. Mais après tout, il vaut mieux qu'on ne les trouve pas !

15/08/2007

L'Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris

Depuis 2005, une cinquantaine d’ornithologues amateurs, à l’initiative du Corif, travaillent chaque printemps pour établir le futur Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris .

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Comment et pourquoi ? 

D’abord, qu’est ce que c’est ? Nous avons découpé Paris intra-muros (sans les bois de Boulogne et de Vincennes) en carrés d’un km de côté et le but est d’établir la liste des espèces nicheuses dans chacun des 102 carrés (complets ou incomplets) ainsi découpés. Le résultat (espéré en 2009) prendra l’aspect d’un ouvrage dont la partie principale sera constituée, pour chaque espèce, d’une carte de répartition parisienne (avec indication approximative des effectifs ) accompagnée d’un texte indiquant les particularités de la biologie et de la répartition de l’espèce à Paris et de l’histoire de la présence de l’espèce.

Carte 2004 HirFen

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 Quel intérêt ?

 La majorité des humains vit actuellement dans un milieu urbain (et ça ne va pas s’arranger….. !) et il est important d’étudier la manière dont les oiseaux sont capables de s’adapter à ce milieu. L’ornithologie urbaine est une science un peu balbutiante en France mais qui s’est déjà beaucoup développée dans le reste de l’Europe : les premiers travaux viennent d’Europe de l’Est dans les années 70. Presque toutes les capitales européennes ont maintenant leur atlas et en Italie, 30 capitales régionales ont déjà le leur ! 

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Les résultats sont-ils intéressants ?

A la date d’aujourd’hui, nous avons prouvé la nidification de 53 espèces d’oiseaux dans Paris intra-muros et nous ne désespérons pas de prouver la nidification de quelques espèces supplémentaires… C’est d’ores et déjà nettement plus que ce que nous espérions….mais à peu près autant que les grandes capitales comparables (Londres, Berlin, Bruxelles) .

pivert red

C’est évidemment dans les grands parcs qu’il y a le plus d’espèces : le carré qui contient le Jardin des Plantes compte plus de 30 espèces d’oiseaux nicheurs, ceux contenant les Buttes-Chaumont, le Père-Lachaise ou le jardin du Luxembourg s’en approchent. Les parcs privés ne sont pas en reste puisque le quartier des ministères, dans le 7ème arrdt, avec l’Hotel Matignon, mais aussi le Musée Rodin, s’approche de ce chiffre aussi. Ce sont essentiellement des espèces forestières qui profitent de ces espaces verts prestigieux : Sittelle torchepot, Grimpereau des jardins, Gobemouche gris, Roitelet huppé, Pic épeichette, Pic vert (depuis 2005), Pic épeiche (depuis cette année…..). Mais il ne faudrait pas oublier les friches industrielles ou ferroviaires qui existent (encore….) ici ou là : elles permettent à des espèces originales pour le milieu urbain de s’établir. C’est dans ce genre d’endroit qu’arrivent à nicher le Petit gravelot, la Fauvette grisette, la Linotte mélodieuse et parfois même la Bergeronnette printanière (pas depuis 2005, mais on peut rêver….). Mais le plus souvent on trouve le Merle noir, le Pigeon ramier, le Martinet noir et, évidemment, le Moineau domestique, emblème du Corif, qui occupent quasiment tous les carrés parisiens…

Encore un an de travail sur le terrain…..et un autre (au moins !) de rédaction et vous pourrez en savoir plus sur cet Atlas !

 

 

14/08/2007

Ornithologie paléo-urbaine

Lors de mon périple italien cet été, j’ai pu voir un Merle bleu  sur les ruines étrusques d’Orvieto (Ombrie). Je me suis fait la réflexion : « Comme d’habitude…. », réflexion idiote car c’était la première fois que je visitais cette ville (superbe !….). En fait, je réagissais inconsciemment au fait que j’avais vu assez souvent cette espèce sur des ruines ou des édifices historiques (Forum de Rome, Château de Collioure,….). Certaines espèces semblent « spécialisées » dans les ruines……

Cela m’a rappelé d’autres souvenirs d’oiseaux en sites historiques plus ou moins ruinés : il y a quelques décennies, j’ai fait la « coche » de la Sittelle de Neumayer, une Sittelle originale qui préfère les rochers aux troncs d’arbres, en Grèce dans les ruines d’Olympie avant de revoir l’espèce sur d’autres sites (Delphes en particulier). C’est aussi en Grèce que j’ai vu mon premier nid d’Hirondelle  rousseline (mais pas l’oiseau, hélas !) dans les ruines de Mistra, sur le site de Sparte (en Albanie, l’espèce a colonisé les centaines de « mini-bunkers » construits par le régime d’Enver Hodja pour lutter contre une éventuelle invasion !).

Djemila(ruines de Djemila (Algérie)

 

 

 

 

 

 

 

En Algérie, j’ai eu aussi l’occasion de fréquenter quelques sites antiques et l’oiseau préféré de ce genre de sites était sans conteste le Traquet rieur qui y trouve les rochers qu’il recherche dans son milieu naturel. Plus curieusement, j’ai le souvenir d’une Cisticole observée à quelques mètres dans les ruines de Tiddis, entre Constantine et Jijel .


T.rieur_ P

Traquet rieur

(photo P.Dubois http://moineaudeparis.com/)

On peut voir aussi des rapaces dans ces hauts lieux de la culture : à Rome, accompagnant des élèves sur le Forum, j’ai pu voir un Faucon pèlerin perché à proximité du Sénat et le Faucon crécerellette est aussi connu pour fréquenter beaucoup de sites historiques…..

Vous connaissez d’autres espèces « ruiniphiles » ?

01/08/2007

Les oiseaux urbains d'Italie centrale

 

Urbanisation des oiseaux en Italie

 

L’urbanisation d’une espèce n’est pas identique sur toute sa zone de répartition. Peut-on comparer rapidement cette urbanisation dans diverses villes sans faire des comptages fastidieux ? M.Dinetti, dans Ecologia urbana en 2006, a proposé de faire des comptages dans les rues par tranches d’une demi-heure. Une première comparaison (hivernale) entre les résultats parisiens et italiens a été publiée dans la même revue en 2007.

Nous avons voulu essayer de le faire en été, en comparant diverses villes d’Ombrie et de Toscane (Italie) et Paris

carte italie  villes étudiées

Les villes étudiées sont marquées d'un rond noir sur la carte

Méthode :  profitant d’un trajet en Italie centrale effectué du 10 au 25/7/07, nous avons effectué plusieurs transects dans les rues de diverses cités médiévales (Orvieto, Perugia, Gubbio, Città di Castello, Arezzo, Lucca) en restant à l’intérieur des remparts et en évitant les parcs trop importants . Ces comptages ont été faits le matin avant 8h,. Quand cela a été possible , nous avons effectué plusieurs tranches par ville (Orvieto, 3 ; Perugia : 4 ; Gubbio : 6 ; Lucca : 2, mais seulement 1 pour Arezzo et Città di Castello).

Nous avons comparé ces résultats avec ceux que nous avons obtenus à Paris en juin où nous avons effectués 4 fois une série de transects d’une longueur totale de 12,2 km chacune. En estimant notre vitesse à 3,4 km/h , cela correspond environ à l’équivalent de 29 tranches d’une demi-heure.

    

Résultats :

 

VILLESOrvietoPerugiaGubbioCittà di Castel.Arez-zoLucca
TranchesAA' (**)BB' (**)Moy.ABCDMoy.ABCDEFMoy.  ABMoy.
Martinet noir45 262833,001625441926,0018(a)(a)(a)(a)(a)n.c.724  0,00
Pigeon biset6024704064,6788181094063,751083911083568480,00112257284175229,50
Tourt. turque021 1,002 2 1,003451723,673313911,00
Hir. de fenêtre11525615,6742251010,25  23  0,83  111,00
Hir. rustique    0,00    0,00      0,00   10,50
Berg. des ruisseaux    0,00    0,00 2    0,33    0,00
Berg. grise1   0,33    0,00      0,00    0,00
Troglodyte     0,00  1 0,25      0,00    0,00
Rouge-gorge fam.    0,00    0,00    110,33    0,00
R.-queue à f. blanc    0,00    0,0012  2 0,83    0,00
R.-queue noir    0,00    0,00 1 1  0,331   0,00
Merle noir111 1,0012311,753434122,8375211,50
Fauvette à t. noire12 11,3341422,75152 211,8333846,00
Roitelet à t-bandeau    0,001   0,251     0,17    0,00
Gobem. gris1   0,33    0,00 1  1 0,33    0,00
Mésange charbon.    0,001 4 1,25 1    0,171   0,00
Mésange bleue5  12,001 321,5011   10,50    0,00
Mésange noire    0,00    0,00 1    0,17    0,00
Sittelle t.    0,00    0,00      0,00 1  0,00
Pie bavarde  1 0,33    0,00      0,00    0,00
Choucas des tours5  22,3341443,256567625,33 4142,50
Corneille mantelée    0,00  1 0,25      0,00 1243,00
Etourneau sanson.   10,33    0,00      0,0012  0,00
Moineau (*)811121114,00115967,7538234149343436,502731382330,50
Chardon-neret éleg.2 4 2,0052222,756642514,0085  0,00
Serin cini1 221,67214 1,758676756,5051  0,00
Verdier d'Europe42313,332 1 0,755522212,8321  0,00

     (*) Les 2 espèces (M.friquet et M.cisalpin) sont comptées ensemble, au moins pour Gubbio et      sans doute aussi pour Perugia

(**) les tranches A’ et B’ n’ont duré qu’un quart d’heure chacune(a)               non comptés mais bien présents 

Tab.1  Résultats bruts et moyenne (en ind/ demi-heure) des comptages dans les diverses villes étudiées ¨

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Pour synthétiser ces résultats nous avons hésité entre faire une moyenne des résultats par ville, au risque de donner trop de poids à des observations ponctuelles , à cause des villes à un seul transect, et faire une moyenne des résultats par tranche, au risque de donner trop de poids à Gubbio où 6 tranches ont été effectuées. Comme nous n’avons pas pu trancher, nous présentons les 2 calculs. Cependant dans les 2 cas nous avons laissé de côté les résultats de Lucca, tant les différences avec les autres villes sont importantes. 

  

Lucca Moyennes
Moy. par villepar tranche
0,00Martinet noirn.c.n.c.
229,50Pigeon biset115,4886,53
11,00Tourterelle turque2,332,33
1,00Hirondelle de fenêtre5,356,20
0,50Hirondelle rustique0,000,00
0,00Berg. des ruisseaux0,070,13
0,00Bergeronnette grise0,070,07
0,00Troglodyte mignon0,050,07
0,00Rougegorge familier0,070,13
0,00Rougequeue à fr. bl.0,170,33
0,00Rougequeue noir0,270,20
1,50Merle noir3,522,60
6,00Fauvette à tête noire2,382,13
0,00Roitelet à triple-band.0,080,13
0,00GM gris0,130,20
0,00Mésange charbon.0,480,47
0,00Mésange bleue0,801,00
0,00Mésange noire0,030,07
0,00Sittelle torchepot0,200,07
0,00Pie bavarde0,070,07
2,50Choucas des tours2,983,73
3,00Corneille mantelée0,250,13
0,00Etourneau sansonnet0,670,27
30,50Moineau (*)23,2523,33
0,00Chardonneret élégant4,353,60
0,00Serin cini3,183,80
0,00Verdier d'Europe1,982,20

 

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>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Tab. 2 Nombre moyen d’individus observés en une demi-heure à Lucca  et dans les 5 autres villes        

 

 Pigeon dom.73,43
Moineau dom.40,62
Pig.ramier11,15
Martinet noir11,04
Merle noir3,59
Corneille noire2,72
Etourneau2,54
Pie bavarde0,91
Accenteur m.0,84
Canard colvert0,80
Més.charbonnière0,63
Verdier0,59
Més.bleue0,52
Pig.colombin0,35
Rougequeue noir0,35
Berg.des ruisseaux0,24
Troglodyte0,17
H.fenêtre0,10
Goél.argenté0,10
Fauv. à tête noire0,07
F.crécerelle0,07
Goéland brun0,07
Grimpereau0,03

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>>>>>>>>>>>>>Tab.3Résultats des comptages dans les rues parisiennes en juin 2007(nombre d’individus par demi-heure)  

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Discussion :- 27 espèces ont été observées en 17 tranches d’une demi-heure en Italie contre 23 espèces à Paris pour environ 29 tranches, ce qui semble indiquer une richesse spécifique des centre-ville (hors parcs) plus importante en Italie centrale qu’à Paris.- les 2 espèces les plus communes sont dans les 2 cas le Pigeon domestique et le Moineau, domestique à Paris, cisalpin et/ou friquet en Italie .Il y a cependant 2 fois plus de moineaux dans les rues parisiennes que dans les rues italiennes.- à part le Goéland brun et le Rougequeue à front blanc (et sans doute le Pigeon ramier) , toutes les espèces observées à Paris ou en Italie centrale sont probablement présentes dans toutes les villes citées, au moins dans les parcs ou les friches. Ce qui change c’est leur présence ou leur absence dans les rues.- les présences qui surprennent le plus l’observateur parisien en Italie sont la Fauvette à tête noire, le Serin cini et le Chardonneret, espèces qui à Paris ne sont présentent que dans les grands parcs ou les friches : la Fauvette à tête noire en particulier peut profiter du moindre jardin de centre ville pour chanter ! Il y a aussi la Tourterelle turque et le Choucas qui sont absents de Paris, mais il y a sans doute des explications très locales à ces absences . On peut aussi souligner qu’il y a nettement plus de Verdier en Italie.- en revanche, certaines absences (ou sous-représentation) sont frappantes : pas de Pigeon ramier, presque pas de Corneille (mantelée ) ni de Pie ou d’Etourneau sansonnet- on retrouve le Merle noir avec des chiffres proches des 2 côtés : décidément également répartie partout cette espèce !- la ville de Lucca a une statut assez différent, avec beaucoup de Fauvettes à tête noire et de Tourterelles turques, des Corneilles mantelées venant jusque dans le centre ville, mais pas de fringilles notés. Pourrait-on suggérer, à partir de ces résultats, qu’il y a un « profil urbain » différent en Italie centrale par rapport à Paris ? D’un côté, beaucoup de Fauvette à tête noire et de fringilles, de l’autre beaucoup de Pigeon ramier, des Corneilles et des Pies. Un rapide coup d’œil sur la situation dans quelques grandes villes d’Europe du N-Ouest (Berlin, Bruxelles, Hambourg, Londres) corrobore l’existence d’un  profil « nord-occidental » du même genre que celui de Paris. La ville de Lucca (nettement plus au NW que les autres villes étudiées) serait-elle représentative d’un profil « intermédiaire », avec Fauvette à tête noire mais sans beaucoup de fringilles ? L’atlas de La Spezia semble aller dans le même sens et j’ai noté en traversant Monaco et la banlieue de Nice qu’il n’était pas impossible qu’on y retrouve le même profil…. Voilà des idées à creuser, et que chacun peut tester dans sa ville, il suffit de respecter quelques règles simples : se limiter aux centres villes, éviter les grands parcs, compter les matins assez tôt, plutôt les WE sauf si le centre est sans circulation automobile . Frédéric Malher, Paris le 01/08/07