23.01.2012
Comme un chardonneret devant un mégot...
Je ne vais pas relancer le concours de photo ornitho-urbaine, mais je profite quand même de l’envoi d’un lecteur de ce blog, Guillaume Oriol, qui a pu photographier cette scène cocasse au bord du Lac Kir à Dijon (mais non, pas près d’un lac de kir…. ce lac porte le nom du chanoine qui fut longtemps maire de dijon et qui imposa le blanc-cass’ aux réceptions de la mairie, d’où le nom actuel de ce breuvage, bien agréable ma foi….) .
Pourquoi arrache-t-il avec autant d'énergie des touffes de ce filtre ?…..
Non, pas pour en faire une moustache pour amuser ses enfants, mais du rembourrage pour son nid…
Merci encore à Guillaume Oriol pour son envoi !
16:57
Écrit par Frédéric
dans Concours photo ornitho-urbaine |
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21.01.2012
J'te dis qu'y a un épervier dans la cour !
Encore un billet consacré à l'épervier parisien, dont la faculté d'adaptation nous étonnera toujours ! J'utilise ici des photos prises il y a quelques jours par Martine Burgos, ransmises par Benoit Segerer... qu'ils en soient tous les deux sincèrement remerciés !
On savait déjà que l'épervier appréciait le quartier du Marais, situé en plein centre de Paris et dont les espaces verts sont, sauf exceptons, bien réduits. ici nous sommes à la limite du Marais vers les Arts et Métiers, dans un îlot absolument dépourvus d'espace vert et dont le fond des courettes est dépourvu de soleil même le 21 juin ! La photo GoogleMaps dispense de toute description plus précise....
Autre preuve de son adaptation : la proie est un pigeon de ville, espèce bien grosse pour un petit rapace, même si le prédateur est ici une femelle, nettement plus grosse que le mâle qui se contente le plus souvent de moineaux.
On voit sur la photo que la capture s'est terminée dans une cour d'immeuble, preuve sans doute de la difficulté de tuer et transporter cette proie dans un endroit plus confortable...
Il a ensuite déplacé sa proie dans le point le plus éloigné des fenêtres, où il avait sans doute repéré la photographe....
L'épervier, le pigeon et la mobylette, si c'est pas de la photo ornitho-urbaine ça !
Une fois repu, l'épervier a mis quelques mètres entre la photographe et lui....
13:17
Écrit par Frédéric
dans histoires vraies d'oiseaux en ville |
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12.01.2012
Les chants de la Mésange charbonnière et de la Mésange bleue
Alors que j’essaie de vous décrire les chants d’oiseaux juste avant que les chanteurs n’entrent en scène, pour les 2 espèces d’aujourd’hui j’ai été devancé par les oiseaux ! Avec le début d’hiver anormalement doux que nous connaissons, cela fait une quinzaine de jours que les mésanges charbonnières et bleues ont commencé à chanter !
Ces deux espèces sont parmi les plus communes de nos villes et ne nécessitent qu’un minimum d’arbres et de buissons pour y élever leurs nichées elles profitent d’une cavité d’arbre ou d’un trou de mur pour y pondre un nombre souvent surprenant d’œufs, ce qui permettra une douzaine de jours plus tard de faire retentir des pépiements dans des endroits surprenants…
Cette Mésange bleue a choisi un immeuble du Marais pour y faire son nid !
La Mésange charbonnière, la plus grande de nos mésanges, se reconnait aisément à sa capuche noire (d’où son nom) sur des joues blanches et son ventre jaune barré d’une cravate noire. Son dos est verdâtre.
photo Olivier Laporte
On l’appelle parfois « le petit serrurier » à cause de son chant qui évoque le bruit d’une lime qui va et qui vient sur une clé en cours de préparation : « tî-pû , tî-pû, tî-pû…. ».
http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf7.htm
Mais ce n’est qu’une des versions possibles du chant de cet oiseau : on entend aussi souvent des séries de 3 notes « tî-tî-pû, tî-tî-pû, tî-tî-pû …. »
En tout cas, c’est facile à retenir ! Mais attention, la Charbonnière est taquine… elle est capable de faire des imitations ou des chants « personnels », bien difficiles à reconnaître : en cas de « n’importe quoi », pensez à la possibilité d’une Mésange charbonnière (mais il y a d’autres candidats !....)
Cette Mésange bleue apprécie les miettes tombées à côté de cette poubelle du jardin des Tuileries !
Le chant de la Mésange bleue présente moins de variations : après une ou 2 notes aiguës, un trille (eh oui, c’est masculin !) descendant… son chant est donc plus stéréotypé ! C’est au même endroit que le chant précédent… mais essayer de résister à la curiosité d’écouter les autres chants : vous allez vous emmêler les neurones !
http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf7.htm
Cette note aiguë, quand elle ne sert pas d’intro au chant, sert aussi d’alarme au passage d’un épervier ( ou d’un crécerelle qui présente moins de danger pour elle, mais elle n’est peut-être pas bonne ornithologue !).
14:04
Écrit par Frédéric
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05.01.2012
Une carte pour apprendre les chants d'oiseaux
Voici une technique qui pourra vous aider à repérer les oiseaux qui chantent autour de vous lors de vos séances d'écoute . Il s'agit de la technique utilisée par les ornithologues quand ils font des comptages statiques d'oiseaux en période de reproduction (IPA = indice ponstuel d'abondance).
C'est un plan ultra-simplifié de ce qu'il y a autour de vous : vous êtes au centre de la croix et vous choisissez un point de repère devant vous qui correspondra à l'extrémité du trait vertical. Vous vous faîtes une échelle de distance tout à fait pifométrique, qui dépend entre autre de la distance d'espace libre qui vous entoure.
Quand vous repérez un oiseau qui chante, vous indiquez l'endroit approximatif où vous l'avez vu par un code que vous vous inventez : sur l'exemple que j'ai pris, j'ai représenté les merles par la lettre M, les rougegorges par Rg, le Troglodyte par TT ( initiales de son nom latin) et 1 pour désigner une espèce dont vous ne reconnaissez pas encore le chant ( mais vous êtes sûr qu'il y a bien 2 chanteurs de la même espèce...). Le cercle qui entoure le repère signale que l'oiseau chante. La flèche en trait plein signale que le merle s'est envolé après avoir chanté une première fois puis a chanté de nouveau à son 2ème poste. Les tirets indiquent qu'il s'agit de 2 individus différents qui se répondent. C'est une indication très intéressante car elle signale qu'il y a 2 territoires différents, et donc très probablement 2 couples différents.
En fait c'est très simple.... il suffit d'essayer !
Dernier détail, prenez une feuille A4 ( 21 x 29,7) une feuille de carnet est trop petite...
18:08
Écrit par Frédéric
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31.12.2011
Bonne Année 2012 !
23:55
Écrit par Frédéric
dans queue du coq maison (...cocktail !) |
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29.12.2011
Apprendre les chants d'oiseaux en ville : l'Accenteur et le Merle
Alors ? On commence à comprendre qu’il est possible de reconnaitre des chants d’oiseaux ?....
Vous avez pu exercer votre oreille sur des chants qui se différencient par plusieurs critères, en particulier la richesse du motif ( ceux du Troglodyte et du Rougegorge étant les plus riches, celui de la Sittelle le plus pauvre, le Grimpereau ayant un chant très stéréotypé ). On peut aussi distinguer les chants par leur rythme : le Troglodyte a un chant explosif, le Rougegorge, lui, est plus alangui, plus romantique …. chacun pourra remplacer ces adjectifs par ceux qu’il jugera adéquats : c’est , je crois, l’un des secrets de la mémoire auditive …
Cet accenteur londonien chantait sans accent marqué....;-)
Les chants que nous allons apprendre à reconnaitre cette fois-ci se distinguent par leur timbre …
L’Accenteur mouchet est un petit oiseau très discret par son plumage (il passe souvent pour un moineau qui aurait un bec fin d’insectivore) et son comportement ( il fréquente les buissons et fourrés et s’y faufile près du sol, évoquant parfois une souris plutôt qu’un oiseau ). De plus son cri passe souvent inaperçu et se fond dans le brouhaha urbain. Il fréquente en effet, en plus des parcs à la végétation riche et diversifiée, beaucoup de tous petits espaces verts, jardins entre les tours d’une résidence, square d’à peine 500 m² pour peu qu’il ait des buissons, voire terrasse plantée au 10ème étage d’un immeuble moderne. J’ai ainsi pu voir deux accenteurs se répondre à 15 m de distance….l’un en haut, l’autre en bas !
L'accenteur des sommets chantait sur la rambarde de cette terrasse et son concurrent sur un buisson le long de la rue...
Son chant le fait repérer facilement… quand on l’a dans l’oreille ! Le qualificatif que je lui associe est « aigrelet » : assez aigu, comme le Rougegorge, mais plus « triste », comme en mineur… Il est aussi plus stéréotypé que celui du Rougegorge. Il est donc aussi plus facile à retenir !
La preuve : http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf12.htm
Le Merle noir au contraire a un chant au timbre chaud…. Il est impossible de décrire le chant du merle qui vous réveille à 4h du matin…. mais si, c’est très joli, même à cette heure-là !…. ;-) Chaque individu a son chant propre : un ami m’a confié qu’il reconnaissait « son » merle à son chant et qu’il a compris qu’il avait dû mourir le jour où il avait entendu à sa place un chant de merle différent !
Voici le merle qui m'a longtemps réveillé à 4h du matin, je crois aussi qu'il a disparu ...
Le Merle est l’oiseau le plus répandu dans tous les milieux en France (sur les atlas ornithologiques, c’est presque toujours la première espèce en nombre de carrés occupés). Sa manie de chanter très tôt en ville (ou tard… , à cette heure-là on ne sait plus ce qu’il faut dire !) s’explique d’abord par son habitude « naturelle » de chanter à l’aube, comme le Rougegorge. En ville les chanteurs ont un problème avec le bruit ambiant : certains s’en tirent en chantant plus fort (le Rossignol), d’autre plus aigu (la Mésange charbonnière). Le Merle, lui, préfère chanter à une heure où il y a moins de bruit ! Et c’est vrai qu’en pleine nuit, entendre un Merle chanter dans le silence de la ville endormie prend un caractère souvent émouvant quand son chant se répercute de mur en mur au travers des rues !
Ecoutez le vocaliser http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf11.htm (et ne vous laisser pas tenter par les autres chants de cette page !). Profitez des variations de ce virtuose des notes flutées et graves… vous verrez que ce timbre est le meilleure moyen de le distinguer d’autres bons chanteurs ! Je n’ai pas prévu dans ce « cours » de parler de la Grive draine, dont la structure de chant rappelle celui du merle : son timbre est cependant nettement moins « chaud » que celui du merle.
Vous avez maintenant 6 chants dans l’oreille… c’est le moment de ne pas oublier les premiers : je vous rappelle que le meilleur moyen de s’entrainer est de s’asseoir sur un banc dans un parc et de noter sur une feuille de papier la localisation des chanteurs. Essayez et donnez-en moi des nouvelles ;-)
14:16
Écrit par Frédéric
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14.12.2011
Apprendre les chants d'oiseaux en ville : le Grimpereau et la Sittelle
Alors, comment ça s’est passé avec les 2 premières espèces ? Les chants commencent à rentrer dans l’oreille ? Avez-vous trouvé un « truc » pour vous les remémorer ? Associer un adjectif ou une onomatopée à un chant est un bon moyen pour le retenir et surtout le distinguer d’un autre… le Troglodyte peut être explosif, pressé, surprenant…. le Rougegorge cristallin, aigu, pur…. à vous de vous trouver votre propre qualificatif !
Aujourd’hui nous abordons 2 espèces qui passent la majeure parie de leur temps à escalader ( et parfois à descendre…) les troncs d’arbre.
En vous promenant dans un parc boisé de vieux arbres, vous pouvez entendre en ce moment un oiseau qui semble faire du Morse ! Twuît- Twuît - Twuitwuit- Twuît….
Cette Sittelle arpentait les troncs au parc de la Poudrerie à Vaujours (93)
Cherchez un peu sur les branches et les troncs, vous finirez par trouver un oiseau un peu plus gros qu’une mésange, avec un bec de pic, qui bouge un peu dans tous les sens, qui frappe énergiquement sur le tronc ( en fait, le plus souvent sur une noisette ou une faîne qu’elle a coincée dans une fissure de l’écorce ). Avec un peu de chance vous la verrez descendre la tête en bas, elle est même le seul oiseau capable de faire ça… C’est la Sittelle torchepot. En fait ce Morse n’est pas son chant mais sa production sonore la plus fréquente. A cette saison, on commence à entendre aussi son « chant » : de puissants « huî », le plus souvent enchaînés en série ascendante « huî- huî - huî - huî » qui résonnent dans les sous-bois.
Cette jeune Sittelle a été photographiée au parc de Bercy par JB Alemanni
Ce n’est cependant qu’en mars que la Sittelle construira son nid dans une cavité, creusée en général par un pic, qu’elle va rétrécir à sa taille en mastiquant de boue l’entrée : cela évitera que des intrus viennent inquiéter la couveuse ou les jeunes qui s’envoleront au mois de mai. L’enregistrement proposé http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf8.htm nous fait entendre d’abord les cris ( le « morse ») puis le chant sifflé.
Un autre oiseau apprécie aussi beaucoup les troncs d’arbre, mais c’est un petit oiseau brun beaucoup plus discret qui grimpe par petits sauts en s’appuyant sur sa queue assez résistante, un peu comme un pic. Il ne pourra cependant pas descendre la tête en bas, ou même à reculons, et il préfère descendre en vol pour recommencer sur l’arbre voisin. Son cri est très discret et passe souvent inaperçu mais son chant est assez facile à retenir car c’est une ritournelle assez fixe, aiguë et terminant par une note qui reste comme en suspens dans l’air : Géroudet le transcrit par « titiluti loïti » avec une note plus basse en milieu et une finale élevée. Classiquement, il niche entre le tronc et l’écorce mais il peut le faire dans la fissure d’un mur (le mur de soutènement du périphérique à la Villette par exemple…) ou entre une descente de gouttière et le mur d’un pavillon !
J'ai croisé ce Grimpereau au jardin des Tuileries où il est fréquent
Au mois de mai le nourrissage de la petite famille se fait de manière bien bruyante, ce qui est bien pratique pour repérer les nids ! Ici aussi l’enregistrement http://www.corif.net/site/chantsidf/chantsidf8.htm commence par les cris (que je vous conseille de ne pas essayer de retenir maintenant, il y a pas mal d’autres espèces qui ont des cris proches ) avant de vous faire entendre, à partir de la 10è seconde, la ritournelle caractéristique de l’espèce.
Révision des 4 premiers chants : le Rougegorge fait un chant très harmonieux commençant souvent par une note très aiguë, le Troglodyte a un chant très explosif, la Sittelle fait du morse et le Grimpereau fait « titiluti loïti »…. Asseyez-vous dans une partie boisée des Buttes-Chaumont ou de Montsouris (ou du parc Ste Marie à Nancy par exemple….) et essayez de repérer les chanteurs autour de vous. Une fois que vous les avez bien localisés, essayez de reconnaitre ceux qui font partie des 4 espèces déjà apprises mis n’oubliez pas qu’il peut y avoir d’autres espèces qui ont déjà commencé à chanter un peu… Renouvelez plusieurs fois l’exercice pendant les 15 jours qui viennent…avant d’y ajouter 2 nouvelles espèces !
16:17
Écrit par Frédéric
dans Apprendre les chants d'oiseaux en ville |
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